Cela aurait pu s'apparenter au célèbre jeu du "Stop ou encore", soit à refuser l'avis du conciliateur du CNOSF, qui voici 5 jours donnait raison aux instances fédérales, quant au bien-fondé de la rétrogradation de l'ESBF en D2 ou à envisager tel son voisin du BRC un ultime recours devant le tribunal administratif.
Mais, après plusieurs heures de discussion, où joueuses, administratifs et dirigeants dissertaient quant à leurs intentions dans l'éventualité de passer la prochaine saison en D2, tous acceptaient leur sort. Celui de passer la prochaine saison dans l'antichambre de l'élite. Avec la certitude de conserver quelques joueuses d'expérience (Cécile Racine, Cécile Grundisch, Marina Khatkova), éléments sine qua non d'une prochaine remontée d'ores et déjà envisagée, mais aussi avec celle moins glorieuse de perdre quelques cadres à l'image de Maria Bals qui prend le chemin d'Angoulême, ou de celles probables d'Alice Durand, Aurélie Rouquette et Stéphanie N'tsama Akoa, le club bisontin de désormais envisager son avenir sans afficher pour autant une sérénité démesurée.
Toujours en proie à un lourd passif (environ 378000 euros), le club, champion d'Europe en 2003, sait aussi ses partenaires pressés. "Cette saison, nous espérons que nos partenaires, qu'ils soient publics ou privés, maintiendront leurs engagements vis à vis de nous, même en D2" explique Laurent Maillard, président du club. Un soutien inconditionnel qui laisserait encore au club quelques ambitions et surtout les moyens de rebondir au plus vite en ligue féminine professionnelle. L'élite justifiant on le sait les subventions maximums accordées par les collectivités territoriales. Économiser, tel sera donc toujours le maitre mot de l'ESBF en D2. "Pour envisager la remontée, il nous faudra avoir épuré notre passif" témoigne Samuel Chenevez, vice-président du club. Un club qui demeurera néanmoins engagé en coupe d'Europe (n.d.l.r ChallengeCup) soit une compétition génératrice de subvention et qui dans l'hypothèse d'une conclusion heureuse rendrait peut être quelques subsides au club.
En attendant, l'ESBF, maigre de ses six dernières joueuses n'ayant pas (encore) répondu à l'appel des sirènes des 10 clubs de l'élite, se devra de régler quelques problèmes, tel celui des rétributions de ses joueuses et de son entraîneur. Un stratège reconnu pour ses compétences, toujours sous contrat pour la saison à venir, mais qui dans une division n'obligeant plus au professionnalisme des cadres techniques, font du coach, un poste fusible par excellence... A la croisée des chemins, l'ESBF jouera une nouvelle fois sa survie dans une autre division.
Les mouvements:
Départs: M. Limal (Hypobank niederosterreich, Autriche), N. Morel (Dijon), W. Lawson (Plan de Cuques D2), S. Delerce (Arrêt), C. Dabonnot (Arrêt), N. Brkljacic (Toulon), A. Diop (Arvor), M. Bals (Angouleme)A. Lévèque (Dijon),
Arrivées: S.Smitran (pivot inte.Suisse, Mios)
Incertitudes: A.Akoa (Le Havre), A.Rouquette (?), A.Durand.
Note: Si Besançon renonçait hier à faire "usage" du tribunal administratif, le club d'Issy les Moulineaux, lui aussi confirmé en D2 signifiait à la fédération française de handball son intention de pourvoir l'affaire devant la juridiction du tribunal administratif.