Deuxième match pour le compte de ce Tournoi de France disputé dans l'antre habituelle de l'USDK, le Stade de Flandres, et avec ce deuxième match c'était la sélection pour le Mondial qui se jouait et avec la mise à l'écart de Paule Baudouin, il semblait déjà qu'un début de tri avait été fait par Olivier Krumbholz sur le poste si disputé d'ailier gauche. Restait aux autres joueuses encore en balance sur quelques postes, comme celles qui sortaient de blessure comme Raphaëlle Tervel ou Christine Vanparys et les jeunes Alisson Pineau. 60 minutes pour convaincre avec éventuellement une séance de rattrapage demain face à un Brésil vainqueur 26 - 21 de la Tunisie en avant première de ce France Pologne.
L'objectif était certes de séduire mais aussi de peaufiner encore et toujours un jeu offensif qui, si il commence à s'éclaircir, montre encore des signes de faiblesses dès que le jeu se crispe un peu. Il fallait que la défense donne toute la confiance aux Bleues pour que le potentiel offensif puisse enfin se libérer à 100%. Mais à contrario du match face à la Tunisie, cette défense allait être beaucoup moins efficiente. Certes Valérie Nicolas faisait subir le martyr aux ailières de la Pologne avec en victime favorite la droitière Kinga Polenz, mais sur les tirs de loin, c’était beaucoup plus compliqué. La 6-0 française peinait vraiment à prendre la mesure des arrières Polonaises et encore Karolina Siodmak, la Havraise, avait déclaré forfait pour un petit problème à la cheville. Mais Karolina Kudlacz prenait largement le relais avec un bras assez énorme.
Heureusement, Camille Ayglon sur la droite et Delphine Guehl sur l’aile gauche arrivaient à alimenter la marque et même à faire prendre un peu de distance à la France. Et si la défense ne donnait pas vraiment tous les gages habituels, l’attaque mettait un peu du sien pour contrebalancer positivement les errements de la base. Campées sur ses 3 ou 4 buts d’avance en première période, les Françaises avaient de quoi régler tranquillement leurs soucis. Et côté défensif la rentrée de Véronique Pecqueux Rolland et le passage en 5-1 donnait un gros coup de mieux sauf que c’était le moment pour l’attaque de connaître un gros passage à vide qui allait durer… un bon moment.
Se heurtant quasi systématiquement sur Iwona Lacz sur les tirs de près, les Tricolores connaissaient un vrai problème d’efficacité pendant plus de 30 minutes, car même le passage aux vestiaires ne va pas permettre de régler ce souci un peu inquiétant à quelques jours du début du Mondial. Même si les essais faits par Olivier Krumbholz ne permettaient pas aux joueuses de se caler dans leur jeu, leur propension à se heurter à la gardienne polonaise finissait par donner les bons ballons aux filles de Zenon Lakomy pour se rapprocher de plus en plus, à tel point qu’elles vont avoir plusieurs ballons pour prendre l’avantage à 20 – 20.
Heureusement entre la rentrée de Valérie Nicolas dans les buts au relais d’une Amandine Leynaud en difficulté sur la deuxième période et quelques montées de balles enfin bien converties, la France allait enfin débloquer la machine à but avec en déclencheur une Alisson Pineau qui aurait sans doute du prendre plus tôt les choses en main, tant ce qu'elle a fait fut signé du sceau du talent.
Au final, une victoire qui aura plus mis les problèmes en évidence que les points forts, mais avec cette sélection finale qui s’annonce de plus en plus imminente, pas simple pour les joueuses de vraiment faire dans la sérénité, surtout pour celles qui sont en balance et qui forcément le savent. Si en plus les « sélectionnées » pensent un peu à la blessure si dramatique à cet instant de la préparation, c’est souvent que les derniers matches de préparations finissent par ne pas très emballant. Il restera le match face à ce Brésil si compliqué à jouer depuis quelques temps demain pour parfaire tout cela, mais à l’évidence, le vrai début n’ est que pour dimanche prochain face à l’Argentine à Pau.
A Dunkerque, Stade de Flandres
Le 24 novembre 2007 à 19h00
France – Pologne : 24 - 22 (Mi-temps:14-11)
2 000 spectateurs
Arbitres :
MM Constantin et Sorin (Roumanie)
La réaction d'Olivier Krumbholz
« La performance a été médiocre. A chaque fois qu’on aurait pu avoir le match en mains, on oubliait tout, nos fondamentaux comme les tirs, notre défense pas très appliquée ou des problèmes en repli. On a certes trouvé des solutions ; il y a quand même du positif mais nous sommes loin de notre niveau de la World Cup. Il faudra s’appuyer sur plus de rigueur. J’ai beaucoup tourné car personne ne m’a proposé des garanties si ce n’est le retour de Valérie en deuxième période qui a été déterminant pour la fin de la rencontre. » Les Bleues affronteront demain un adversaire coriace, le Brésil. « C’est sur, il va falloir mettre du rythme demain »
Statistiques du match
France :
Gardiennes :
Nicolas (41 min, 16 arrêts), Leynaud (19 min., 4 arrêts)
Marqueuses :
Lambert (1/3), Kanto (2/3), Ayglon (3/5), Pineau (2/2), Pecqueux-Rolland (2/5), Herbrecht (4/9 dt 0/1 pen.), Wendling (1/2), Borg (1/5 dt 0/1 pen.), Dembélé (1/4), Guehl (4/6), Vanparys (0/2), Tervel (1/1), Tounkara (2/5) ;
Pologne :
Gardiennes :
Lacz (15 arrêts), Chemicz, Sadonska (2 arrêts)
Marqueuses :
Polenz (1/6), Damiecka (3/3), Zaleczena (1/4), Kudtacz (9/11 dt 3/3 pen.), Duda (3/5), Malczewska (2/6), Jacek, Kowalska (0/3), Duran (0/3), Pielesz (0/1), Majerek, Byzdra (0/1), Wolska