Pour qui le Grand Metz ?
Tenant du titre, formation phare du championnat, Metz tentera un coup du chapeau inédit en la compétition. Opposées à une équipe de Besançon jouant sa saison, les mosellanes s’attendent à un combat acharné.
Aborder Metz pour le non initié du handball féminin reviendrait un peu à évoquer un Olympique Lyonnais ; leader intouchable de la ligue de football ou de la ferveur populaire suscitée par l’Olympique de Marseille. Eternelles rivales d’un club bisontin aujourd’hui en retrait, les jaunes et bleues, ex postières de l’ASPTT metz aujourd’hui plus pompeusement dénommées Handball Metz MoselleLorraine, trustent depuis plus . Nanties d’un palmarès éloquent (13 titres de champion de France depuis 1967, 4 coupes de France et 2 coupes de la ligue), les mosellanes n’en demeurent pas moins stériles en coupe d’Europe, où malgré de nombreux plays offs (1/2 finales de coupe des vainqueurs de coupe, deux ¼ de finale de coupe de l’EHF) et une participation record à la champion’s league, aucun trophée n’est venu sublimé une vitrine déjà très ornementée.
Omnipotent ogre de l’élite depuis plus d’une décennie, le club failli pourtant disparaître voici deux ans lorsque qu’un exorbitant passif avoisinant 1,2 millions d’euros conduisait le club à la banqueroute. Néanmoins, au prix d’un véritable coups de balais interne et d’une mobilisation populaire sans précédent, l’association réunissait près de 50000 euros en quelques semaines et parvenait de par ses garants financiers à valider un plan de redressement et dont Metz viendra à bout au terme du mois de juin de la présente année.
Contraint à alléger sa masse salariale, soutenu par ses joueuses cadres (Wendling, Vogein, Guehl, Cerna...), le H2ML misant sur sa formation (Kanto,François, Allienne, Gomez, Vallet) et quelques perles européennes (Horacek, Kysucanova…) parvenait néanmoins à rebondir. Reines du championnat depuis 3 ans, les messines aborderont ainsi la coupe de la ligue en favorites annoncées, sans dénombrer toutefois quelques incertitudes. Tel que le reconnaissait Sandor Rac, le tout nouvel entraîneur messin. « Oui, l’on nous annonce favoris, mais attention, Le Havre, Issy les Moulineaux et Dijon auront à mon sens leur mot à dire. Et puis n’oublions pas que Metz a effectué hier son premier entraînement collectif depuis 15 jours. N’oublions pas que du fait des sélections nationales sur les 15 joueuses ayant participé aux 1/8 de finale de coupe d’EHF seulement 5 revinrent à Metz ! ». Ambitieux, celui ayant pris la relève du sur titré Bertrand François à l’intersaison de préciser. « Je ne sais pas encore dans quel état je retrouverai mon effectif, mais après notre élimination frustrante (par un but) et prématurée de coupe d’Europe, nous comptons bien viser tous les titres qu’ils nous reste à disputer et rattraper notre faux pas de Debrecen ». Appelé à affronter une équipe bisontine largement défaite lors du match aller (34-19), l’ex international yougoslave se gardait bien à s’emballer : « Nous avions gagner le match aller assez facilement, mais Besançon n’avait pas montré son vrai visage. Nous allons nous préparer à affronter une équipe au jeu rapide, moderne qui à mon sens n’est pas à sa véritable place en championnat. Face à nous, les bisontines qui auront eu le temps de se préparer joueront leur saison. A nous de ne pas oublier ce critère majeur et de répondre présent dans le défis physique. » Après avoir affronter mardi la chine « où nous effectuerons une large revue d’effectif », les tenantes du titre se rendront à Lons jeudi dans la journée avec la ferme intention de ne pas renouveler l’élimination prématurée venue entaché le blason messin lors de la première édition de la compétition.
Source: Le Progrès