Sous le feu des projecteurs et devant les caméras de télévision, les championnes de France - leader impressionnant de maîtrise - s’attendent à une chaude réception, aujourd'hui (19 h) à Besançon !
Quelle répétition générale, ce soir, pour les Messines ! A cinq jours de la venue d’Itxako Navarra (dimanche 16 h en Coupe d’Europe), les protégées de Sandor Rac s’en vont défier Besançon pour le compte de la quatorzième journée de championnat. Attention, grand danger…
« Nous sommes dans une bonne dynamique, et nous n’avons pas envie de tout gâcher, confie Isabelle Wendling d'un ton ferme et décidé. Même si cela sera d’un tout autre niveau, ce match sera une excellente préparation pour la Coupe de l’EHF. Il ne faut pas que le doute s’insinue dans nos têtes. » Toujours aussi lucide, la capitaine s’appuie sur des arguments béton pour étayer ses dires :
1. Besançon est une équipe jeune qui a envie de prouver sa valeur réelle.
2. La rencontre se jouera devant les caméras de Sport +, de quoi décupler les énergies et pousser la motivation à son paroxysme.
3. Les Franc-comtoises restent sur un succès devant Metz, certes en amical, mais de prestige en décembre à Sarrebourg.
4. Stéphanie Akoa et ses amies rêvent de faire oublier leur cuisante défaite du match aller (30-16).
« Elles vont nous opposer une défense agressive, une sorte de hourrah handball puisqu’elles n’auront rien à perdre », pressent Isabelle. Car, en plus de leurs individualités de grand talent, les filles de Jan Basny s’appuient sur un collectif impressionnant qui mérite mieux que sa sixième place actuelle au classement. Autant de raisons pour lesquelles Rac a alterné les phases de récupération et les plages de travail foncier et technico-tactique pour pouvoir faire face à ce vent de folie qui ne manquera pas de souffler en rafales sur le palais des sports de la rue Léo-Lagrange !
« Nous abordons une nouvelle fois un cycle capital pour notre avenir, confirme le technicien serbe de Metz. On va livrer quatre matches décisifs en dix jours. » Outre Besançon, les championnes en titre s’attaqueront effectivement ensuite à la première manche face aux Espagnoles le dimanche 9 mars, avant de recevoir Mérignac le mercredi 12 puis d’aller défendre leurs chances en pays basque le dimanche suivant. « Nous avons pour nous l’expérience et nous nous sommes très bien préparés, mais on devra courir et se battre, prévient Rac. Nous prenons cette rencontre très au sérieux car elle peut nous permettre de faire un grand pas vers le sacre et également nous mettre encore plus en confiance pour la Coupe d’Europe. Car jouer en direct à la télé est une arme à double tranchant pour notre adversaire: soit il se sublime et on risque gros, soit ça le déstabilise et, alors, ce sera à nous d'en profiter.»
Avantage à Metz
A quelques heures du coup d'envoi, Metz a ainsi les faveurs du pronostic grâce à sa ligne d'attaque, la meilleure du championnat (+ 412, soit 31,6 buts de moyenne) et sa quatrième défense (- 327, soit 25,1). De leur côté, les Bisontines possèdent la cinquième attaque (+ 360, soit 27,6) et la cinquième défense (- 349, soit 26,8). Mais ce ne sont que quelques chiffres livrés çà et là. Qu’en sera-t-il de la réalité du terrain ?
Malades face à Dijon, Delphine Guehl, Nina Kanto et Christine Vanparys ont aujourd’hui recouvré l’intégralité de leurs moyens. De plus, arme fatale redoutable, Amandine Leynaud revient après trois semaines d'arrêt dues à son opération réussie du décollement de la rétine. Sandor Rac ne cache donc pas son optimisme : « Avec Linda (Pradel) qui a été impeccable, et Amandine, on est paré pour contenir les assauts adverses. Mais il faudra mouiller le maillot. »
* L’équipe messine – Gardiennes : Leynaud, Pradel. Joueuses de champ : Kysucanova, Guehl, Kanto, Keita, François, Vanparys, Poznarova, Piejos, Wendling, Zachova, Anti, Horacek.
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