L'ancienne demi-centre messine sera dans le camp nîmois demain. Avant, sans doute, de vite revenir à Metz. Christine Vanparys telle qu'on l'aime.
• C'était la renaissance de l'équipe de France ? « En tout cas, c'est très prometteur. On n'avait connu que des défaites en préparation. C'est positif. Comme le sont nos deux matches face à l'Allemagne la semaine dernière. -2 au Mans et +4 à Bercy : ça doit nous alerter sur nos capacités à retomber dans nos travers. Cependant, ce groupe a quelques acquis sur lesquels on peut s'appuyer à huit mois des championnats du monde. Mais nous aurons encore besoin de beaucoup de travail pour progresser : on va devoir hausser notre niveau, acquérir plus d'automatismes, passer davantage de temps ensemble... Je ne m'inquiète pas : cette échéance est déjà dans toutes les têtes. On ne peut évoluer que dans le bon sens. Mentalement, le collectif sait d'où il vient, où il est et où il veut aller. »
• La différence entre Stockholm et Bercy ? « Nous étions en comité restreint à l'Euro et on n'avait rien à perdre. La Fédération avait d'ailleurs acheté nos billets retour pour dès la fin de la première semaine ! Quand même, c'est abuser... En décembre, on aura la pression car, maintenant, tout le monde attend un résultat meilleur. A nous de gérer l'environnement, de ne pas nous emballer, de ne pas nous éparpiller... »
• Et ce tour principal ? A Metz ou à Dijon ? « Forcément à Metz, c'est normal. Mais c'est à Olivier (Krumbholz) de décider. On sent l'engouement monter. On fait avec. Enfin, gardons certaines limites pour rester dans l'objectif. »
• Un objectif qui est... « Au minimum un podium. Ce serait formidable. L'or, ce serait fabuleux. La cerise sur le gâteau. On y pense, même si c'est encore loin. De juin à décembre, le calendrier sera presque exclusivement réservé à l'équipe de France. Il faut bien ça. Mais chaque chose en son temps ! »
• Quand même, ces Bleues ont un joli potentiel. « Oui, l'équipe est bien équilibrée. Nous sommes bien en défense, contre-attaques et montées de balle, mais on doit hausser notre niveau en attaque. Les jeunes se sont bien intégrées, comme Lacrabère enfin une vraie gauchère à droite ou Aiglon. Le groupe est sain. »
• Un petit mot sur la fête réservée à Isabelle Wendling pour sa 300e sélection... « J'avais les larmes aux yeux. Avec Mimi (Borg-Korfanty), on n'osait plus se regarder. Même Isa a commencé ! Enfin, c'est Isa. Voilà. »
• Demain, votre bras sera nîmois, mais votre cœur sera messin ! « Oui, ce ne sera pas facile. Mais si on peut les faire galérer, on ne va pas se gêner. Les bisous, ce sera avant et après. Pas pendant le match ! »
• Metz vous surprend à cette place de leader ? « J'ai vu la cassette de Mérignac. Elles n'ont pas le même bloc défensif que les années précédentes. Il y a des failles. Surtout quand elles restent alignées aux six mètres et ne montent donc pas sur la tireuse. Leur jeu est aussi plus stéréotypé en attaque. Je défendrai certainement contre Vesna (Horacek). Je sais comment préparer ce match ! »
• Votre retour en Moselle est-il sur la bonne voie ? « Mon président n'est pas content, et le rachat de mon année de contrat n'est pas encore finalisé. Thierry (Weizman) m'a dit que c'était pratiquement conclu. Je suis optimiste, mais je préfère me dire que rien n'est fait pour ne pas être déçue. »
Crédit Photo: Vincent Esch