Dernier match du TQO et match pour le fun, pour le jeu et pour du beurre… La victoire de l’Espagne ayant donné aux Espagnols le deuxième ticket pour les JO et la France ne pouvant même plus être deuxième, possédant le goal-average particulier sur eux, seule une éventuelle 3° place très honorifique et peu enviée de premier exclu de la fête olympique. Restait à espérer que les Bleus soient suffisamment en jambes et combatifs pour qu’ils offrent un dernier beau baroud au public encore une fois peu nombreux mais vraiment enthousiaste.

Mais pour cela il fallait passer outre la fatigue d’une saison plus qu’éprouvante pour bon nombre d’internationaux français, sur des vacances si proche puisque prises le soir même pour la majorité du groupe et sur l’envie de cette jeune équipe de Norvège de se forger un collectif en vue de la qualification pour le prochain mondial en Croatie. Résultat une première mi-temps en clair obscur où les Français ne va faire que courir après le score subissant une très bonne entame des Norvégiens. Alexander Buchmann se multipliant à tous les coins du terrain, Ole Erevik qui fait de très bonnes choses dans les buts norvégiens et les Bleus qui n’arrivent jamais à combler le déficit initial.

Seulement il y a tellement de talents dans cette équipe tricolore qu’à un moment du match cette addition fini par payer. Même si la fin de première période ne va pas leur permettre de vraiment revenir à hauteur, on sentait parfaitement que malgré tous les éléments qui voulaient que la France subisse, le potentiel bleu allait finir par payer à un moment du match.

La bascule va mettre 10 minutes à se faire en deuxième période, sous l’emprise d’un Jérôme Fernandez à la poursuite du record absolu du nombre de buts marqués en sélection, avec la rentrée d’un Thierry Omeyer presque vexé d’avoir vu Daouda Karaboué commencer le match, la France reprenait le commandement de la partie pour le plus grand plaisir des 9000 courageux passant leur dimanche dans l’enceinte de Bercy.

Le côté gauche de l’attaque continuait à martyriser la défense norvégienne avec un Michael Guigou de plus en plus proche de la grande forme olympique, un Jérôme Fernandez « puissantissime » et un Cédric Burdet « utilissime ». Avec tout ça la France va s’assurer la première place du TQO en restant invaincu sur les 3 jours, ce qui était tout sauf évident à l’énoncé des participants de cette fête de fin de printemps parisienne. Beaucoup de joueurs comme Olivier Girault auront sans doute fait leurs adieux à Bercy dans ce TQO, encore une fois ils auront souvent montré leur meilleur visage, ils ne peuvent qu’avoir le remerciement de tous pour cela.

Le travail pour peaufiner tout cela commence dès aujourd’hui, la base est à l’évidence plus que solide, mais pour atteindre le Nirvana olympique en août prochain. La prochaine étape se jouera à Strasbourg fin juillet, les Bleus auront l’occasion de montrer une nouvelle fois leur jeu dans la capitale de l’Europe. Si tout se place à l’idéal, pas sur que la France ne devienne pas un tantinet injouable pour les autres nations.
A Paris, POPB Paris Bercy
Le 1 juin 2008 à 14h30
France – Norvège : 28 - 23 (Mi-temps : 13-15)
9 000 Spectateurs
Arbitres :
MM KRSTIC N. et LJUBIC P. (Slovénie)
Statistiques du match
