A Paris-Bercy
L’adversaire des bleues : La Roumanie
Opposée à la Roumanie à l’occasion du plus tardif quart de finale de ce mondial*, la France trouvera sur son chemin l’une des principales favorites de la compétition.
Nation très assidue au rendez vous mondial (17 participations d’affilée), la Roumanie n’a cependant pas réussi à décrocher plus d’une étoile depuis 1962. Revenue sur le premier plan de la scène européenne après deux non qualifications majeures (JO Athènes et Euro 2006), la sélection roumaine a affiché pour ce mondial des objectifs élevés.
Désirant faire aussi bien que lors de la précédente édition mondiale, où les filles des Carpates avaient tenu tête (23-28) à une sélection Russe disputant sa finale à domicile, les partenaires de la très efficace gardienne Dinu s’appuieront notamment sur une solide base arrière composée de Lécusanu, Bradeanu et Luca ainsi que sur la qualité de l’ex nîmoise Stancu-Galca, redoutable au poste de pivot. Déficitaire au regard du bilan des rencontres ayant opposé les deux formations (45 rencontres disputées, 17 victoires françaises contre 28 roumaines), l’équipe de France si elle reste sur un succès en World Cup (victoire 25-24 le 16 Novembre dernier) n’a plus gagné en compétition officielle (euro, mondial, JO) depuis 2002.
Menée par Gheorghe Tadici, actuel entraîneur du club roumain de Valcea et ex stratège de l’équipe de Zalau -formation rencontrée en 2003 par Valérie Nicolas, Sophie Herbrecht, Raphaëlle Tervel et leur ex club de Besançon- la Roumanie constituera le troisième adversaire majeur rencontré par les tricolores lors de ce mondial.
Paroles d’expert(e )s
Camille Ayglon (ex coéquipière de Ionela Stancu-Galca à Nîmes) :
« Il nous faudra faire très attention au pivot, ionela Galca, car les buts que l’on prend sur pivot nous coûtes souvent deux minutes. On sait sur quoi l’on va devoir se concentrer, l’on a joué la Roumanie il n’y a pas très longtemps en match de préparation (World Cup) nous avions réussi à bien les tenir, et si tout comme notre match face à la Norvège nous retrouvons notre jeu sur le terrain, cela peux le faire… ».
Olivier Krumbholz (sélectionneur national –équipe de France-) :
« En quart de finale, il nous faudra nous appuyer sur des certitudes. Il y eu des certitudes face à la Norvège et si l’équipe tourne aussi bien, nous aurons de bonne chances de jouer là-dessus. Mais il nous faudra peut être mettre en place d’autres solutions, car il n’est pas facile de reproduire une telle partie. Que cela soit collectivement ou individuellement.
La Roumanie est l’un de ses deux pays de l’Est avec la Russie qui forme très bien ses joueuses. La Roumanie joue un jeu très puissant, avec des joueuses très techniques et un grand pivot que l’on connaît bien. C’est une équipe qu’il nous faudra peut etre faire un peu plus reculer que nous avons pu le faire pour la Norvège. Car il y a un peu plus de bras.
Face à cette équipe très puissante, nous veillerons à ne pas les laisser dérouler leur jeu. Maintenant, si nous arrivons à les faire un peu déjouer, cela pourrait les faire douter. Cette équipe ressemble un peu à la Russie mais en un peu moins puissant. Ce n’est pas forcement la meilleure équipe à prendre en terme de potentiels, mais ce n’est pas toujours le potentiel qui parle c’est aussi la qualité du jeu. »