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Préambule : Présentation par Eric Baradat.

Eric Baradat fait un petit historique sur l'origine du stage, rappellant ce que Guy Otternaud, cadre technique de l'Aquitaine a apporté à cette région et au Hand Ball à travers sa double  passion : le vin et le hand ball. Son esprit imprègne totalement ces rencontres.
P.Passemard :
Il  vous sera présenté ce qui se fait au plus haut niveau à l'extérieur de la région et à la fois ce qui se fait dans la région avec des publics jeunes et adultes. Les échanges sont le cœur du stage et tous les moments informels organisés dans la convivialité et autour du pays du vin, sont des temps forts.


Conférence 1 : PAUILLAC Jeudi 18/06/2009

  Olivier Krumbolz : Extraits de la conférence, temps forts.
" Comment améliorer le niveau de jeu de son équipe quelque soit le niveau "

"Dans le Hand Ball actuel, nous parlons désormais essentiellement de deux phases de jeu :
- L'attaque et son repli.
- La défense, sa contre attaque et sa montée de balle.
Le moment le plus favorable pour prendre en défaut l'adversaire, c'est le moment de la possession de la balle.
Je sais que dans les clubs beaucoup d'équipes ont un demi - terrain pour s'entraîner : il faut trouver des solutions. Partager le temps… Sinon le travail de base ne peut être mis en place. Il faut faire prendre conscience  aux enfants qu'à partir du moment où l'enfant perd ou gagne sa  balle, il faut aller plus vite et être plus efficace que l'autre. Etre efficace sur ce qui est simple. L'enfant doit prendre du plaisir à jouer et du plaisir à gagner. Au plus haut niveau c'est primordial, de prendre du plaisir à gagner.
On doit apprendre à être efficace sur tout le terrain. Tout ce qui est " attaque statique  " est dangereux. Il faut mettre des enchaînements de taches. Il faut toujours faire suivre une action par une autre action.
- Une attaque et son repli.
- Une défense et sa CA.
Par exemple, je mets en place des jeux avec 10  ballons : Une équipe défend et contre attaque et l'autre équipe attaque et fait le repli. 9 fois sur 10, c'est l'équipe qui défend qui gagne. Le socle systématique de compétence : c'est de très bien défendre et jouer sur tout le terrain. Si on veut être performant et gagner, c'est le socle de la maison. Sinon l'attaque placée c'est trop aléatoire, on peut être très bien sur un match et être en grosse difficulté un autre jour.

Quelques principes :
Les numéros deux s'écartent un peu quand le tir part et courent dés que s'équipe a gagné la balle.
L'étagement et l'écartement sont très importants. On monte la balle à 3, à 2, à 1 niveaux. En fait, on attaque à 7 contre 7.
Maintenant le GB se mêle à la Montée de balle et celui de l'équipe qui défend, dissuade vers le milieu de son demi terrain.
Le rôle du gardien devient important en montée de balle : au début et par la suite sur un passe et va. Quand il défend, il ne doit pas reculer avant d'avoir lu la situation : en effet le but à but n'arrive quasiment jamais. Ne pas reculer quand son équipe perd la balle : vérifier qu'il n'y a pas une balle à intercepter. Le meilleur exemple chez les filles c'est Valérie Nicolas qui était excellente dans ce secteur. Et c'est un vrai plus quand vous pensez avoir perdu une balle et qu'elle se transforme en balle de but.
Les numéros deux s'écartent un peu quand le tir part et courent dés que l'équipe  a gagné  la balle. Les ailiers en attaque doivent courir le long de la ligne de touche pour éviter que le GB intercepte (sur passe longue). Ce qu'il fait souvent quand la balle est relancée au centre.

Dans la formation, on doit travailler sur l'agressivité : car on ne peut pas changer de statut sans cela.

En repli : Il faut accélérer sur 10 m ; être agressif dans les changements de direction.
De la même façon, en attaque il faut faire un effort maximum dans la première moitié de terrain et au contraire gérer sa vitesse dans la seconde partie. Si vous observez les vidéos de vos joueurs, vous verrez que vos joueurs font souvent le contraire !! En repli, il faut se replier à 6 car le contre attaquant a un gardien à battre et il faut donc être là, tout proche,  si le tir est raté.

Sur le plan mental :
On monte la balle à sept, on se replit à sept. On doit faire tous le même effort, c'est important pour la vie de nos équipes.
Pour les équipes sur le plan mental c'est très positif, si tous font le même effort. Il faut être impitoyable avec les athlètes sur ces attentes car cela rapporte gros. En fin de montée de balle, on peut soit jouer en lecture dans les couloirs de jeu direct, soit jouer sur un enclenchement. Attention à la systématisation du jeu de décalage, c'est une vue de l'esprit de penser qu'à haut niveau, on peut être efficace sur ce jeu. Maintenant les défenseurs se déplacent aussi vite que la balle. Il  n'y a plus de jeu sans ballon, c'est un drame. De la même façon si un défenseur est pris à contre-pied par des courses croisées, c'est un plus.
Au plus haut niveau, les meilleures comme Gro Hammerseng (demi centre de la Norvège) savent même anticiper les coups de sifflet des arbitres ou les solutions finales des adversaires en attaque. Les norvégiennes marquent aussi beaucoup en contre attaque.

Pour moi il y a des choses importantes :
Les numéros deux en défense s'écartent un peu, se retournent et si la balle est récupérée, ils courent (être sûr que l'équipe a gagné la balle) Sinon ils restent. Sur penalty par exemple, au déclenchement du tir, les deux défenseurs  doivent se jeter vers l'avant pour gagner du temps sur le tireur et pouvoir intervenir, sans faute si le penalty est raté.
En fait il s'agit d'une LOGIQUE COMPORTEMENTALE !
Ensuite, il faut automatiser les choses, et ce n'est pas toujours compatible avec l'adaptation. Il  est souhaitable, de faire des passes dans la diagonale et éviter les passes difficiles sur le coté. Dans la formation, il ne faut pas oublier que les choses simples sont toujours valables, fondamentales. On n'est pas assez rigoureux sur les principes. Au basket, par exemple, ils sont très rigoureux sur les principes défensifs.

Question d'un entraîneur : Quelles sont les équipes qui privilégient le plus les récupérations de balle ?
O.Krumbolz : Nous en équipe de France, on joue la 2/4. Mais il y a aussi beaucoup de contre attaque sur la 0/6 car les ailiers peuvent anticiper, comme le fait la NORVEGE par exemple. En effet les ailiers ont une vision globale de la situation et peuvent prédire, lire les situations à venir. Et la Norvège, c'est aussi la meilleure au monde car elle marque beaucoup en contre attaque.

LA DEFENSE :
C'est très important dans la vie d'un groupe car cela permet de valoriser les plus travailleurs et des valeurs. Le rugby l'a bien compris. Les collectifs sont soudés, ces valeurs intéressent les joueurs car elles sont défendues par l'entraîneur.
Nous avec France A, on défend en zone. Il faut communiquer dans une défense. Une défense de sourds et muets, c'est impossible ! Surtout dans la gestion du pivot. Ce qui est difficile c'est de défendre sur une équipe qui allie circulation de balle et circulation des joueuses, avec des croisés des départs.
Défendre c'est " Etre en haut quand l'adversaire pense que vous allez être en bas, et inversement, être en bas quand il pense que vous allez être en haut ".
 Il faut jouer en défense, avoir des initiatives personnelles le travail doit être associé aussi au plaisir. Il faut le valoriser dans la formation des jeunes. La France est le pays le plus fort pour intercepter ! Pour  nous, une culture. Les roumains ne l'ont pas cela, par exemple. C'est dû aussi à nos profils atypiques.
Défendre : " c'est ouvrir et fermer des espaces, intelligemment. C'est faire croire. Ce peut être des montées inversées, des neutralisations sur les joueurs à coté " (La Corée).
Ce sont nos qualités : entreprendre.
L'enjeu c'est : la profondeur + la rigueur et l'articulation. Il faut arriver à attaquer l'attaque. On travaille la 2/4 et la défense 1/5 décalée sur l'arrière latérale. La 1/5 classique n'empêche pas le trapèze défensif. Mais la 1/5 décalée détruit le trapèze. Le secret c'est quand l'arrière droite a la balle, de l'emmener extérieur et pour l'autre joueuse avancée de couper les lignes de passe du DC. Avant les deux devant faisait l'essuie glace. Maintenant les 2 joueuses piégent les arrières latérales, balle en main, dans les couloirs extérieurs, pour les enfermer. Il ne faut pas se mettre systématiquement devant elles quand le joueur à la balle.  Elles  attendent généralement cela, que vous vous mettiez devant !
Sur le jeu extérieur de l'arrière, il faut l'enfermer quand elle n'a pas l'aide du pivot !
Autre principe : Le Demi Centre ne doit jamais traverser la première ligne. Il faut le forcer à jouer des renversements à l'opposé de son bras. Quand les joueuses sont entre les deux lignes, il faut les empêcher de jouer. Beaucoup d'équipes jouent en 0/6 et en France, c'est efficace. En 2/4 on prend parfois des buts ridicules qui donnent parfois envie de changer de défense sous la pression du public, par exemple. Mais il faut regarder les points positifs qui ont été apportés.

Question : Quelles sont les différences entre HB masculin et féminin ?
O.Krumbolz : Les articulations sont différentes car la puissance est supérieure.
Les garçons prennent des tirs dans des secteurs excentrés. Les filles ne le font pas.

L'ATTAQUE :
C'est plus difficile. On doit maintenant combiner plusieurs choses pour être efficace. Il y a le bloc, le croisé, l'entrée en deuxième pivot. Dans un enclenchement, on met 2 de ses trois éléments. Dans la formation du joueur, le bagage de base n'est pas assez solide. La passe n'est pas assez travaillée. C'est le secret du Hand Ball.
Le haut niveau c'est :
- La capacité à être le plus rapide et le meilleur sur les changements de statut.
- Une défense efficace.
- Et un minimum de perte de balle.
Donc une qualité de passe de haut niveau.

Un exemple :
La passe à rebond au pivot : C'est mieux car le défenseur ne peut défendre avec les pieds. Le défenseur est debout alors que le pivot, lui est fléchi sur ses appuis et il n'a donc qu'à pousser pour se relever. Le rebond ralentit la passe et elle est plus facile à attraper.
Un autre exemple :
La passe sautée : Elle est indispensable dans le bagage d'un joueur de haut niveau. Un demi centre doit pouvoir passer à son ailier. L'ailier à son arrière opposé.
Et la passe croisée… A la base, on apprend à maîtriser en faisant doucement. On accélère doucement ensuite, naturellement.

Dans la formation, il ne faut pas oublier le jeu sans la balle : les entraîneurs sont trop tournés vers le jeu avec la balle. Au plus haut niveau c'est le jeu sans ballon qui définit le niveau de jeu. Apprendre aussi les courses de compensations, C'est la base. Même si à haut niveau elles ne sont pas toujours utilisées. De même que maintenant, il arrive que les arrières attaquent sur le pivot, alors que l'on apprend à ne pas attaquer dans l'espace du pivot. Les fondamentaux restent importants.
Il aussi sera de plus en plus dur de prendre les défenseurs de vitesse, qui courent presque aussi vite que la balle. Il faut donc apprendre la science du contre-pied ! En attaque, les coups francs avec la généralisation des refus de jeu, redeviennent importants. Il faut les travailler. On n'a pas encore commencé mais nous allons le faire !

Le jeu sans ballon : Sur le plan défensif :
Regarder la défense à l'opposé du ballon. Si les joueuses ont actives, en prise d'info ou si on joue un tarot ! C'est la vraie compétence !
Sur la défense du pivot, il faut défendre devant, il n'y a que Dinart qui défend derrière le pivot ! Le défenseur doit tourner autour du pivot, se décoller, faire croire que… et fermer. On doit avoir des appuis légers, comme ceux du boxeur.  (Comme en attaque d'ailleurs, pour éviter aussi les traumatismes nombreux de ce sport). Il ne faut pas jouer en force, être léger. Les déplacements antéro-postérieurs sont importants.
La pédagogie des manques doit revenir sur le devant de la scène.
Il ne faut pas travailler que sur les points forts. Sinon on récupère des joueuses à 20 ans qui sont des stars ! Qui ne sont pas des défenseurs, c'est insupportable ! Il  faut travailler au départ dans la formation, investir dans l'agressivité. Chez les plus jeunes, il s'agit de valoriser la défense. Et ces qualités là. Attention aux parents qui comptabilisent les tirs de leurs enfants !

L'avenir est  aux joueurs et joueuses complets ; il n'y a plus de ½ joueurs sauf les cas exceptionnels.

Entretien avec Olivier Krumbholz

Catherine TACHDJIAN et Jean Philippe OMER

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