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Saint Cyr : Une rentrée tant attendue…
France/Division 1M

Dans le sport, également, il règne bien souvent comme un parfum de nostalgie, les jours de rentrée… Souvenons-nous…Enfant puis adolescent, on a tous connu cette petite boule à l’estomac, quand la cloche lâchait son cri pour conclure de manière définitive les vacances. Cette légère appréhension à l’appel de son nom, la découverte de sa classe, de ses professeurs.

« Ah, je suis en 4ème C… ». « Mince, c’est la mère « trucmuche » en français… ». « Cool, « la Guille », « Paulo », « Totom » sont dans la même classe que moi !... ». « Crotte !..., le p’tit Louis est en 4ème B… » « Flute, la belle prof d’allemand a quitté le bahut !... ». Un peu de stress, donc, d’excitation … Aussi, chaque année, fin juillet, sonne l’heure du ralliement dans un complexe sportif saint-cyrien, « niché » entre verdoyante vallée de la Choisille, habitations résidentielles et zone commerciale aux  enseignes qui fleurissent à perte de vue… Cet institut se nomme « S.C.T. », ses pensionnaires sont « la bande à Titi », encadrés par le trio collégial, Berthier, Mallet, Delarue sous l’œil bienveillant du proviseur Bouhour.

Studieux dans un premier temps, plus animé ensuite, ce premier contact attise, également, notre impatience… Nous nous empressons de partager ces instants, heureux de revoir les « anciens », avides de découvrir les « nouveaux »… A l’aurore de cette saison 2010-2011 historique pour le S.C.T. et le handball local, le contingent labellisé « bizut » recense cinq éléments. Alors, tour à tour, vous allez faire la connaissance avec ces nouvelles recrues qui vont accompagner le reste du collectif tourangeau dans son intronisation aux différents paragraphes et versets de la L.N.H.



Yassine IDRISSI : " Un esprit revanchard..."

La discussion est courte mais dense et enrichissante. Pas de doute, on sent dans le regard et la voix du gardois, exilé au pied de la Tour Eiffel, de la détermination et un sentiment de revanche. Après deux saisons mi figue, mi raisin à Créteil, avec à la clé, une descente aux enfers de la D2, le néo saint cyrien veut repartir de l’avant…

Ton arrivée au club ?
« Mon arrivée s'est très bien passée. Il y a quelques joueurs que je connaissais déjà par le biais de la Coupe de France et même des anciens joueurs de LNH. C'est un très très bon groupe qui vit très bien. »
Tu avais d'autres choix ?
« J'avais d'autres choix mais celui-là était très intéressant sportivement et humainement. J'avais eu des contacts déjà avec quelques joueurs. »
Tu n'arrives pas en terrain inconnu ?
« Non pas trop. La ville, par contre, oui. »
Ca va te changer de Paris ?
« C'est ce que je veux. Paris, c'était juste une expérience. On va essayer d'oublier et passer à autre chose, se remettre à travailler encore et encore. Surtout qu'il y a Laszlo Fulop qui est là, un gardien d'expérience et j'avais vraiment envie aussi de travailler avec lui. Je n'entends que du bien de lui. »
Ton parcours. Formé à Nîmes, c'est bien cela ?
« Oui, sport étude, centre de formation, équipe première à l'issue du centre de formation. J’ai fait deux ans à Nîmes et j'ai signé pour Créteil deux ans. »
Tu as côtoyé un certain Bruno Martini
« Oui, j'ai eu Bruno Martini comme partenaire. Une très très belle aventure, une  expérience enrichissante. Il m'a beaucoup appris. »
Créteil ?
« C'était plein de circonstances qui faisaient que ça ne s'est pas très bien passé, la première année. Ca allait un peu parce que les" vieux" étaient encore là, ça pouvait tenir la route mais l'année d'après, que des nouveaux, donc une équipe peu expérimentée. »
En dehors du hand, des passions ?
« Comme tous les handballeurs, dvd, musique, cinéma en général. »
Un mot à ajouter ?
« Je ne connais pas trop les bénévoles mais on ne m'a dit que du bien d'eux. Donc je voulais leur faire passer un petit message et qu'ils sachent que l'on pense à eux. On sait que c'est important et merci d'être là. »

Adrien MOLINIE : « La tete et les jambes… »
Il avait peu de chances d’y échapper le grand Adrien. Natif de La Tronche, cité de la banlieue de la préfecture iséroise, son parcours était tout tracé. Grenoble, sa cité universitaire, son école d’ingénieurs...Ce n’est plus une légende !... Donc, Adrien a suivi des études… d’ingénieur !... oui, Molinié, c’est la tête et les jambes… Un cerveau bien huilé et un physique rodé depuis longtemps aux joutes de la D2. Un savant cocktail qui n’a jamais laissé insensible Christophe Bouhour et son état major…  Tranquillement, l’isérois récupère d’une séance assez physique… Pas un mot plus haut que l’autre… Posément, le meilleur demi centre du dernier Championnat d’Europe Universitaire avec l’I.N.S.A. de Lyon se dévoile…

Ton parcours de handballeur ?
« Mon parcours a commencé à Grenoble où je suis né, en banlieue. Après je suis rentré aux sports études de Chambéry, j'ai fait trois ans là-bas et ma dernière année, je me suis entraîné avec le centre de formation de Chambéry en 2003.Ensuite, je suis arrivé à Villeurbanne. La première année on a été champions de France de N3 avec la réserve de Villeurbanne, puis  deux saisons en D2 à Villeurbanne, une en D1 et deux autres en D2 et, enfin,  j'arrive à Saint Cyr. »
C'est un concours de circonstances ?
« Saint Cyr, ils voulaient déjà que je vienne l'an dernier, mais il me restait une année d'étude (six mois de stage et six mois de projet). Donc, ce n'était pas possible de faire ça ailleurs que sur Lyon. C'était un peu compliqué pour moi la saison dernière. J’étais en stage à Valence, je jouais à Lyon. J'ai préféré assurer ma dernière année d'étude en restant à Villeurbanne. Après le Président Christophe Bouhour a pris des nouvelles assez régulièrement. Il m'a recontacté quand on a fait le match retour ici. Ca s'est fait petit à petit, j'y pensais depuis un moment. »
Tu as fini ton cursus universitaire ?
« Oui, enfin, presque ! Malheureusement, il me reste trois examens à passer en septembre. »
Tu as fais des études dans quel domaine ?
« Une école d'Ingénieurs, c'est l'I.N.S.A  de Lyon, pour un diplôme d'ingénieur. Les trois premières années sont générales et après on se spécialise dans un domaine. Moi, c'est mécanique et conception. Maintenant j'ai décidé de faire une petite parenthèse pendant deux ans. Me consacrer totalement au hand pour voir où ça peut me mener et essayer de faire du mieux possible ici. »
Tes premières impressions sur ton arrivée en Touraine ?
« C'est beaucoup plus professionnel que ce que j'ai connu. Beaucoup de structures, beaucoup de gens qui travaillent autour et puis au niveau de l'équipe, une très bonne ambiance, ça chambre, ça parle beaucoup et puis ça bosse quand même bien !... A l'entrainement, il y a beaucoup d'intensité, c'est ce qui m'a le plus surpris au début, notamment en phase de préparation, c'est très bien, c'est un plus pour progresser. C'est François (Berthier) et les joueurs sur le terrain qui mettent l'intensité, ça te fait vraiment une bonne émulation. Tout le monde se "déchire" pour progresser, j'espère que l'on sera prêt. »
Un message à faire passer ?
« Un petit bonjour à mes anciens coéquipiers de Villeurbanne qui ont repris lundi. »

Sylvain ROGNON : « De l’Est à l’Ouest… »
Même « recouverts » du maillot de « l’Albiceleste » (équipe nationale argentine), les deux cent quatre centimètres de Sylvain Rognon ne passent pas inaperçus… comme sur les parquets d’ailleurs… Silhouette d’échalas reconnue et appréciée. Aussi, le discret bisontin que l’on croyait fidèle à l’est de la France a mis le cap sur l’ouest pour y trouver son Eden… Là aussi, comme pour Molinié, nous vivons un entretien posé. Maturité et tranquillité caractérisent cet homme serein qui attend une deuxième naissance dans son foyer…

Raconte-nous rapidement qui tu es, d'où tu viens, ton parcours :
« Jai 28 ans, suis marié, un enfant, bientôt deux. J'ai commencé le handball à l'âge de neuf ans, du côté de Besançon, là où je suis né. Après je me suis exilé du côté de Montpellier où j'ai fait quatre ans là-bas, deux en centre de formation, deux  en pro. Puis, j'ai fait une année à Angers, une autre à Belfort. Quatre ans à Mulhouse et puis me voici à Saint Cyr. »
Tu connaissais déjà ?
« Oui, on a joué quelques années contre Saint Cyr à l'ancienne salle et c'était la première année où Saint Cyr était monté. Je crois, ils avaient du faire champion de N1 et ils étaient montés et nous, on était déjà en D2 avec Mulhouse (Wittelsheim à l’époque…). C'était un bon souvenir pour nous parce qu'on avait plus dix à l'aller chez nous, plus dix ici, c'est quand même rare de gagner de dix buts à l'extérieur !... »
Une page se tourne... Tu quittes l'Est, tu connaissais Angers… Tu t'es arrêté juste avant !...
«  Oui, c'est ça. (Rires !...) »
Une page se tourne...
« Oui complètement, j'étais bien installé à Mulhouse, j'étais très content de la situation, par rapport à ma famille, par rapport au projet professionnel. »
J’ai lu que, quand tu étais parti de là-bas, tu en avais gros sur le cœur ?
« Gros sur le cœur, peut être mais je viens à 100 % à Saint Cyr !... Mais ce n’est pas toujours simple de quitter un endroit où on a été très bien accueilli, très bien reçu, vraiment apprécié. C’est toujours un petit crève-cœur, mais ça fait partie de la vie du sportif professionnel d'aller chercher des opportunités comme celle de Saint Cyr qui s'est présentée pour moi. Un challenge en D1 à 28 ans, donc du moment qu'on a pris la décision avec mon épouse, il n'y a pas de problème. »
L'arrivée en Touraine ?
« Ca fait trois semaines que je suis là, donc j'ai pas encore eu trop le temps de bien découvrir. J'ai vu un peu le centre de Tours, et comme je suis un peu à la campagne, du côté de Mettray, on arrive à se faire quelques ballades. On va prendre le temps petit à petit avec ma famille de visiter les alentours, on  ne m'a dit que du bien. »
Sportivement, cette reprise. Les premiers contacts avec le groupe ?
« Très bien, très bien, je sais ce que c'est que de changer de club. J'ai été très bien accueilli, je pense, comme les autres joueurs qui arrivent. C'est un groupe très homogène, qui vit très bien ensemble. C’est l'image qu'on avait de Saint Cyr depuis deux ans. Une équipe en pleine bourre, qui jouait le haut de tableau de D2. Un groupe qui intègre tout à fait bien les joueurs, du moment qu'ils font des efforts, c'est le cas de tous les nouveaux. Je dirais qu'on est bien rentrés dans le moule, qu’il faut suivre le rythme. C'est vrai qu'il y a plus d'intensité que ce que j'ai connu du côté de Mulhouse. »
Donc confiant d'autant plus que vous vous connaissez par clubs interposés ?
« Une prise de contact qui a lieu depuis une semaine, dix jours, et puis on commence déjà à parler handball. S'inscrire dans le projet que le coach veut qu'on mette en place pour cette saison. On espère être vraiment prêt pour le début de championnat, parce qu'on aura notre mot à dire dans cette compétition. »
Et pour conclure ?
« Bonjour à tout le monde, à tous ceux qui me reconnaissent. »

Grégoire BREEMEERSCH : « Un nouveau défi… »
Breemeersch : un nom qui sent bon le « plat pays », le houblon… Une appellation blonde, brune, ambrée qui nous étancherait la soif en ces périodes estivales… Ou bien, un nom qui rappelle les pelotons cyclistes avec les authentiques Merckx, Maertens, Van Impe, notamment… Bref, avec un tel patronyme permettez que notre esprit tutoie les fricadelles, les Tours de France, les Liège-Bastogne-Liège !...  Et là, d’un seul coup, patatras, le fameux Grégoire Breemeersch se révèle : « Natif de Rouen, j’ai évolué à Vernon !... ». Voilà notre scénario qui tombe à l’eau. Nous avons fait fausse piste. Il faut se rabattre sur la Normandie !... C’est le propre du sport que de voyager, de découvrir différentes régions, paysages… Cela a son charme… Beau joueur, Grégoire nous donne une deuxième chance. « J’arrive de Dunkerque… ». Super, j’aurai ma bière et ma baraque à frites !... « Hein !... Biloute !...» Finalement, la morale est sauve !...

Grégoire, peux-tu te présenter brièvement…
« Je suis né à Rouen. J'ai commencé le hand dans un petit village dans l'Eure. Ensuite j'ai été à Vernon en moins de 18, quand j'étais aux sport études d'Evreux. Puis, j'ai évolué avec la réserve de Vernon  en Prénationale et on a fait la montée en N3. Je m'entrainais aussi à l'époque avec l'équipe première qui est montée en D1. Ensuite j'ai fait trois ans au centre de formation de Dunkerque et je suis arrivé à Saint Cyr. »
Tu étais en fin de contrat ?
« Oui, ils me proposaient encore un an de centre de formation et moi j'avais envie d'aller voir un peu ailleurs pour aller voir plus haut. »
Une très bonne école ?
« Oui, surtout pour les gardiens, avec un très bon entraîneur qu'est Arnaud Calbry. Je jouais en N2. Ensuite on est redescendus en N3. On a fait champion de France N3 et après cap sur la N2. »
Ton arrivée à Saint Cyr ?
« Ca s'est très bien passé. Une très très bonne équipe, j'ai rarement vu une si bonne équipe, il y a tellement une bonne envie de faire à l'entraînement. Une vraie compétition entre les joueurs, très saine et ça monte le groupe vers le haut à chaque séance. »
Et toi, tu te sens comment ?
 « Très bien, il n'y a pas de différence entre les nouveaux et les anciens, tout le monde est très sympa, bonne ambiance. »
Une passion ?
« A part le hand, rien de particulier !... »

Dusan TOMIC : « Une nouvelle aventure… »
Né dans le Monténégro, passé par l’Italie, la Serbie, le Portugal, l’Allemagne, la Suisse, le souriant Dusan pose son baluchon en Touraine. Et là, tout se complique… Le nouvel arrière ignore tout de la langue de Balzac !...Un vrai jeu de découverte qui nous amène vers le dévoué Thomas Haegeli… En effet, en plus d’être l’efficace « Lucky Luke » des sept mètres, l’alsacien de cœur manie la langue de Goethe d’une façon aussi habile que la pelote en cuir et la bandelette pour nous servir de traducteur ô combien précieux…

Dusan  ton parcours de handballeur ?
« J’ai commencé à 14 ans au club d’Epoxid Metaloplastika, puis au Partizan. J’ai aussi évolué à Porto, Trieste, en  Bundesliga allemande, et Winterthur avant de venir à Saint Cyr. »
Tu comptes des sélections ?
 « J’ai  joué pour l'équipe junior de Yougoslavie, et au Monténégro en seniors. »
Comment  tu te sens au sein du club, avec les joueurs ?
« Tout me  plait  beaucoup, la ville, le club. L’équipe me convient très bien. Je me  sens bien ici. »
Un heureux évènement attend ta famille, je crois ?
« Oui un garçon prénommé David !... Nous  attendons tous les jours parce que c'était prévu pour le 2, et peut être que pendant l'interview, ma femme a des contractions ! ... (Rires !...) »
Un message
«  J’ai déjà une expérience de joueur en première ligue et comme pour St-Cyr, c'est la première fois, j’aimerai aider l'équipe à découvrir ce niveau. »

Christophe Poupault
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