Encore une fois le MAHB a fait parler sa puissance, encore une fois son adversaire du jour n'a pas été loin de le faire trébucher, mais au final et pour la troisième fois cette saison, le titre est revenu au club héraultais. Il aurait fallu que Paris puisse tenir sur le rythme de sa première période, que les exclusions ne viennent pas trop sanctionner son niveau défensif pour que la balance penche de nouveau pour Paris, mais face à un Mladen Bojinovic économisé la veille face à Ivry, un Michael Guigou qui a vraiment affirmé son retour aux affaires dans cette finale après sa demi-finale et un Issam Tej combattant de tous les instants, le tenant de la coupe n'a rien pu faire pour conserver son bien.
Au contraire, c'est Montpellier qui empoche sa 8° coupe de France, montant encore d'un cran un record qui n'est pas près d'être battu si ce n'est par eux même, après la Coupe de la Ligue à Albertville, le Championnat face à Toulouse la semaine dernière, la Coupe de France 2008 tombe dans l'escarcelle d'un club redevenu imbattable dans l'hexagone cette saison.

Pourtant Paris aura beaucoup essayé dans ce match, tonique en début de match et extrêmement bien protégé par un Patrice Annonay que la Coupe de France émoustille toujours, Paris s’est bagarré pendant plus de 40 minutes avec en combattant de tous les instant un Olivier Girault qui ne voulait pas que le PHB lâche son trophée. Avec au final un 11/12 aux tirs et 4 passes décisives, l’ailier – demi de Paris a tout tenté pour faire basculer la décision de son côté. Mais sur la base arrière il a un peu prêché dans le désert. Si Ibrahim Diaw a fait dans le sérieux mais sans trop de réussite, pour le reste les bras de la capitale n’ont pas fait dans le torride. Manquant de percussion sur cette base arrière, les hommes de Thierry Anti ne pouvaient que s’empaler sur une défense de Montpellier toujours très appliquée et qui ne peut être vraiment mise à mal quand le danger de loin est quasi inexistant.

Une fois les forces offensives de Paris cantonnées sur la base avant, offensivement il y a toujours de quoi remplir son escarcelle à Montpellier. Avec un Cédric Burdet encore régulateur, un Issam Tej chaud comme une baraque à frite, un Jan Sobol qui parfois ne sait même plus ce que veut dire rater un shoot, si l’on rajoute à ça un Michael Guigou qui alterne l’aile gauche et la mène avec bonheur, cela faisait un peu trop pour arriver à faire basculer le match en fin de seconde période. Car même distancés de 4 buts à la 40°, le PHB va arriver à faire beaucoup avec peu. Profitant des moindres espaces, capitalisant les arrêts de son portier, les Rouges revenaient à hauteur du MAHB avant de nouveau de se faire distancer de 4 buts. Un yoyo duquel cette fois ci Paris ne se remettra pas, même avec toute l’énergie du désespoir il ne pourra empêcher Montpellier de gérer au mieux les derniers ballons. Ceux qui font mal, ceux ou malgré toute sa débauche d’énergie pour arracher la prolongation on subit le but qui fini définitivement de tuer tout suspens.

C’est sans doute dans cette gestion que tous les clubs français qui rêvent de faire trébucher Montpellier ont le plus à apprendre, tous les ballons valent cher, mais certains ont carrément le prix d’un titre.

A Mulhouse, Palais des Sports 37 rue de l'Illberg
Le 27/04/200 à 15h30
Montpellier AHB - Paris HB : 28 - 26 (Mi-temps: 11-11)
1500 spectateurs
Arbitres :
MM Dentz et Reibel
