Myriam Borg : « On ne profite pas de notre avantage terrain »
« Même s’il l’on s’ait que l’on est qualifiées pour les quarts, cette défaite fait mal au moral. Certes, nous ne rencontrions pas n’importe qui ; la Russie est championne du monde en titre, certes cette équipe est très physique, mais prendre 10 buts d’écarts c’est lourd
Nous avons peut être été un peu fébriles sur ce match, nous aurions du etre beaucoup plus méchantes sur ce match. On ne profite pas de notre avantage terrain ; on est chez nous et on n’élève pas le niveau d’agressivité. Est-ce que nous attendons le bon moment pour le faire ? Je ne sais pas, en tous cas, il ne faudra pas que nous le fassions trop tard. Bref, nous allons prendre une grosse avoinée ce soir, et nous allons bien profiter de cette journée de repos pour travailler et rebondir face à la Norvège. »
Isabelle Wendling : « Il faut assurer un peu d’orgueil »
« Aujourd’hui, on a pas existé devant cette équipe de Russie car nous n’avons pas réussi à les contrarier ne serait ce qu’un peu. Et face à ce type d’équipe, si puissante physiquement, cela ne pardonne pas. Certes, on sait que l’on a pas la capacité de développer ce genre de jeu, mais nous pouvons développer des alternatives pour contrer leurs plans. Et puis, si l’adversaire n’était pas le même, la concentration n’était peut être pas aussi la même que face à la Macedoine. Perdre contre la Russie n’est pas un déshonneur mais delà à en prendre onze, se faire marcher dessus, non seulement en défense mais sur le terrain, c’est dommage. Il faut assurer un peu d’orgueil dans la combativité et dans les moments de chaud. »
Olivier Krumbholz (sélectionneur de l’équipe de France) : « une classe de différence »
« Je tiens tout d’abord à féliciter les russes, il est indéniable que cette équipe a une classe de différence à la notre. Il faudra nous servir de ce genre de match pour continuer à avancer. Personnellement, je suis bienheureux d’être tombé dans la poule de la Russie. D’une part, c’était un match très agréable à jouer et il est toujours un honneur de prendre des leçons de handball face à un tel adversaire. Et l’essentiel et que nous ne puissions pas rencontrer un adversaire de notre poule en ¼ de finales. Par conséquent je suis surtout bienheureux de ne pas avoir à les rencontrer en quart ! Et je vous avoue que lorsque l’on n’arrive pas à inverser le rapport de force, surtout dans les duels physiques… .
Néanmoins, même s’il y eu quelques satisfactions, à l’image de Camille Ayglon qui se stabilise tant en défense qu’en attaque, de Siraba Dembelé qui a mis beaucoup d’énergie, et de Nina Kanto qui a beaucoup combattu, nous avons souffert sur tous les postes. Ainsi, certaines de nos tireuses n’ont pas eu le même rendement que d’habitude, Sophie Herbrecht, Myriam Borg, Mariama Signate, et sur le poste d’ailier droit, Katty Piejos eu du mal à se mettre dans le rythme…cela fait beaucoup trop de problèmes pour pouvoir espérer s’en sortir. Néanmoins on a continué à jouer, on a développé un jeu. Certes, nous avons continué à jouer, à développer notre jeu, mais cela n’a pas suffit.
« Ce match nous montre le chemin »
Pour nous, ce match montre le chemin pour les années à venir, il n’y a rien de nouveau pour nous. Et si nous retrouvons les Russes dans ce championnat du monde, il est bien évident que nous prendrons encore plus de risques. Et puis rappelons le, nous n’avons pas organisé le championnat du monde pour l’emporter coûte que coûte mais aussi pour proposer au public français l’occasion de voir jouer les meilleures joueuses et équipes internationales.»
Evgeny Trefilov (sélectionneur national de l’équipe de Russie ) : « Nous aurons tout fait pour aller à Paris »
« Je pense que nous aurons tout fait pour aller à Paris. Après un match médiocre hier face à la Norvège, les filles se sont bien reprises. Elles ont mieux réussi en attaque et elles se sont montrées appliquées même lorsque l’écart au score devenait conséquent.
Personnellement, si j’ai digéré notre dernière défaite face à la Norvège, je ne l’ai pas encore oubliée, il faudra bien nous souvenir de cet échec, sans toutefois en faire une obsession.
Cette victoire nous a fait du bien, aux filles mais aussi à moi-même. Ce soir je n’ai pas intériorisé mes émotions, j’en avais moi tout simplement. La France n’est plus celle que nous avons rencontré par le passé. De nouvelles têtes ont émergées, ces dernières doivent s’adapter, et puis, ce match face aux bleues était plus facile à disputer que celui contre la Norvège. Pour résumer : Quant votre maison brûle, vous réagissez et lorsqu’elle ne brûle pas… . »
Propos recueillis par