L’Union des Clubs Professionnels de Handball (UCPH) a pris connaissance avec une vive émotion de la suppression du droit à l’image collective (DIC) votée par l’Assemblée Nationale le 29 octobre 2009.
Alors que nous étions en attente de la parution des décrets relatifs à l’application de seuils de déclenchement spécifique selon chaque discipline (article 185 de la loi de finances 2009), cette décision brutale vient porter un coup fatal et immédiat à la pérennité de nos meilleurs clubs qui ont bâti leur budget et renouvelé les contrats pluriannuels de leurs joueurs majeurs en incluant les dispositions issues des engagements du législateur.
Les arguments échangés au sein de l’Assemblée Nationale lors de l’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2010 témoignent d’une méconnaissance de la réalité et des apports du DIC au sein du handball professionnel français.
L’exemple du retour de Nicolas Karabatic en France illustre parfaitement l’efficience et la pertinence d’une telle mesure qui concerne les vingt plus grands handballeurs de notre championnat et dont le coût correspond à une part infime (1%) du coût total du DIC.
Par ailleurs, le DIC n’est pas étranger au fait que l’équipe de France, championne d’Europe (2006), championne olympique (2008) et championne du monde (2009) soit composée d’une majorité de joueurs évoluant sur notre sol.
La mesure annoncée contribuerait à affaiblir la compétitivité sportive du handball français en Europe et viendrait également rompre le cercle vertueux de développement qui accompagne notre discipline depuis ces dernières années.
Communiqué de presse de l'UCPH