Bercy retrouve le handball après les mondiaux féminins de décembre 2007 et le sort a fait que la Russie serait la première à rouvrir le bal. Après la France en milieu de semaine, elle retrouvait maintenant la Grèce en « demi-finale » de ce Bercy nouvelle version. Une formule qui n’autorise plus les matchs nuls et a donc envoyé les deux équipes dans des prolongations qui ont eut raison de la Grèce. En effet, d’entrée de jeu, chacun est à son poste. Timur Dibirov joue l’artiste sur l’aile gauche et Konstan Igropulo mène le jeu dans un début de rencontre où la Grèce joue parfaitement son rôle de trouble-fête. Tour à tour, chaque acteur grec fait vibrer les filets adverse. Au tableau d’affichage, les équipes ne se séparent donc pas. C’est en fait un bal qui se poursuit jusqu’à la tactique de jeu où la Grèce et la Russie jouent sur des croisés et rentrées en deuxième pivot (4-4 5ème, 5-5 7ème, 7-7 15ème).

C’est finalement défensivement que la différence se fera. En effet, la charnière centrale russe fait bloc et tout à coup les grecs semblent trop petits. Savvas Karypidis se fait même arrêter son penalty face à un Alexey Kostygov solide quand il le faut. C’est donc face à de très bonnes phrases défensives que les russes vont pousser leur adversaire à la faute. Entre pertes de balle et penaltys, la Russie exploite à fond les deux et se creuse un avantage de +2 à 10 minutes de la sirène (10-8, 21ème). Timur Dibirov en profite alors pour se glisser dans la brèche et signe 3 buts qui tueront la Grèce et ses 32% de réussite.

Avec 5 longueurs d’avance et suite à la mauvaise phase des marines, on croît alors la Russie bien installée dans un fauteuil pour la finale. Au retour des vestiaires, la domination continue sur penalty, amplifiée par des fautes techniques toujours présentes. Pourtant, Bercy va bien assister à une remontée folle. A la 10ème minute, Mikhail Chipurin sort pour deux minutes, Dmitry Kovalev perd un ballon et c’est la Grèce qui profite désormais des fautes adversaires. S’ils ne peuvent comparer leurs gabarits à celui de la Russie, les grecs opposent leur mobilité.

Chien-fous en défense, ils refont leur retard sur contre-attaque à vitesse grand V alors que leur adversaire touche le bois aux 7 mètres. Plus que cela, les russes vont rester muets pendant 11 minutes face au schéma défensif qui leur est proposé. C’est alors que leur avance creusée en première période leur permet de se réveiller au dernier moment. Timur Dibirov explose sur contre-attaque et donne une longueur d’avance à son équipe. C’est pourtant trop court face à la puissance du tir grec qui arrive juste après : prolongations.
Les cinq premières minutes ne donneront pas de vainqueur mais face à l’effort fourni en second période, la Grèce a du mal à rentrer dans la dernière ligne droite. Alexey Kamanin sacrifie deux fois le portier adverse, il n’en faudra pas plus pour que Bercy retrouve le handball comme elle l’a quitté : par une performance de la Russie.
Kostygov 7 arrêts dont 1/2 pen.
Tsilimparis 2 arrêts dont 1/4 pen.