Après 9 années de bons et loyaux services passés sous les couleurs du club bisontin, l’arrière et internationale française Stephanie Fiossonangaye s’est engagée pour deux avec le club voisin du Cercle Dijon Bourgogne. Dernière internationale représentative du club doubiste, Stef revient sur le premier transfert de sa carrière adulte :
Hz : Stéphanie vous quittez Besançon après 9 années passées au club, on imagine que cette décision ne fut pas facile à prendre….
Stéphanie Fiossonangaye : C’est vrai, adulte, je n’ai jamais connu d’autre club que celui de Besançon, içi j’y ai beaucoup appris. Myriam Said Mohamed et Alexandra Castioni m’ont véritablement guidé dans mon apprentissage du handball de haut niveau. Mes ami(e)s sont que ce soit dans le handball avec Marina Ledoux, Vanessa Leclerc et encore Karine Qelaj, ou hors hand. C’est pourquoi, je conserverais mon domicile à Besançon.
Hz : Pourtant vous partez, quelles sont vos motivations ?
S.F : Il me fallait partir, essayer autre chose avant justement de peut être penser à passer à autre chose. A Besançon, j’ai passé ces deux dernières années à aider à l’encadrement d’un effectif jeune. Ce fut une très riche expérience, prenante et responsabilisante. Mais j’avais envie de connaître autre chose. La coupe d’Europe notamment, puisque si tout se passe bien, Dijon sera engagé en coupe d’Europe l’an prochain. Et puis même si Besançon a lui aussi des projets, celui de Dijon m’a séduit. Cette équipe composée de jeunes et d’éléments plus expérimentés qui toutes ont plaisir à jouer ensemble m’offrait un superbe challenge, dans lequel je suis certaine de pouvoir progresser. Et puis, finalement, pour moi qui suis native de Chenôve (21) il était intéressant de pouvoir venir jouer à domicile.
Hz : Quel plus beau souvenir garderez vous de votre expérience bisontine ?
S.F : Indéniablement celui de la saison 2002-03 durant laquelle nous avons réalisé cet historique quadruplé en gagnant la coupe européenne des clubs vainqueurs de coupe, le championnat, la coupe de France et la coupe de la ligue.
Hz : On vous imagine soulagée…
S.F : Oh oui, cette période durant laquelle j’eu à faire un choix fut un mois de stress. Un mois d’un questionnement personnel. Aujourd’hui, je me sent libérée, même si j’ai encore un peu peur de partir ; d’avoir à changer toutes mes habitudes.
Hz : Vous jouerez donc samedi face à Metz la dernier choc franc comto-mosellan, comment l’envisagez vous ?
S.F : Il s’agira d’un match particulier. Pour moi, pour Christophe Maréchal et peut être pour d’autres. Nous entendrons terminer notre saison à domicile sur une bonne impression face à un adversaire bien particulier. Histoire d’offrir une dernière victoire à nos supporters et de nous offrir un dernier beau souvenir.
Propos recueillis par