Coupe de France 16ème de finale
Montélimar-Cruas (N2) 22 – Montpellier (D1) 39
Avec une équipe conduite par Bojinovic, Juricek et un excellent Stojinovic mais amputée des ses champions d’Europe, Montpellier a dominé une USMC méritante qui se souviendra longtemps de cet instant de fête.
A Montélimar,
1300 spectateurs
Arbitres MM Moreno et Serrano
Mi-temps: 8-16
Pour Montélimar-Cruas :
Gardiens : Urbe 46’et 10 arrêts, Muraru 14’ et 2 arrêts dont 1P
Buteurs : Favre 3/14, Arnaud 1/3, Barbier 1/4, Rebiga 3/8, Dragic 3/5, Kolev 1/4, Audemard, Dierkens 4/8 dont 2/3 P, Fabre 1/1, Manifacier 2/8, Boyer 2/4, Lafleur 1/1.
Pour Montpellier :
Gardiens : Stojinovic 47’ et 21 arrêts dont 1P, Desbonnet 13’ et 5 arrêts
Buteurs : Vancauwenberghe 0/1, L. Karabatic 2/2, Accambray 3/6, F. Joli 5/6, Di Panda 2/2, Facila 2/3 Honrubia 10/10 3/3P, Juricek 6/7, Grebille 1/2, Zens 1/1, Pongerard 2/2, Bojinovic 5/10 dont 0/1P.

L’USMC en avait rêvé, Montpellier ne l’a pas fait. Les stars françaises sacrées dimanche en Autriche et en manque de sommeil depuis, sont en effet restés au chaud dans la capitale languedocienne pour laisser place à une équipe mixte qui devait toutefois assurer la qualification hier à Montélimar devant 1300 spectateurs un brin déçus mais prêts à soutenir plus encore leur équipe. Depuis mardi, Patrice Canayer, qui était lui aussi en Autriche, a entamé la reconstitution du puzzle MAHB.
Avec une bonne dizaine de pièces éparpillées dans plusieurs coins de l’Europe et revenues voilà quelques heures seulement dans l’Hérault, il n’avait pas jugé bon déplacer les joueurs majeurs de son armada.
LE PUZZLE MAHB
Cela redonnait finalement un peu d’intérêt sportif à une opposition moins déséquilibrée que prévu. Du moins pouvait-on l’imaginer un instant. Nicolas Tricon, le premier, ne jubilait pas : « Cela ne change rien pour nous, on a un mini plan qui est d’essayer de ne pas trop vite lâcher la balle en attaque, être bien sur les phases de transition et faire attention pendant 15 ou 20 minutes. Contre eux, on a peut-être 1/4 d’heure de répit ».
Peut-être… Encore fallait-il que Stojinovic, Bojinovic, Juricek et autre Accambray, tous internationaux, mais surtout Patrice Canayer, connu pour son exigence, l’entendent ainsi. L’ossature des quatre expérimentés était d’ailleurs alignée d’entrée mais l’USMC avait l’immense privilège de mener deux fois à la marque (2-1, 3ème). Les deux seules du match. Cela suffisait presque à son bonheur puisque Juricek et Bojinovic orchestraient ensuite des montées de balle tranchantes et souvent victorieuses (3-6, 8è).

C’était d’ailleurs avec cette arme là que la formation de Canayer faisait enfler le score car contrairement aux souhaits de Nicolas Tricon, les locaux éprouvaient quelques peines à tenir la balle aux abords du mur central adverse composé de Karabatic, Bojinovic et Accambray. Du lourd, du très lourd.
1/4 D’HEURE DE REPIT ? MÊME PAS !
L’expérimenté Dragic avouait que « l’USMC n’était pas bien entrée dans le match et que Montpellier avait joué très vite. On s’est efforcé ensuite de limiter la casse avec nos moyens ». Quand l’intervalle s’ouvrait, Stojinovic se chargeait de repousser la belle volonté d’Arnaud ou Favre (5-12, 20è). La messe était dite mais, à un 6-0 montpelliérain, l’USMC parvenait à répliquer par un 3-0 moins somptueux mais tout aussi honorable. Par bribes, les Jaunes résistaient.
Malgré l’ampleur du score, les Montpelliérains conservaient tout leur sérieux, histoire bien sûr de respecter l’adversaire. C’est une marque de fabrique. William Accambray ne cachait pourtant pas sa satisfaction. « Contre les grosses ou les petites écuries on n’a pas l’habitude de se relâcher. Ce n’est pas toujours évident face à une équipe qui ne joue pas comme une formation de D1 mais on voulait jouer à fond et on y est parvenu ».
L’USMC EVITE LES 40 BUTS
Le spectacle était aussi rendez-vous avec des gestes rarement vus du côté de l’Espace Sesame mais surtout une rapidité d’exécution forcément déroutante pour les coéquipiers de Mathieu Barbier. Les quarante buts étaient évités de justesse, ce qui représentait déjà un petit exploit. Urbe, Barbier ou Dierkens pouvaient quitter l’arène le sourire accroché au visage, devant 1300 spectateurs joyeux. L’instant avait bien été magique.
Lilian Bernard pour