Ce soir, dans le cadre de la quinzième journée du championnat de France, Metz a dominé facilement Mérignac sur le score de 41 à 16. Un bon test avant de se rendre au Pays Basque dimanche pour la seconde manche des quarts de finale de la coupe EHF contre Itxako Navarra dimanche.
A la suite de ce quart de finale aller mi figue, mi raisin, les joueuses de Metz Handball se devaient de se rassurer et montrer qu’elles pouvaient être constantes soixante minutes durant. Pour cela, Mérignac était l’adversaire tout désigné, d’autant que les banlieusardes bordelaises les avaient surprises aux Arènes il y a un peu moins d’un an (27-28). L’entraîneur messin, Sandor Rac, avait annoncé que « si ça tourne bien, [il] pourrait également laisser du temps de jeu à celles qui en manquent et à qui [il] ne peut pas en donner quand le score est serré et indécis. Ainsi, elles pourront reprendre du crédit à [ses] yeux. »
Et le scénario du match lui a permis de réaliser ses plans. Les coéquipières d’Isabelle Wendling ont très vite creusé l’écart (11-4, 15ème), sans que leur adversaire ne montre une quelconque révolte. Seules Zitiou, Legenty et Dembélé tentent des coups d’éclats épisodiques. Mais c’est bien trop peu pour tromper la vigilance d’une défense mosellane articulée autour d’une Nina Kanto qui dissuade les arrières adverses d’approcher les bois d’une Linda Pradel qui veille au grain. Il est alors temps pour le coach serbe de Metz de faire tourner l’effectif. Il fait alors rentrer Marion Anti, Nimétigna Keita et Pavla Poznarova. Ces changements ne troublent en rien le rouleau compresseur lorrain. L’écart se creuse inexorablement et l’on atteint la pause avec un débours de treize unités pour les protégées de Thierry Vincent.
Ce dernier a passé toute la seconde période prostré sur son banc, sans trouver la parade à la domination messine. Car bien que nanties de ce confortable matelas, les jaunes et bleues ne relâchent pas la pression. Amandine Leynaud qui a pris le relais de Linda Pradel dès la reprise, ainsi que Klara Zachova, se sont mises au diapason de leurs coéquipières. La gardienne internationale s’est montrée un rempart quasi infranchissable, créditée qu’elle est d’un remarquable 17/25 dont un jet de sept mètres. L’arrière gauche tchèque a montré qu’elle était mieux qu’un faire valoir et qu’elle méritait un temps de jeu plus conséquent. Son bras gauche a fait mouche à cinq reprises en trente minutes. Mais, que dire de la prestation de Pavla Poznarova ! Quelle démonstration ! La demi centre tchèque a fait feu de tout bois en enfilant onze perles dont quatre penalties, habituellement dévolus à sa compatriote Lenka Kysucanova. « Pozie » a montré de belles qualités qui pourraient peut-être donner des idées au technicien serbe en vue de la coupe d’Europe. Les deux pivots tricolores n’ont pas été en reste. Mention spéciale à Nina Kanto créditée d’un joli 6/8 au tir et montrant toujours ces belles vertues de combattante, même lorsque le sort est scellé. Enfin, une mention spéciale à l’ailière droite Marion Anti, qui malgré son manque de réussite, marqué par quatre poteaux, a persévéré et a vu ses efforts récompensés. En toute fin de rencontre, elle trouve le chemin des filets et a bien mérité l’ovation que le public lui a réservé.
Au final, Metz l’emporte de vingt cinq longueurs et préserve cinq points d’avance sur son dauphin, Le Havre. Dans les même temps, les Normandes se sont imposées contre Dijon sur le score de 25 à 23. C’est de bon augure pour l’échéance européenne qui attend les messines dimanche au Pays Basque. Les Lorraines sont dans l’obligation de remporter la rencontre si elles veulent poursuivre leur route en coupe EHF et atteindre le dernier carré.
Alexandre BUR
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