
Photo V. Esch
Président, quel regard portez-vous sur la saison écoulée ?
« Sur le plan financier, tout d'abord, nous avons terminé avec un solde positif de 30 000 €, toutes dettes payées. Nous avons tenu nos engagements : on a totalement résorbé le déficit de 1,2 M€. La Fédération ne doit pas regretter de nous avoir fait confiance. Quant à l'aspect sportif, ensuite, le titre de champion est une grande fierté, tout comme la Coupe de la Ligue. Mais la petite déception vient de l'élimination en huitièmes de finale de la Coupe d'Europe par Debrecen pour un but sur les deux tours. En revanche, l'accession de la réserve en N1 est une excellente chose : cela permettra à nos jeunes de plus s'aguerrir. »
Cette année, vos objectifs sont alors revus à la hausse.
« Rien ne peut remplacer le titre. C'est la raison pour laquelle on visera un quinzième sacre. Bien sûr, nous tenons aux coupes nationales, mais on espère se qualifier en poule de la Ligue des Champions ou alors aller en demi-finale de la Coupe de l'EHF. Ce sera encore chaud ! Nous sommes capables de battre n'importe qui... dans un grand jour. Nous avons deux sept majeurs aussi forts l'un que l'autre, avec que des internationales. La venue de Vanparys, la capitaine de l'équipe de France, est un joli plus à ce poste clé. Horacek et Piejos ont des "doubles" à fort potentiel à leur poste avec Zachova et Anti, Keita est un sacré joker alors que Poznarova devrait enfin justifier les espoirs qu'on avait placés en elle. Avoir huit internationales françaises dans ses rangs est un avantage : elles vont ainsi profiter de l'expérience et des conseils d'Olivier Krumbholz et de Sandor Rac. Ils sont complémentaires. »
Vous aurez, semble-t-il, les moyens de vos ambitions.
« Je le pense. Nous avons une bonne équipe, plus équilibrée que l'an passé, et placée dans de meilleures conditions logistiques. Cela nous permettra de pallier les blessures et les coups de fatigue sans baisse de rendement. »
N'est-ce pas un pari risqué que d'avoir huit Bleues dans vos rangs l'année du Mondial en France ?
« C'est un choix délibéré : on a ainsi les meilleures joueuses européennes, voire mondiales. De plus, il n'y a pas de barrière linguistique et elles profitent également des conseils du staff national. Le public s'identifie aussi à elles. N'oublions pas, non plus, que nous pourrons compter encore sur nos jeunes comme Leythienne, Frau, Blard, Ringayen... qui auront leur chance au plus haut niveau. »
Quels enseignements tirez-vous des matches amicaux ?
« On a une équipe capable de battre n'importe quel adversaire. Nos recrues répondent aux attentes, mais il va falloir lutter contre la déconcentration qui nous a coûté cher à Nîmes et Mérignac la saison dernière, et nous devrons garder cet esprit de groupe qui a été une de nos forces. »
Mais l'examen de passage sera la Coupe d'Europe...
« Oui, il nous faut maintenant franchir un cap. Le tirage au sort de la Ligue des Champions ne nous a pas épargnés avec Györ puis, éventuellement, Slagelse. Mais nous restons fidèles à notre devise "Humilité et ambitions". Nous nous devons de donner le maximum de bonheur à nos supporters, spectateurs et sponsors. On représente la Ville, le Département et la Région. C'est un honneur, mais c'est aussi un devoir que de ne pas les décevoir. »