Après les annoncés rois de la compétition à venir, place à ceux qui au gré des fortunes de jeu vont passer de la joie de titiller les sommets ou la peur de plonger dans les abysses du classement. Certes, entre Tremblay, solide équipe de la saison passée et Villefranche, promu aux forceps de la CNACG, les chances d'être en haut ou en bas sont évidentes, mais le hand à ceci de particulier qu'entre une saison parfaitement réussie et une calamiteuse série de défaites entraînant la chutes dans les limbes de la D2, il n'y a que quelques tirs heureux ou malheureux, un arrêt de gardien en plus ou en moins, un poteau rentrant ou sortant, en bref un petit coup de dès qui vous fait parfois tourner la tête ou tourner en bourrique.
Reste que dans les 9 clubs restant, après Chambéry, Dunkerque, Ivry, Montpellier et Paris il y aura peut-être la ou les équipes qui bouleverseront ce monde annoncé comme bien ordonné et celle ou celles qui tomberont bien plus bas que le papier si brillant avant le début de saison ne les aura placé. Les annonces avant l'heure que tel ou telle seront rois ou fous ne résistent parfois que peu de temps au talent ou aux échecs des équipes, mais sans ce petit jeu de pronostic sur la saison, les discussions sur le qui, comment, où et quand auraient quand même beaucoup moins de saveur. Alors même au risque de se tromper, de se fourvoyer, de passer pour un peintre, autant s'offrir un petit plaisir analytique qui ne pourrait tenir que quelques jours, le temps que tout commence et que la réalité dépasse la fiction.
Créteil : L'équipe de Mile
Arrivé après la vague de recrutement de la saison dernière, Mile Isakovic a cette saison une équipe comme il la souhaite. Avec les arrivées de Benjamin Desgrolard, meilleur joueur de la Nationale 1 la saison dernière, de Bruno Arive pour remplacer l'Islandais Bjarni Fritzon parti à Saint-Raphaël, du polyvalent sur la base arrière Marko Pavlovic de Vernon, du géant argentin Eduardo Arcuri en provenance d'Italie, le chamboulement dans l'effectif est majeur. Exit les Kos, Roche, Quintallet et Crépin en plus de Fritzon. Un virage qui pourrait redonner un peu de brillant à une équipe qui en a manqué un peu la saison dernière. Pourtant l'effectif semblait capable de bien des réussites, et face aux gros calibres du championnat, ce fut souvent très bon mais jamais complètement suffisant. A voir si l'équipe de cette saison saura avoir plus de stabilité, quitte à être un peu moins brillant face aux ténors de la D1.

Danilo Nedovic va apporter sa science du but à Istres
Photo P. Riou
Istres : Saigné mais toujours vivant
Istres a encore perdu une bonne partie de ses forces vives. Alors encore une fois, les club provençal a du reconstruire un collectif en changeant aussi le chef de bande. Place à Christophe Mazel, celui qui avait fait monter Nîmes en puissance a l'occasion de prouver que le challenge istréen n'a rien d'insurmontable. Recomposé autour de joueurs issus de la D2 ou de la N1 comme l'ex artilleur gaucher de Billère Danilo Nedovic et le pivot Veljko Milosevic, impeccable la saison dernière à Belfort en N1, mettant en avant,comme d'habitude ont pourrait dire, la formation du club, avec l'intégration d'une belle partie du centre de formation dans l'effectif pro du club, Istres va devoir faire avec les moyens du bord, mais au vu des matches de préparation, il semble que la sauce est déjà bien pris et qu'Istres sera encore une fois une équipe bien délicate à manoeuvrer.

Ragnar Oskarsson nouveau maître du jeu nîmois
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Nîmes : Changement de génération
L'USAM a fait quasi place nette au niveau des tenanciers de la maison verte, reste à savoir si la perte des Basneville, Balmossière, Michel, Vial, Grossmann pourra être compensée par les arrivants. En plus de cela il va falloir remplacer l'aura de Bruno Martini dans les buts et espérer que Ragnar Oskarsson soit aussi déterminant dans le jeu qu'Heykel M'Gannem parti chez le voisin de l'Hérault. La préparation semble avoir donné quelques éléments de réponse dans le domaine, un Challenge Caraty bien maîtrisé, quelques matches rondement menés, mais aussi quelques ratés qui pourrait donner quelques inquiétudes aux aficionados des petits hommes verts. Aller aussi haut que la saison dernière semble compliqué pour l'USAM, faire aussi bien serait déjà une vraie performance pour un club qui a quand même subit une intersaison assez agitée.

Jean Gérald Zephirin à suivi David Peneau à l'UMSPCHB
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Pontault-Combault : Encore un joli challenge
Encore une fois Pontault-Combault va devoir tout reconstruire pour assurer son avenir en D1 masculine. Exit les hommes fors comme Milan Manojlovic, Eric Fruchart, Petr Hetjmanek et autre Marouene Belhadj. Place au Damien Waeghe, Mehdi Ighiri, Martin Valent et autres Jean Alexandre Davignon. Le tout n'étant plus mené par Philippe Carrara, grand timonier pendant bien des saisons du club Briard. Place à un autre entraîneur au caractère bien trempé qui devra importer du voisin Tremblaysien ce qui a fait sa grande réussite au TFHB. La tâche s'annonce compliquée mais en cas de réussite ce sera encore une fois la démonstration du potentiel énorme de meneur d'homme de David Peneau. Un amalgame qui a semblé un peu compliqué à faire en matches de pré saison, mais la compétition n'a jamais les mêmes réponses que des matches pour voir, la gagne ne s'apprivoise pas forcément dans les matches de préparation.
Sélestat : Place à l'expérience
Si le SCS a validé sans trop de problème sa présence pour la 10° saison de suite en Division, la fin de parcours à été pour le moins compliquées pour les violets. Avec le grand ménage d'été fait, c'est une nouvelle donne dans le club alsacien qui voit le jour. Moins de joueurs formés au club, plus d'expérience avec les Baran, Salami, Huljina et autre Motlik. Avec en plus la surprise Hatem Haraket qui semble avoir trouvé enfin ses marques en Alsace après le départ de son compatriote Makrem Jarou, il reste à faire jouer tout ce beau monde ensemble. Parfois étonnants en préparation avec cette victoire face à Zagreb, parfois décevants en perdants face à un club de D2M comme Nantes, le SCS a oscillé entre le bon et le beaucoup moins en préparation. Reste que le groupe semble avoir un peu plus de stabilité pour se faire un peu moins de peur et surtout de mal en fin de saison que l'année dernière. François Berthier sait bien que la vitalité du club de l'Est de la France passe par une saison enfin bien maîtrisée.

Bjarni Fritzon a déjà pris la mesure de Michael Merz
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Saint Raphaël : Un retour ambitieux
Si le SRVHB est revenu en D1 au terme de deux saisons de purgatoire, il semble bien que la période des fastes et des joueurs étrangers recrutés parfois à grands coups d'Euro est révolue. Dominant de la tête et des épaules la D2M la saison passée ce qui n'est jamais une sinécure, le club Varois semble avoir trouvé une vraie stabilité avec la prise de commande de Christian Gaudin au club. Une année pour voir et composer l'équipe à son idée, une année pour accrocher cette montée et revoilà le Var en haut de l'affiche dans le handball masculin. Et si les recrues ont une belle gueule avec Bjarni Fritzon, Slavisa Djukanovic, Cyril Viudes, Johann Boisedu et Cyril Chapuis, ce recrutement n'apparaît pas vraiment comme destructeur du fond de jeu proposé l'année dernière. Auteur de séquences de jeu parfois étonnantes pour de la D2, Saint-Raphaël pourrait bien se faire une place au soleil un peu plus vite qu'attendu. Cette saison semble porter de beaux espoirs pour le SRVHB, à toute la troupe de « Kiki » Gaudin à ne pas se prendre les pieds dans le tapis comme lors de la première montée du club.

Michael Merz, toujours fidèle à Toulouse
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Toulouse : Revenir dans la course
Encore plombé par des tracas financiers, le THB va devoir enfin reprendre son envol vers le haut de la D1 masculine. Pourtant, les arrivées ne sont pas forcément à la hauteur d'un prétendant au haut de tableau. Mais les meilleures recrues du THB sont peut-être les joueurs qui ne sont pas partis. Longtemps menacés par les départs de Yohann Ploquin et Jonathan Roby, Toulouse a finalement conservé entre autre son gardien emblématique. Avec les arrivées de Marouene Belhadj et Branko Angelovski, c'est la base arrière qui a été la seule à se faire renforcer à cette intersaison. Suffisant pour ne pas revivre la grande peur de la saison dernière ? Peut-être, mais il ne faudra pas que le club de la ville rose subisse encore une vague de blessures, car le banc semble pour le moins affaibli avec pas moins de 6 départs pour seulement 2 arrivées.

Teddy Prat va continuer à faire trembler les filets dans le 9-3
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Tremblay : L'ambition de toujours monter
Si le TFHB veut continuer sa superbe progression des ces quatre dernières années qui l'a vu passer de la Nationale 1 aux portes de l'Europe la saison dernière il va falloir que les Jaunes et Bleus réussissent à être quasiment à 100% sur tous les matches. Car hormis l'arrivée du maître à jouer de Pontault-Combault Milan Manojlovic et du jeune talent de Villeurbanne Arnaud Bingo, du remplacement poste pour poste de Jean Gérald Zéphirin par l'istréen Benoît Peyrabout, les forces semblent un peu sur la même longueur d'onde que la saison dernière. Alors la différence se fera-t-elle sur la tête pensante du TFHB ? Avec l'arrivée Thierry Perreux, loué pour le jeu mis en place à Villeurbanne, en remplacement de David Peneau coach de toutes les montées, c'est sur ce changement que mise la direction du club pour ne pas rester sur le quai de l'Europe en fin de saison. Un joli challenge pour "Mulot", l'ex barjot va avoir l'occasion de démontrer tout son talent dans cette entreprise.
Villefranche : Challenge, toujours challenge
Si un club a bien failli louper l'ascenseur pour la montée pour des causes monétaires, c'est bien le HBCV ! Rattrapé par la culotte de la commission d'appel de la FFHB, le club Caladois s'est retrouvé un peu gros jean comme devant avec une équipe à monter dans l'urgence provoquée par ce contretemps. Car dans le temps imparti aux plaidoiries et montage de dossier, le club a subit une grosse saignée de joueurs et de son coach. Exit Milorad Davidovic, Sassi Boultif, Arnaud Chapuis, Danilo Drobjnakovic, artisans de la montée et partants lors du temps de l'incertitude à Villefranche. Alors place a Armell Merlaud pour driver cette équipe, au voisin Skander Bouchkara, du réserviste Johan Kiangebeni, du Libournais Junior Kitsadi, de Marjan Kolev et du jeune gaucher Olivier Marroux. Autant dire que la saison ne s'annonce pas des plus simple pour le HBCV, mais qui avait annoncé sa remontée en D1 la saison dernière ? Et de toute façon si eux n'y croient pas, ce ne sont pas les adversaires qui le feront pour eux.