Dernier match et match pour l’honneur et surtout pour faire souffler les cadres des Tricolores. Claude Onesta avait largement annoncé que ce serait le grand turn over dans cette rencontre face à la Hongrie. Thierry Omeyer, Bertrand Gille ne vont d’ailleurs même pas fouler le Taraflex de Trondheim sur le match et les autres « titulaires » vont se partager le temps de jeu de façon presque égale laissant la part belle aux Fabrice Guilbert, Christophe Kempé et Sébastien Ostertag.

Mais avec cette équipe pour le moins expérimentale, les Bleus auront bien failli arracher la victoire à des Hongrois bien plus déterminés par l’enjeu, une place dans les 8 premiers de cet Euro et la participation à un tournoi préolympique dans une position favorable. Pourtant le début de match allait être assez équilibré. Daouda Karaboué répondait parfaitement aux parades de Nandor Fazekas et Luc Abalo et Jérôme Fernandez se chargeaient de faire vivre les offensives tricolores. Mais à force de rater des tirs en bonne position face au gardien hongrois, les Français décrochaient tout doucement mais sûrement au score.
La rentrée de Nikola Karabatic n’y faisait pas grand-chose et le trou allait même atteindre les 7 buts avant que quelques bonnes défenses suivies de jeu rapide payant notamment par le dernier arrivé Sébastien Ostertag, ne fassent mouche et ramènent la France à un -4 à la pause qui ne sentait quand même pas très bon. Restait à remettre tout ce beau monde en état de marche pendant la pause et passer un peu la vitesse supérieure face à des Hongrois habiles, joueurs mais parfois bien lourds et empruntés dans leur jeu offensif.

Cette remise en cause supposée allait être payante dès le début de seconde mi-temps. Fabrice Guilbert prenait enfin les rênes de l’équipe, Daniel Narcisse jouait Air France le retour, Cédric Paty les métronomes gauchers et la France recollait à 17 partout au bout de seulement 9 minutes de jeu. Restait à finir le match de la meilleure des façons, avec option deux points si possible, pour que tout ce beau monde, déjà dans la peau de demi-finalistes, aille se reposer avant d’entreprendre le long trajet vers les montagnes de Lillehammer. Mais la Hongrie n’entendait pas finir sur une encore plus mauvaise note que la veille.

Relançant sa star Lazlo Nagy, serrant les boulons en défense et trouvant la faille dans la muraille bleue, parfois en sortant quelques mouvements bien osés, les Magyars reprenaient la main sur le match pour cette fois ne plus la lâcher jusqu’à la fin. Et honnêtement, si la Hongrie avait proposé le même enthousiasme hier face à l’Islande, le pari d’atteindre les demi-finales aurait été sûrement gagnant. Là ce sera au mieux une 5° place à jouer si la Suède bat l’Allemagne et une 8° si l’inverse se produit. Pour les Bleus pas de bobos à déplorer, même la défaite ne devrait pas porter à conséquence, il y a eu quelques jolies satisfactions dans le match. La première mi-temps hyper solide de Daouda Karaboué, le retour en seconde mi-temps d’un très bon Fabrice Guilbert et la solidité affirmée d’un Cédric Paty de plus en plus dans le bon tempo sous le maillot bleu. Avec tout ça et les titulaires économisés aujourd’hui, aller au bout de la route semble à la portée de tout le groupe.

A Trondheim, Spektrum
Le 24 janvier 2008 à 17h15
France – Hongrie : 28 – 31 (Mi-temps : 11-15)
1 500 spectateurs
Arbitres :
MM ABRAHAMSEN Kenneth et KRISTIANSEN Arne (Norvège)
