Au sortir d’une finale de coupe de la ligue perdue face à Metz, Pierre Terzi, co-entraîneur de Dijon revient sur un rendez vous manqué et les perspectives d’une formation dernière équipe française engagée en compétition européenne.
Hz : Pierre, comment analysez vous à chaud cette défaite face à Metz ?
J’y ai cru en début de seconde mi-temps car l’on récupère huit balles dans les dix premières minutes, mais le problème c’est qu’on en met qu’une seule au fond et que sur les balles que l’on récupère, l’on se fait contrer parce que l’on est encore trop approximatif et imprécis dans ce que l’on fait. Ce qui veut dire que face à une équipe comme Metz, si l’on a pas plus de précision, on se fait laminer et c’est ce qu’il s’est passé.
Néanmoins, le score me parait lourd, car a la fin Metz a eu un maximum de réussite. Car même lorsqu’elles étaient en difficulté sur leur première intention d’attaque, tous les contres leur ont été favorables. Par exemple, la fille qui ne s’y attendait pas se retrouvait toute seule balle en main alors que l’on les avait contré ou que notre gardienne avait arrêté le tir.
L’ampleur est lourde et cela me chagrine pour les joueuses. Maintenant on ne méritait pas de gagner ce soir, nous n’avons pas produit un jeu assez précis et assez collectif, et ce malgré notre courage et notre cœur. Mais vous savez à un moment donné, le cœur ne suffit pas au handball, il faut aussi avoir un peu de stratégie, et là j’ai quelques joueuses majeures qui sont passées à coté du jeu et du match. Alors peut être a-t-on laissé beaucoup de gomme en demi finale, peut être…
Hz : Vous dîtes les certaines de vos attaquantes avoir anticipé leurs tirs. Pensez vous que votre effectif se soit affolé ?
P.T : Non, mais elles ont été un peu précoces. Je ne pense pas que cela soit de l’affolement. On avait décidé de travailler selon une certaine logique et une certaine logique, et selon certaines courses et au lieu de cela on envoi la balle, on prend une passe, une course, cinq tirs, la défense n’est pas travaillé, n’est pas mise en déséquilibre, on attend pas que les pivots travaillent, ou on jette la balle aux pivots beaucoup trop tôt, ce sont des erreurs de cadettes, sur des filles de niveau et de classe internationale. On le paie cash, même sur la fin, au moment où on jette la balle dans les mains de l’adversaire et on prend un contre direct et ce alors que l’on est en train de produire du jeu en défense et de contrer des ballons et on vendange ! Quand on vendange, on ne récolte pas que des grands crus, et aujourd’hui c’était un petit cru Dijon

Hz : Finalement, que vous êtes vous dit au sortir de cette rencontre ?
P.T : On s’est dit que la route est encore longue pour nous au mois de mars et que ce n’est pas parce que l’on avait pris une petite claque derrière la tête que tout s’arrêtais. Bien au contraire, on rejoue mercredi face au havre, on a un gros week end européen durant lequel nous allons nous lever deux fois à 5 heures du matin et on a la coupe de France deux jours après.
Il nous faudra rester ensemble, rester concentré même si cela ne va pas être facile. Le plus dur arrive maintenant.
Hz : Dijon reste engagé en coupe d’Europe, coupe de France, et lutte en championnats pour les premières places. Vous êtes vous fixé un objectif plus qu’un autre ?
Crédits Photos : Vincent Esch
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