Adieu Coupe de France, tout pour le championnat ! Sorties par les Havraises en demi-finale (22-26),les Messines doivent maintenant consacrer toute leur énergie à remporter un quatorzième sacre;
On ne va pas brûler aujourd'hui ce qu'hier on a adoré. Mais l'élimination de Metz samedi en demi-finale de la Coupe de France à Dijon face au Havre (22-26) est inquiétante à deux petites journées de la fin du championnat. Même si les Normandes sont bel et bien la bête noire confirmée des Lorraines cette saison.
La victoire contre Plan de Cuques (41-19) n'aura donc été qu'un feu de paille après trois défaites consécutives. En Bourgogne, la base arrière est une nouvelle fois passée totalement à côté de son sujet. Sandor Rac fait ses comptes : deux seuls malheureux buts inscrits en attaque placée par Vesna Horacek contre quatorze aux Ciel et Marine. La Croate (3/12, dont 1 penalty/2) n'a pas trouvé la faille dans le dispositif tendu par Fred Bougeant. Pas plus que Lenka Kysucanova (1/5, dont 1 penalty/2) ou Pavla Poznarova et Sonia Cendier. Dans le camp adverse, après une entame ratée, Dos Santos a marqué à dix mètres et Siodmiak à neuf. Ça soulage les copines...
Certes, la Brésilienne De Paula a effectué vingt et un arrêts de classe, mais tout de même. Linda Pradel (vingt parades) lui a tenu la dragée haute également. « Je suis parti avec Kysu arrière gauche, explique l'entraîneur. Elle perd quatre balles d'entrée. Je change pour Pozi. Elle en lâche trois ! Et on se prend leurs contres. J'avais réservé une surprise en ayant travaillé avec Nina (Kanto) comme arrière gauche dans le cas où le match viendrait à être serré sur la fin. Mais ce n'est plus une surprise quand on joue de cette façon durant quarante minutes. » Deux tirs à sept mètres manqués (Kysucanova et Horacek), un repli défensif qui laisse à désirer, des exclusions au plus mauvais moment, des fautes non sifflées aussi... « Ça nous coûte cher, effectivement, regrette le technicien. Pourtant, les filles ont donné tout ce qu'elles pouvaient : de la combativité, du courage, de la qualité et de la rapidité dans jeu. Mais il aurait sans doute fallu essayer davantage sur les extérieurs car c'était fermé au pivot. »
Metz sait alors aujourd'hui où porter ses efforts pour la saison à venir : enrôler une arrière capable de tirer de loin. La jeune gauchère tchèque Klara Zachova a déjà signé. Mais Thierry Weizman en a encore sur ses tablettes. Aura-t-il les moyens et saura-t-il trouver les arguments pour convaincre cette perle rare ?
Dans l'immédiat, Isabelle Wendling et ses amies doivent très vite oublier cette cruelle déception : il ne leur reste plus qu'un déplacement très délicat à Besançon et la difficile réception de Mios avant de se parer d'une quatorzième couronne. « Mentalement, je crois j'espère que le collectif saura réagir, confesse Rac. On voulait le triplé, ce ne sera pas pour cette année. On a déjà remporté la Coupe de la Ligue. Si on décroche le titre, et on est à cent vingt minutes de ce grand bonheur, le doublé nous apportera un sacré baume au cœur. »
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