D2M - 21° journée.
Saint Marcel Vernon n’y arrive plus ! Battus dimanche dernier à Nantes (31/26) pour la quatrième fois de suite, les normands dévissent au général et ont très certainement hypothéqué tout espoirs de retrouver l’élite l’an prochain. La venue ce week-end de Lille/Villeneuve d’Ascq pourrait leurs permettre de sortir de cette spirale infernale. Enfin, on l’espère…
A DIX JOURNEES DE LA FIN, l’anti-chambre du handball français est promise à une dernière ligne droite absolument exaltante. A commencer par le bas de tableau où la lutte pour le maintien devrait nous tenir en haleine jusqu’au bout, tant celle-ci semble indécise de Mulhouse (le 10ème) à Massy (la lanterne rouge). Et seulement deux larrons des sept formations concernées s’en sortiront… C’est dire. A l’inverse, la bataille pour décrocher un des deux tickets qui mènent en LNH fait également rage même si et en toute objectivité, on a pourtant le sentiment d’y voir beaucoup plus clair depuis peu. Nantes l’aborde en tête. Avec le costume de favori d’ailleurs aux regards de ces deux derniers succès (Billère et le SMV) des 19ème et 20ème journées. Mais Aurillac n’a pas dit son dernier mot tout comme Dijon, l’invité – surprise – de cette deuxième partie de saison qui, et chose non négligeable, possède le goal avérage particulier sur les deux susnommés. En attendant le choc face aux nantais, prévu début avril, les cantaliens ont en tout cas taillé en pièces (30/20) samedi soir les joueurs de Davidovic. Alors que pendant ce temps là, la formation de Lathoud disposait facilement d’une équipe de Saintes à la dérive (20/28). Doit-on en déduire qu’il n’y a plus que trois prétendants en lice aux deux tiers du championnat ? Mathématiquement non… Trente points sont encore à distribuer d’ici la fin mai. Mais on voit mal désormais Aix en Provence et Saint Marcel Vernon venir se mêler de l’emballage final. Deux ex-leaders qui pointent aujourd’hui respectivement à neuf longueurs de la tête et six sur le second. Et on imagine encore moins comment Cesson-Sévigné et Billère pourraient être en mesure de combler les onze points qui les séparent du leader…

Le temps des questions…
Toujours est-il que dimanche après-midi, la troupe de Dragan Zovko a très certainement hypothéqué ses dernières chances de retrouver l’élite l’an prochain. Un constat implacable mais légitime après ce nouveau revers concédé cette fois en Loire Atlantique face aux nantais (31/26). Une septième défaite, la quatrième – surtout – de rang qui confirme de fait, que les normands n’y arrivent plus depuis plusieurs semaines. Et pour tout dire, on est loin de ce début de saison prometteur, de ces mois d’octobre et novembre pleins de belles promesses, d’ambitions. Mais depuis ce fichu déplacement à Besançon (on y revient encore et toujours !), le rythme de croisière de l’ex-pensionnaire de LNH s’est considérablement essoufflé passant de 2,73 points/match (lors des 11ères journées) à 1,66 (entre la 12ème et la 20ème). Trois petits succès en neuf rencontres, la perte sèche d’un point de vue comptable est considérable évidemment, suffisante en tout cas pour soulever quelques questions. Car des interrogations, forcément il y en a et encore plus les soirs de défaite. A l’évidence, la formation euroise a perdu à Nantes le combat défensif, concédant dix-huit buts en première mi-temps. Une donnée presque rédhibitoire même si elle n’a pas attendu cette fois, 16 minutes et 45 secondes pour inscrire trouver le chemin des filets comme ce fut le cas une semaine auparavant. Reste que du côté offensif, les statistiques d’après match sont cruelles et éloquentes. Seulement 45,61 % de réussite aux tirs (26/57) et treize pertes de balle, l’attaque est à la peine à l’image d’un Karlo Karabatic nettement moins tranchant qu’à l’accoutumé. Et lorsque ‘’Double K’’ tousse, c’est le SMV qui s’enrhume… Un pourcentage loin d’être pourtant accidentel puisqu’il fait suite malheureusement aux précédentes sorties normandes : 42 % face à Aurillac ; 38,46 % contre Cesson-Sévigné et pour finir 44,44 % devant Mulhouse.

Stopper l’hémorragie face à Lille
La venue ce week-end de Lille / Villeneuve d’Ascq au Grévarin pourrait – on l’espère – permettre aux coéquipiers de Stéphane Raphanel de stopper l’hémorragie et s’éviter une crise. Car les nordistes sont sur le papier, largement à la portée des protégés du président Mériel. Mais en D2, ces données sont, on le sait, loin d’être de réelles garanties. Pour ce faire, Zovko devra une nouvelle fois faire sans Cavar, ni Claudel. Quant à Lanfranchi, sa présence sur le parquet vernonnais n’est pas complètement acquise. Voilà qui nous promet une belle empoignade entre les deux moins bonnes équipes du moment (respectivement trois et quatre revers de suite). Victorieux à l’aller (25/30), Saint Marcel Vernon n’a en tout cas pas d’autres choix que de s’imposer. Pour d’une part, reprendre des couleurs et par la même occasion son sens de la marche. Pour ne pas connaître également une fin de saison anonyme et continuer ainsi à rêver (bien que les chances soient infimes). Pour décrocher aussi face à Lille, cette cinquantième victoire (en 81 matchs) de son histoire en D2 après qui les normands courent depuis plus d’un mois (la 49ème a été acquise à Angers). Pour éviter enfin, de sonner le glas…
© Sébastien Gibeau pour