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Tremblay, le club qui monte …
France/Division 1M

Véritable surprise de la saison passée avec une belle sixième place, Tremblay-en-France est très attendu cette année. Pour sa troisième saison en Division 1, l’équipe désormais entraînée par le « Barjot » Thierry Perreux se présente comme un candidat sérieux à la première moitié de tableau.

A quelques jours de la reprise du championnat, HandZone vous propose un large tour d’horizon de l’actualité du club séquano-dyonisien. Son Président, Jean-Pierre Trelcat, nous livre sans détour ses sentiments sur les résultats de la saison passée, les objectifs de son Club en 2007/2008 et les grands projets qu’il souhaite mener à bien pour faire de Tremblay une équipe de tout premier plan.

HZ : Tremblay a terminé sixième de D.1 la saison passée. Pour sa seconde année dans l’Elite, votre club a créé une belle surprise ?
Jean Pierre Trelcat :
Avant le début du dernier championnat, j’avais dit aux joueurs que je pensais que nous avions les moyens de terminer dans les huit premiers. A l’époque, j’en connais certains qui disaient que j’étais trop ambitieux et que je mettais même la pression. En énonçant cet objectif, je ne souhaitais pas du tout mettre une quelconque pression sur les joueurs ou sur l’encadrement. Au mois de janvier, je me suis même permis de leur dire que je considérais que l’on pouvait terminer parmi les six premiers. Finalement, je ne m’étais pas trompé ! Nous avons réalisé une très bonne saison sur le plan sportif. Les résultats ont été vraiment excellents. Nous avons été l’équipe surprise du championnat, ce qui ne sera pas le cas cette année. Va-t-on être capables de rééditer cette performance cette saison ? L’avenir nous le dira.


Teddy Prat au tir lors de la funeste 1/2 finale de Coupe de France pour Tremblay
Photo S. Lebègue

HZ : La saison passée, Tremblay a manqué de peu une qualification en Coupe d’Europe. Est-ce la seule ombre au tableau de l’exercice 2006/2007 ?
JP. T. :
Rater une demi-finale de Coupe de France comme nous l’avons fait contre Aix (28-26), ce fut une très grande déception. Tout le monde nous voyait déjà en finale puisque nous étions en pleine réussite en championnat et qu’Aix-en-Provence évoluait à l’étage inférieur. Je savais que les joueurs étaient particulièrement motivés pour aller en finale mais, malheureusement, nous sommes passés à côté de notre match. Ça a été la grosse claque.

HZ : Le départ annoncé de David Peneau en fin de saison avait fait couler beaucoup d’encre. Cela a-t-il eu un impact négatif sur les joueurs ?
JP. T. :
Pas du tout.  J’avais des retours de la part des joueurs et je communiquais régulièrement avec eux. Ils savaient dès le mois de mars que le contrat de David ne serait pas reconduit. A ce moment-là, les résultats continuaient à être très bons. Je suis convaincu que notre défaite en demi-finale de Coupe de France n’est pas liée du tout au « dossier David Peneau ». D’ailleurs, huit jours après cette défaite, j’ai pu constater en déplacement à Istres que les joueurs tremblaysiens avaient réalisé une très belle prestation en s’imposant très largement (28-40). Or, si la non reconduction du contrat de David Peneau avait eu une incidence sur les joueurs, je ne pense pas que Tremblay se serait imposé de cette manière à Istres. Pour avoir parlé avec les joueurs, je sais qu’ils n’étaient pas affectés par cette décision.

HZ : On avait pourtant pu lire dans la presse que le groupe était derrière David Peneau …
JP. T. :
Pas du tout, c’est totalement faux ! Je suis bien placé pour le savoir. Je suis en contact permanent avec les joueurs et je sais très bien comment ils ont vécu leur championnat la saison passée. Ils pressentaient depuis le mois d’octobre que David vivait à Tremblay sa dernière saison sportive. Les joueurs n’ont pas du tout été perturbés dans la mesure où les résultats ont continué de s’enchaîner.

HZ : Votre Club vise-t-il encore un peu plus haut cette saison ?
JP. T. :
Oui, on a toujours eu cette ambition à Tremblay, sans vouloir être prétentieux. Il faut toujours rester humble mais je pense que l’on a le collectif pour faire au moins aussi bien que la saison passée. Je peux me tromper et vite être déçu car un championnat, c’est long, difficile et aléatoire. Terminer cinquième me conviendrait et serait une grande satisfaction. Mais il est vrai, qu’au Club, l’objectif est d’aller le plus haut possible et qu’une qualification en Coupe d’Europe est un but que l’on peut se fixer dès cette saison. A nous de trouver nos marques rapidement en début de championnat afin de bénéficier d’une bonne dynamique de victoires.


Thierry Perreux, nouveau coach de Tremblay
Photo JP Riboli

HZ : Avec Thierry Perreux aux commandes, Tremblay peut compter sur un entraîneur qui a fait ses preuves à Villeurbanne et qui bénéficie d’une aura importante dans le milieu du handball …
JP. T. :
L’arrivée de Thierry au poste d’entraîneur apporte un vent nouveau au Club. Je ne le connaissais pas avant qu’il s’engage avec Tremblay et, depuis son arrivée, nous apprenons à nous connaître. J’estime qu’il est indispensable qu’il y ait une réelle complicité entre le président et l’entraîneur pour que l’équipe puisse évoluer dans la sérénité. Je découvre avec Thierry quelqu’un de loyal, ce qui est selon moi une qualité indispensable. J’ai beaucoup de respect pour sa carrière de joueur et son impressionnant palmarès. Je sais qu’il a fait du bon travail à Villeurbanne en tant qu’entraîneur et je pense qu’il va réussir à tirer le meilleur du collectif pour réaliser une belle saison.

HZ : En recrutant Bingo, Manojlovic et Peyrabout, Tremblay a misé sur des joueurs solides à leur poste sans faire venir de grands noms contrairement aux années passées ?
JP. T. :
Depuis deux ans, nous avons construit une équipe qui a fait ses preuves, avec des joueurs d’expérience tels que Stefanovic ou Zuzo. Les trois départs enregistrés à l’intersaison ont été compensés par trois nouvelles arrivées. Benoît Peyrabout va apporter davantage de concurrence sur le poste de pivot. Contrairement à la saison passée où Sémir Zuzo était le numéro un incontesté, je pense que Benoît peut prétendre avec Sémir à une place de titulaire. Milan Manojlovic était sur nos tablettes depuis plusieurs années et lorsqu’il a quitté Lille, il était tout proche de signer à Tremblay mais avait finalement opté pour Pontault. Il peut jouer sur trois postes sur la base arrière et va nous apporter énormément en défense. Quant à Arnaud Bingo, c’est Thierry Perreux qui nous a vantés toutes ses qualités. C’est un jeune joueur prometteur qui va apporter de la fraîcheur dans une formation à la moyenne d’âge assez élevée.

HZ : Le recrutement de Tremblay est-il terminé ?
JP. T. :
Avec Thierry, nous considérons qu’un groupe de 15 joueurs pourrait se révéler insuffisant pour pouvoir tenir le rythme sur toute la saison et être en phase avec nos objectifs. Nous laissons donc la porte ouverte à un joker sportif qui viendrait renforcer la base arrière. Mais nous ne recruterons qu’à condition que ce joueur nous apporte un réel plus. J’espère que nous arriverons à trouver ce joker le plus rapidement possible afin qu’il puisse s’intégrer au plus vite dans l’équipe.


Rasko Stefanovic, toujours l'âme du TFHB
Photo S. Lebègue

HZ : Tremblay va de nouveau pouvoir compter cette saison sur l’indéboulonnable Rasko Stefanovic. C’est véritablement un joueur clé dans l’effectif de votre équipe ?
JP. T. :
Rastko est un modèle de professionnalisme. C’est un joueur exemplaire, qui n’a jamais été en retard à l’entraînement et qui est bien souvent le premier à arriver au gymnase. Il a une hygiène de vie remarquable et je considère qu’à 36 ans, il a encore de belles années devant lui. Il a prolongé son contrat avec notre Club pour les deux prochaines saisons et je m’en réjouis. Avant de le recruter, au vue de son palmarès et des grands clubs qu’il a fréquenté, je pensais que Tremblay n’était pas fait pour lui, que nous étions un trop petit club pour lui. Les personnes qui le connaissaient m’ont assuré qu’il saurait parfaitement se fondre dans l’effectif et qu’il était loin d’avoir un ego surdimensionné. Aujourd’hui, je ne regrette pas du tout de l’avoir fait signer, loin de là !

HZ : Le budget de la saison passée était d’environ 1,80 million d’euros. Est-il en hausse cette saison ?
JP. T. :
Le budget du Club est d’environ 2,1 millions d’euros. Nous nous situons dans la moyenne des budgets des clubs de la LNH qui est de 2 millions d’euros. Nous bénéficions d’une subvention de plus de 500 000 € du Conseil Général et de plus d’un million d’euros de la Ville de Tremblay.

HZ : A terme, le développement économique du Club ne passe-t-il pas par une augmentation du nombre de partenaires privés ?
JP. T. :
Si nous voulons poursuivre notre développement et continuer à viser la première moitié du classement, il est indispensable de développer le partenariat privé. Les subventions publiques représentent une part importante de notre budget alors que les partenaires privés restent peu nombreux. Nous avons une responsable communication et marketing qui a notamment pour mission d’accroître le partenariat privé. Si Tremblay veut s’installer durablement dans l’Elite, ce travail est primordial.


Philippe Carrara est à Tremblay pour dévelloper la formation
Photo S. Lebègue

HZ : Tremblay, ce n’est pas seulement l’équipe première mais également des équipes de jeunes qui constituent le réservoir du Club. La formation des joueurs est-elle une priorité dans votre Club ?
JP. T. :
Nous souhaitons accorder une importante toute particulière à la formation des joueurs qui doivent constituer le vivier du Club. En nommant Philippe Carrara responsable du secteur amateur et de la formation, Tremblay a mis en avant sa volonté de travailler sur la formation des joueurs. Nous avons d’ailleurs le projet d’ouvrir un centre de formation en septembre 2008 afin que les joueurs les plus prometteurs bénéficient d’un encadrement et de structures qui puissent leur permettre de progresser vers le plus haut niveau.

HZ : Votre équipe senior a vu le jour en 1991. Seize ans plus tard, après neuf accessions en quatorze ans, vous évoluez au plus haut niveau. C’est une sacrée réussite !
JP. T. : Je n’ai jamais été quelqu’un qui a eu pour politique de faire du handball loisir. J’aime la compétition ! En 1991, nous avons décidé de mettre sur pied une équipe senior car nous estimions qu’il était dommage que tous nos meilleurs jeunes, qui avaient évolué dans les différentes équipes du Club, étaient ensuite obligés de partir dans d’autres clubs. Nous avons tout d’abord évolué au niveau départemental avec Kamel Messibah à la tête de l’équipe. Progressivement, nous avons gravi les échelons, Yves Cukierman est devenu l’entraîneur de l’équipe en Nationale 3 et nous avons poursuivi notre ascension au rythme d’une montée tous les deux ans. David Peneau lui a ensuite succédé et nous avons réalisé dans la foulée un superbe parcours qui nous a menés de la N.1 à la D.1. Pour moi, si Tremblay évolue aujourd’hui parmi l’Elite, c’est grâce à 80 joueurs, 3 entraîneurs et aux dirigeants qui ont tous apporté leur pierre à l’édifice. Depuis 16 ans, nous pouvons également compter sur le soutien inconditionnel du Maire de Tremblay-en-France.


16 ans au commande du TFHB pour Jean Pierre Trelcat
Photo S. Lebègue

HZ : Vous avez été pendant de nombreuses années dans l’ombre de Villepinte et Livry-Gargan. N’éprouvez-vous pas une sorte de revanche aujourd’hui alors que Tremblay est devenu le club n°1 du handball en Seine-Saint-Denis ?
JP. T. :
Non, pas du tout. Nous ne sommes pas animés par un esprit de revanche, ce n’est pas dans la mentalité du Club. Certains dirigeants des clubs voisins ont tenu des propos malveillants contre Tremblay mais, de notre côté, nous ne sommes pas dans cette logique. Nous n’avons pas cherché à prendre la place d’un autre club mais, au contraire, nous avons gravi les échelons un à un pour évoluer aujourd’hui au plus haut niveau. Lorsque nous sommes montés en Nationale 1, certains ont commencé à voir d’un mauvais œil la progression de notre Club. Auparavant, personne ne s’était préoccupé de Tremblay. Notre réussite déplaît à certains mais, à Tremblay, nous ne voulons pas rentrer dans ces querelles qui donnent une mauvaise image du handball et du sport séquano-dyonisien.

 L’œil de Thierry Perreux avant de débuter la saison :
« Il est tout à fait normal que Tremblay souhaite faire mieux que son classement de la saison passée. C’est un beau challenge et nous devrons réaliser un bon début de championnat si nous souhaitons l’atteindre. L’équipe est ambitieuse, motivée et a montré des choses intéressantes durant les matchs de préparation. Les trois recrues sont venues renforcer le club sur les postes concernés par les départs. A nous de garder la tête froide avant de débuter la saison et d’être rigoureux ! Personnellement, après avoir joué le maintien avec Villeurbanne pendant plusieurs saisons, je suis heureux de viser la première partie du classement avec Tremblay. »


Photo S. Lebègue

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