Cet après midi avaient lieu les deux derniers matches de la treizième journée de D1 féminine. Le leader Metz a accentué son avance sur Le Havre grâce à sa victoire (27-23) conjuguée à la défaite normande sur son parquet contre Nîmes (26-29).
Tandis que, fin janvier, Metz reprenait les commandes du championnat, à la faveur de sa victoire sur les protégées de Fred Bougeant (28-24), il leur fallait encore confirmer lors de ce mois de février. C’est chose faite avec quatre victoires en autant de rencontres. Pancevo, deux fois en coupe de l’EHF, Angoulême et enfin, Dijon, sont passées au scalp du champion en titre.
Ce match face à Dijon, justement. Les filles d’Elena Groposila et Pierre Terzi étaient les épouvantails depuis la reprise post Mondial. Elles restaient sur une impressionnante série de sept victoires consécutives, dont la dernière face au Issy les Moulineaux de Sophie Herbrecht, Allison Pineau et leurs copines (29-23). Cependant, pour leur déplacement en terre lorraine, les Dijonnaises déploraient les absences conjuguées de Véronique Pecqueux- Rolland, Céline Murigneux, ainsi que Rachida Hadj. De ce fait, elles n’étaient que onze sur la feuille de match.
Côté messin, Sandor Rac ne pouvait pas compter sur Amandine Leynaud qui soigne toujours sa rétine, ni sur Christine Vanparys, grippée. De plus, Vesna Horacek et Hélène François étaient encore convalescentes suite au déplacement en Charente mercredi. Enfin, Delphine Guehl a joué, diminuée par un rhume.
Le début de rencontre laisse à penser que les locales vont continuer leur série victorieuse sans trop de souci. Elles mènent rapidement de quatre longueurs (5-1, 11ème), profitant d’une défense très solide et d’une Linda Pradel ne laissant rien passer. C’est alors le moment que choisit Pierre Terzi pour poser son temps mort. Ce réajustement tactique porte rapidement ses fruits. Les coéquipières de Ludivine Jacquinot parviennent à égaliser (8-8, 18ème, puis 10-10, 25ème). Le but au buzzer de Pavla Poznarova permet aux jaunes et bleues de passer en tête à la pause (12-11, 30ème).
Dès la reprise, Isabelle Wendling débute une série de quatre buts consécutifs (16-11, 35ème). L’écart perdure encore cinq minutes, mais, par la suite, le match est plus serré. Les Côte d’Oriennes ne baissent pas les bras et profitent de quelques ratés messins, notamment de Katty Piejos en contre-attaque. L’ailière internationale termine tout de même la partie avec six réalisations au compteur. Delphine Guehl, son pendant coté gauche, bien que diminuée, est créditée de quatre buts sur six tentatives. Mais, la grande dame de ce match est sans conteste Lenka Kysucanova. Au cours de ce second acte, l’arrière gauche tchèque a montré toute son importance dans le dispositif mosellan. En ajoutant ses dix réalisations cet après midi, dont un jet de sept mètres, elle porte son total à 92 buts. De plus, elle apporte beaucoup de par sa vision du jeu. Dans ce match, cela a été très important pour empêcher les Dijonnaises de recoller au score, ce qu’elles sont proches de faire (19-18, 44ème). Dans le dernier quart d’heure, les joueuses de Metz Handball construisent leur douzième succès de la saison en parvenant à reprendre un petit matelas de quatre buts pour finir à 27-23 au coup de sifflet final.
Au terme de cette treizième journée, les messines comptent donc trois points d’avance sur leur dauphin Le Havre qui s’est incliné dans sa salle (26-29). Les efforts consentis tout au long de ce mois de février, notamment cette qualification pour les quarts de finale de la Coupe des vainqueurs de coupes, ont sans doute joué un rôle important pour un groupe ne disposant pas d’un grand nombre de rotations. Le retour de Rafika Marzouk, suite à sa longue indisponibilité, ne pourra être que salutaire pour les ciel et marine. La prochaine journée verra Metz se rendre à Besançon pour une rencontre qui rappelle des duels de haut de tableau dans un passé récent. De son coté, Le Havre affrontera Angoulême pour conserver ses chances dans la course au titre. Malgré l’avance prise par les filles du président Weizman, ce championnat est loin d’être joué.
Alexandre BUR
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