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Renvoyées par les Tsarines…
International/Mondial

Rassurées par leur victoire sur la Macédoine, les Françaises, d’ors et déjà qualifiées pour les quarts de finale à Bercy se voyait offrir le droit de rêver à une première place de poule. La condition : Battre la Russie dans des Arènes chauffées à blanc et ensuite faire un deuxième exploit en battant la Norvège mardi prochain. Pour se faire, Olivier Krumbholz avait décidé de mettre Makaan Tounkara au repos, la Havraise ayant été largement sollicité depuis la blessure de Stéphanie Cano. Restait à mettre la Russie sous l’éteignoir en lui mitonnant une défense bien prise de tête pour les grands gabarits russes privé de sa seule arrière droite gauchère Bliznova, victime sans doute d’une rupture des ligaments du genou face à la Norvège et mettre en place un jeu offensif digne de rivaliser avec la défense 6-0 des Russes qui avait étouffé l’attaque de la Norvège.

Krumbholz contre Trefilov
Et au jeu d’échec annoncé, la France posait ses pions la première avec une double stricte sur Liudmila Postnova et Irina Poltoratskaya et la fameuse 4-2 tant attendue en attaque avec Isabelle Wendling et Véronique Pecqueux Rolland. Mais les Russes outrepassaient assez facilement cette défense et tentant et réussissant quelques mouvements individuels de bonne facture et obtenant presque à tous coups des jets de 7 mètres que l’immense Elena Polenova se faisait un plaisir de convertir sans ciller. Mises en révolte, les Françaises commençaient à trouver des espaces par Sophie Herbrecht ou au poste de pivot où elles aussi bénéficiaient de jet de 7 mètres. Mais malgré une prestation plus que convaincante d’Amandine Leynaud dans les buts, les Tricolores souffraient de plus en plus face à cette 6-0 russe qui mettait les tireuses françaises dans le rouge complet. Résultat, montées de balle et solution de près faisaient gonfler le score de façon très angoissante pour le public.

La Russe se corse
Olivier Krumbholz changeait alors de défense, passant lui aussi sur une 6-0 et lançant Mariama Signate en attaque pour apporter de la puissance de tir à son jeu. Mais la tactique va être immédiatement contrée par Evgueni Trefilov qui ajustait ses troupes et en plus trouvait une Maria Sidorova précieuse dans les buts. Résultat un trou de 6 buts qui faisait tâche dans les espoirs français. La révolte bleue ne pourra que stopper l’hémorragie, Camille Ayglon et Nina Kanto trouvant les bons espaces, mais rien de plus pour combler une partie de ce retard déjà bien conséquent pour garder des ambitions réelles de victoire.

Rien de mieux, tout est pire
Le début de seconde période allait confirmer la suprématie des Championnes du Monde en titre face à leurs devancières. Maria Sidorova qui continue à martyriser les shooteuses tricolores quand les tirs sont cadrés, la défense qui ne trouve plus trop la parade aux attaques de leurs adversaires et au bout de 7 minutes de jeu, ce n’était 6 buts, mais 8 qui séparaient les deux formations. La situation devenait même critique à la fin du premier quart d’heure, avec 9 buts de retard et le temps mort pris par Olivier Krumbholz sur un shoot gagnant mais refusé d’Isabelle Wendling, comme si la domination russe ne suffisait pas, le sort jouait aussi son rôle dans l’affaire.

Tout est perdu, fort l’honneur, quoi que…
Seule celle qui avait faillit disparaître au plus profond du trou dans lequel ses performances face au Kazakhstan et la Croatie avaient failli l’emmener, Camille Ayglon, trouvait encore quelques solutions offensives. Autour de ça, un peu le grand vide provoqué par une trop grande domination des Rouges contre laquelle Valérie Nicolas essayait bien de lutter mais bien en vain. La messe était dite depuis longtemps et la fin de match allait être quasi cruelle avec le -10 de la 50° minute, même le retour en 5-1 ne changeait rien à l’affaire. Les dix dernières minutes allaient être un gros calvaire pour les Bleues, perdant ballons sur ballons en attaque, laissant les Russes dérouler comme à la parade, qui semblaient ne même plus forcer leur talent. Polenova enquillait les 7 mètres, les contre-attaques giclaient de plus en plus rapidement et le -11 final ne fait rien avancer au niveau des actions tricolores. Ni le classement, la 4° place semble maintenant certaine, ni la confiance qu’il va falloir retrouver mardi face à la Norvège, vaste programme…, ni pour les quarts de finale ou la France est maintenant promise au premier de la poule de Dijon, ce qui sera tout sauf une partie de plaisir.

A Metz, Arènes
Le 9 décembre 2007 à 16h30
France – Russie : 20 – 31 (Mi-temps: 9-15)
4 500 spectateurs
Arbitres :
MM DIN C. et DINU S. (Roumanie)

Les réactions :

 

Statistiques du match

France
Gardiennes
1 LEYNAUD Amandine 30' 4/17 dont 0/2 pen.
16 NICOLAS Valérie 30' 7/25 dont 0/4 pen.

Joueuses
4 KANTO Nina 2/2
5 AYGLON Camille 6/9 dont 4/4 pen.
7 PINEAU Allison 1/5
8 PECQUEUX ROLLAND Véronique 2/2
10 HERBRECHT Sophie 4/9 dont 3/5 pen.
13 WENDLING Isabelle 0/1
14 BORG Myriam 0/2
17 DEMBELE Siraba 0/3
18 GUEHL Delphine 2/4
20 TERVEL Rafaelle 1/2
22 PIEJOS Katty 2/7
24 SIGNATE Mariama 0/4

Russie
Gardiennes
1 SUSLINA Inna 3' 2/6 dont 1/4 pen.
16 SIDOROVA Maria 57' 14/30 dont 1/5 pen.

Joueuses
2 VYAKHIREVA Polina 2/3
3 POLTORATSKAYA Irina 4/5
4 ROMENSKAYA Oxana 1/2
5 POSTNOVA Liudmila 3/4
6 KAREEVA Anna 3/4
8 ANDRYUSHINA Ekaterina 1/4
9 USKOVA Yana 2/2
10 POLENOVA Elena 7/8 dont 6/6 pen.
11 TUREY Emilia 1/3
15 SHIPILOVA Natalia 6/9
18 MURAVYEVA Nadezhda 0/2
19 DMITRIEVA Elena 1/3

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