
Après trois jours de compétition à Lyon contre l’Autriche, l’Angola et la République Dominicaine, la Norvège débarque à Metz après avoir fait le plein de points. Six au total, engrangés grâce à 3 victoires qui placent déjà la Norvège en bonne position à l’attaque du tour principal. Revenons sur les performances d’un des favoris pour le sacre mondial.
Les ailières
Ragnhild AAMODT, Kari Mette JOHANSEN, Vigdis HAARSAKER, Tonje NOSTVOLD

Depuis toujours, les contre-attaques sont un élément clé du jeu norvégien. Les avants sont affûtées, rapides et habiles. Ce secteur de jeu fut la satisfaction première du jeu des scandinaves. On pense surtout à Kari Mette JOHANSEN qui a déjà inscrit 16 buts dans la compétition. Il n’y aucun doute que l’ailière de Larvik est en lice pour l’élection de meilleure ailière gauche. De l’autre côté de l’aile, Ragnhild AAMODT est présente sans faire d’éclat. Un talent qui devrait s’exprimer en se frottant à de grands défis. Elle a dû également partager son temps de jeu avec une autre grande joueuse, Vigdis Haarsaker, qui après des blessures, fait son retour en compétition internationale. Ses sorties ont été parfois contrariées par des tirs immanquables mais elle résidera un joker majeur pour Marit Breivik : si elle a évolué à l’aile jusqu’ici, Vigdis Haarsaker est une joueuse évoluant sur toute la base arrière.
Les pivots
Else-Marthe SORLIE LYBEKK, Karoline DHYRE BREIVANG, Marit FRAFJORD

Avec la blessure d’Isabel BLANCO, autre pivot historique de l’équipe, Marit BREIVIK a donné sa chance à une « jeune confirmée » en la personne de Marit FRAFJORD. Déjà présente pour la campagne suédoise l’an dernier, la joueuse de Byasen a fait très bonne figure dans ce premier round. Karoline BREIVANG fut souvent utilisée comme demi-centre entrant en deuxième pivot, reléguant son rôle de buteuse à la jeune Marit FRAFJORD auteur notamment d’une très bonne prestation contre la République Domicaine.

Else-Marthe SORLIE LYBEKK est l’équivalent de ce qu’est Isabelle WENDLING à la France : un pivot mythique à la fois en défense et en attaque. Présente lors du sacre de 1999, celle qui a effectué son retour en équipe nationale depuis deux ans,n’a raté aucune de ses sorties à Lyon excepté peut-être en attaque face aux grands gabarits de l’Angola. Cette joueuse est une pièce maîtresse sur le terrain et en dehors puisqu’elle est co-capitaine avec Gro HAMMERSENG.
Les arrières
Anette Hovind JOHANSEN, Katja NYBERG, Goril SNORROEGGEN, Linn Kristin RIEGELHUTH, Gro HAMMERSENG, Linn SULLAND
Comme annoncé à propos du match contre l’Autriche (cf. « Groupe C : Norvège, mention très bien »), Larvik est l’un des principaux réservoirs de l’équipe nationale. De ce club champion en titre, « Linka » Riegelhuth est depuis deux ans la nouvelle coqueluche norvégienne et le plus grand espoir de la prochaine génération. Ses performances à Lyon n’ont pas démenti. Avec toujours la même détermination, l’arrière gauche (évoluant souvent à droite) a su conclure la majorité des contre-attaques et créer des espaces de tir pour Goril SNORROEGGEN.

Cette dernière, habituée à jouer les leaders à Byasen, a été la meilleure arrière norvégienne depuis le début de la compétition. Gro HAMMERSENG a bien sûr fait des miracles mais l’on en attendait pas moins de cette demi-centre déjà mythique. Goril SNORROEGGEN, âgée de 22 ans seulement, a confirmé les espoirs placés en elle en brillant dans tous les secteurs de jeu qui font la marque de fabrique norvégienne : elle a su s’engager de manière franche, conclure les contre-attaques ou encore suppléer Else-Marthe SORLIE LYBEKK et Katja NYBERG en défense.

Malgré des victoires obtenues sans difficulté, la Norvège a sa part de mystère. Revenue de blessure (blessée à l’Euro 2006 au genou) et sélectionnée au dernier moment, Katja NYBERG essuie les critiques depuis le début de la compétition. Sifflée par le public lyonnais lors du second match, l’arrière d’Ikast est loin de son niveau habituel. Auteur d’un 1/7 en trois matchs, ses statistiques offensives sont les plus mauvaises. Il serait néanmoins faux d’enterrer l’ancienne finlandaise qui a livré un bon match contre l’Autriche. Son ascension offensive passera par la case défense où elle veille au grain depuis le début. Elle a stoppé plusieurs contre-attaque et distribué des coups pour deux sur la ligne des 6 mètres. Une joueuse en quête de confiance qui sait relever les défis…
Les gardiennes
Kari Aalvik GRIMSBO, Terese PEDERSEN, Katrine LUNDE HARALDSEN

Le poste de gardien est-il le seul secteur de jeu épargné par les blessures ? Pour le moment, oui mais attention… En effet, dès le premier match, Katrine LUNDE HARALDSEN est sortie après avoir saigné du nez longtemps. Plus de peur que de mal ce coup-ci mais lors du dernier match, cette même joueuse s’est plaint de trouble de la respiration. Si le Palais de Sports fut bouillant pendant ces trois jours, les médecins de la formation ne trouvent pas, pour le moment, d’explications à ce malaise. Des alertes qui peuvent être sérieuses et changer le cours de matchs-couperets, Katrine LUNDE HARALDSEN étant la gardienne n°1 de la Norvège. Pour le moment, les portières scandinaves n’ont pas fait d’étincelles mais nous savons qu’une gardienne enflamme les foules dans les moments les plus impossibles…
Note : les joueuses ont été réparties selon les postes qui leur ont été attribués lors de ce premier tour – il ne faut pas oublier la grande polyvalence de chaque joueuse et donc, la possibilité d’une répartition différente.