Plus affûté que Pontault-Combault, le Paris Handball s’est largement imposé (22-31) mardi en amical. L’équipe de Thierry Anti, finaliste du Tournoi de Tremblay, semble monter en puissance.
Les deux formations débutent la rencontre avec des compositions d’équipe proches de celles qui devraient être utilisées en cours de saison. Paris donne du rythme à la rencontre dès les premières minutes, s’appuyant sur un Patrice Annonay en réussite dans les cages et trouvant le chemin des filets grâce à Sorhaindo, Stanojovic ou Diaw (1-5, 10ème minute). David Peneau multiplie les consignes sur le banc de touche pontellois car le PC-HB éprouve quelques difficultés à trouver des espaces au sein d’une solide défense parisienne. Holder, Waeghe puis Jean-Zéphirin en pivot se battent sur tous les ballons et permettent à leur formation de rester au contact des parisiens (5-6, 15ème minute).
Paris, moins serein, gâche davantage de ballons et bute sur Oleg Sapronov. Ortega sur penalty, Diaw et Elezovic répondent à des offensives de Jean-Zéphirin, Guillaume et Waeghe (10-12, 27ème minute). La défense pontelloise trouve ses marques et Sébastien Fernandez, rentré à la place d’Oleg Sapronov dans les buts pontellois, met en échec l’ancien pontellois Saïd Ouksir. Paris regagne les vestiaires avec deux longueurs d’avance (11-13) grâce à un but de Kevynn Nyokas dans les dernières secondes.

En seconde mi-temps, Pontault-Combault va progressivement lâcher prise, Paris faisant parler sa puissance. Arnaud Tabarand, à la place de Patrice Annonay, permet à son équipe d’exploiter de nombreuses contre-attaques. Paris muscle également sa défense et s’appuie sur l’expérience d’Olivier Girault pour creuser l’écart (14-21, 40ème minute). Malgré plusieurs buts de Geoffrey Guillaume à l’aile, Pontault-Combault ne parvient pas à inquiéter les parisiens. David Peneau opère une large revue d’effectif et fait jouer la plupart de ses jeunes recrues.
Les moindres erreurs pontelloises se payent cash face à un Paris Handball plus expérimenté (18-25, 50ème minute). Di Salvo corse l’addition en inscrivant deux buts successifs (20-29, 57ème minute) malgré deux réalisations de William Holder. Au final, l’équipe de Thierry Anti s’impose de neuf buts (22-31) face à une formation pontelloise en manque d’automatismes.
Les réactions :
Thierry Anti, entraîneur du Paris Handball :
« Ce match nous a permis d’effectuer quelques rodages, d’intégrer les recrues dans notre système de jeu. J’ai effectué des tests en défense lors de chaque mi-temps. Dans l’ensemble, nous avons été sérieux. Lors du tournoi de Tremblay, nous avons affronté une équipe de Nordhorn très forte et mieux préparée que nous. Nous avons eu trop de déchets et nous sommes tombés sur un gardien adverse exceptionnel. Nous avons perdu trop de ballons pour pouvoir prétendre inquiéter ce type d’équipe. Les recrues sont bien intégrées au sein du club. Il faut maintenant que les joueurs étrangers qui sont arrivés à l’intersaison parviennent à dépasser la barrière de la langue. L’équipe est relativement jeune et a encore beaucoup de travail à effectuer. Nos cinq premiers matchs de championnat seront très importants car ils vont nous permettre de savoir si nous pourrons viser les premières places de D.1. »
David Peneau, entraîneur de Pontault-Combault :
« Ce fut un match difficile. Le score illustre bien l’écart qui a existé entre une formation qui va jouer le haut du tableau et une autre qui va lutter toute la saison. Nous avons réalisé une bonne première mi-temps mais nous avons ensuite perdu trop de ballons et avons manqué de rigueur aux tirs. Ça ne pardonne pas. L’investissement de certains joueurs n’est pas encore à la hauteur de mes attentes. Sur l’ensemble du match, nous avons été davantage spectateurs qu’acteurs. Dans le jeu, l’écart entre les jeunes et les joueurs d’expérience est encore important. La différence de niveau existe. Il me manque encore deux joueurs (Ighirri et Davignon), ce qui me prive de rotations supplémentaires. Sébastien Fernandez, en gardien numéro 2, a montré à Aurillac et contre Paris qu’il pouvait prétendre à du temps de jeu. C’est ce que j’attends des plus jeunes qui manquent de confiance et d’expérience. Mais il ne faut pas rêver, cela ne va pas se faire du jour au lendemain ! »