Dembele et les Girondines ont donné une leçon à une équipe yussoise qui s'est défaite.
C'était la cérémonie des adieux. Une soirée bien triste commencée par une minute de silence observée à la mémoire de Serge Léonard, un dirigeant du club.
Yutz surprenait d'entrée en ordonnant une stricte sur Zitiou dont se chargeait Selambarom et en jouant en attaque avec deux pivots. Ce qui libérait Nitescu auteur d'un début de match percutant. Mais en face, il y avait les jambes des ailières internationales Legenty et Dembele et la puissance explosive de Gondo et Mambo. Et après une égalité à 3-3 (5e), Mérignac se détachait (4-7, 10e). Les Girondines remportaient alors nombre de duels creusant l'écart (6-11, 15e). Ça sentait même la punition au moment où Colin venait relever dans le but Cioculeasa (6-15, 18e). Thierry Vincent pouvait faire alors tourner tranquillement son équipe. Et après Dembele, c'est Gomis qui enchantait le parquet. Quel contraste entre une équipe en fin de cycle et une formation venue défendre sa place européenne ! Cioculeasa revenait pour endiguer l'hémorragie : 6-18 (20e). On avait abandonné la stricte, le jeu à deux pivots et Bournez menait le jeu. Sans grande réussite (9-20, 27e).
A la pause, la partie était évidemment pliée, il ne restait plus à sauver que ce qui pouvait l'être. Et le show bordelais reprenait. Legenty et Dembele faisant le spectacle. Cela tournait même à la démonstration (11-27, 37e). Désormais, on ne jouait plus que l'offensive et la partie prenait des allures de match amical de fin de saison. Gondo gratifiait le public de quelques jolis gestes techniques. Maintenant, ça faisait cher. Julie Cioculeasa avait rêvé d'une autre sortie. Ce soir, Yutz est au purgatoire mais cette équipe-là méritait-elle autre chose ?
A.Z Le républicain lorrain