
Battu par Dijon le week-end dernier (30/35), Saint Marcel Vernon a perdu de sa superbe en l’espace de deux journées. Opposés samedi soir (20h30) à Massy, les normands n’ont pas d’autres choix que de s’imposer, histoire de rêver (et de nouveau) à autre chose qu’à un simple maintien.
LE CHARISMATIQUE ENTRAÎNEUR NORMAND, DRAGAN ZOVKO a du certainement ressasser tout au long de cette semaine, le match face à Dijon. Une rencontre qui a vu son équipe s’incliner pour la seconde fois de la saison à domicile (après celle fin septembre contre Cesson-Sévigné) face à des bourguignons insolant, en terme d’efficacité aux tirs (plus de 66 %) notamment. Une défaite (la troisième) qui relègue de fait, les partenaires du capitaine Jérôme Delaporte à la 4ème du classement, une première depuis de nombreuses semaines, des mois même... Puisqu’en effet, il faut remonter au soir de la 4ème journée pour trouver trace d’un podium de D2 où Saint Marcel Vernon ne figure pas ! La conséquence en tout cas de deux revers consécutifs (Besançon puis Dijon) que viennent d’enregistrer les protégés du président Mériel, qui sont certes assez éloignés dans le temps mais tellement proche dans son contenu. La résultante également des séries en court de Nantes, Aix et Aurillac, les autres prétendants au graal, qui ont de leur côté pris six points (sur 6 possibles)…
Lathoud et Dijon volent la vedette
Reste que samedi dernier, pour sa première sortie en championnat de l’année 2008, l’armada normande n’a jamais réellement existé, se faisant voler la vedette par Denis Lathoud et Dijon. Comme en témoigne le film de la partie d’ailleurs. A tel point que même le bouillonnant public du Grévarin, si en clin habituellement à donner de la voix, est resté étrangement silencieux. Et mise à part un avantage au tableau d’affichage à la 5ème minute (3/2) suite à un but de Mathieu Lanfranchi, Saint Marcel Vernon ne sera jamais en mesure de rivaliser avec son hôte du jour, courant après le score, de près (13/15, 28ème ou 25/27, 49ème), de loin (7/11, 17ème ou 20/25, 41ème) voire de très loin (25/33, 57ème) suite à un six à zéro encaissé qui, et vous l’aurez devinez, s’avérera rédhibitoire. Miguel Gracia (en 1ère période) et Stéphane Raphanel (en seconde) tenteront bien de redonner des couleurs aux siens… En vain ! Pas plus que Mickaël Touboul, entré en lieu et place de Josko Jukic dans les buts, ne changera le court des choses. Non, la défense plus que passive (35 buts encaissés après les 31 concédés dans le Doubs !), l’absence de construction en phase offensive ont fait le reste, laissant du coup le SMV en plein doute, dans ses doutes, loin en tout cas du niveau de son véritable niveau de jeu, on pense à celui des mois d’octobre et de novembre par exemple, qui lui avait permis entre autre de signer une série de neuf matchs sans défaite…

Retrouver les valeurs défensives
Autant dire que le déplacement de demain en région parisienne va nous permettre de savoir… Savoir si les maux des normands sont seulement passagers, ou bien si c’est un mal plus profond. Opposé à Massy (le 15ème), l’occasion est belle de se refaire une petite santé, de relancer par la même occasion la machine à gagner. Pour ce faire, Saint Marcel Vernon devra donc s’attacher à bien défendre dans un premier temps, même en étant une fois de plus privé de Nicolas Claudel (dos) ainsi que de Josip Cavar (pubalgie), condition sine qua none pour espérer s’imposer. Bien défendre et ne laisser aucune chance à un des promus, qui n’aura quoiqu’il en soit, rien à perdre lors de cette 14ème journée… Facile à dire, à écrire aussi… La réalité, elle, est parfois tout autre. Demain ce n’est pas tactiquement, ni même techniquement que le SMV viendra à bout du Massy de la famille Desgrolard. En valeur intra sec, la supériorité des coéquipiers de ‘’Double K’’ ne fait pas de doute. Tout se jouera par conséquent dans la tête, dans la combativité et la motivation… Et pour les aider, les normands pourront compter sur le soutien d’une bonne centaine de supporters qui feront spécialement le déplacement. Des supporters que l’on espère cette fois derrière leur équipe favorite et non pas simple spectateur… Comme ce fut le cas face à Dijon.
Sébastien Gibeau pour