Vainqueurs de 3 buts au match aller, les hommes de Boro Golic étaient à 60 minutes d'un titre national qui faisait briller les yeux des 2200 spectateurs venus se masser au Grand Coudret pour assister au sacre de leurs Rodrigue avec les yeux de Chimène. Pour cela il fallait rester très sérieux face à une équipe de Besançon qui retrouvait deux de ses meilleurs atouts avec les retours de Vincent Chiappini et Tarik El Gondoul. Même avec ces fameux 3 buts de retards, l'ESBm était loin d'avoir abandonné toute idée de rentrer en Franche Comté avec une grosse coupe dans les bras.
Et c'est avec cette idée en tête que les hommes de Franck Maurice entamaient la partie mais il se heurtait à une défense saintaise bien en place sur ses bases et comme la ligne arrière bisontine peinait à trouver les bons réglages, le chaudron saintais ronflait rapidement sous les coups de boutoirs de Mohamed Madi, François Woum Woum ou Benoît Lepinoux.

Mais pour Besançon, une fois réglé ses soucis de placement sur sa base arrière et quelques essais fait par son coach, tout allait repartir et au mieux. Tarik El Gondoul trouvait les bons espaces, Alain Dupil réglait la mire et Vincent Chiappini brassait au mieux la défense de l'US Saintes. Résultat une prise de pouvoir rapide des visiteurs et un calme imposé par le jeu propre et léché de l'ESBm.

En bute à des soucis d'efficacité au tirs, ne trouvant plus le liant nécessaire pour contrer les attaques bisontines, les Saintais voyaient le trou se creuser avec quelques menus tracas et les 3 buts de retard à la pause n'étaient absolument usurpés, restait seulement à Besançon à arriver à tenir encore 30 minutes sur ce rythme.
Ils vont le faire, mais seulement pendant 10 minutes, mais ces 10 minutes vont être plus que difficiles à vivre pour les spectateurs. Besançon continuait à faire dans l'efficace et le sérieux et Saintes continuait à mettre en lumière un Steeve Sillon pratiquement imbattable pendant cette période. Avec 4 buts de débours et le feu un tantinet aux chausses pour ne pas dire plus haut, les Charentais allaient enfin sortir de leur torpeur pour mettre la machine à jouer enfin en route.

Certes de façon un peu individuelle, mais quand on a des joueurs de la trempe des François Woum Woum et Mohamed Madi, nul besoin de trop chercher midi à quatorze heures. Simple et direct, le jeu de Saintes reprenait le dessus avec en plus une reprise en main défensive orchestrée par un Nicolas Pavillard très efficace. La chance de Besançon était passée, Thomas Coppola héritait d'un rouge sec pour un grand coup de "latte" dans son propre banc de touche, Saintes déroulait en contre attaque et la salle se mettait à vrombir de bonheur.

La victoire de 2 buts était la cerise sur un gâteau un peu indigeste pour Besançon qui a manqué de réserves physiques pour tenir plus longtemps que 45 minutes sur le bon rythme. C'est donc Saintes qui pourra astiquer la coupe de Champion de France de Nationale 1 et les joueurs admirer un bon moment une médaille qui fait toujours du bien au moral. Reste que ces deux belles formations vont se retrouver la saison prochaine sur les bancs de la D2 avec sans doute quelques nouvelles têtes dont une connue depuis ce samedi soir pour Saintes : Le capitaine et sans doute meilleur joueur de ces trois dernières saisons à Sélestat : Arnaud Freppel.

A Saintes, Complexe du Grand Coudret
Le 2 juin 2007 à 20H30
US Saintes - ES Besançon M : 27 - 25 (Mi-temps : 12-15)
2 200 Spectateurs
Arbitres :
MM DENIS JEAN CLAUDE et DESPLACES ALAIN
Statitiques du match
US Saintes :
Gardiens : Pavilard 54' 14 arrêts, Forgeneuf 6' 3 arrêts
Joueurs : Emerit 1, Peraud 1, Lepinoux 5, Guerin 1, Faucher 3, Woum Woum 6, Madi 10 dont 4 pen.

ES Besançon M
Gardiens : Sillon 55' 15 arrêts, Pourcelot 5' 1 arrêt
Joueurs : Chiappini 2 Pen., Clerc 3, Coppola 2, Dumont, Dupil 5, El Gondoul 6, Garnier 1, Geoffroy 1, Stangret 1, Viennet 4
