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RGO : Jeudi 16/06/ 2011


Conférence autour du management d’un groupe professionnel
Avec  Arnaud Villedieu, entraineur club de Pro D2 masculine  et  Jean Sébastien Lopez, entraineur de pro D2 féminine

En préalable, je voudrais dire, que je prends ce théme en charge, pour remplacer Stéphane Imbratta et que mon intervention est inspirée de ce qu’il a pu produire au TIBY. (Voir PP).
« Cet exposé est lié à ce que je suis  et à comment je me suis construis »

Manager : 3 formes :
- Directif : c'est-à-dire structurer en imposant
- Persuasif : Convaincre, faire comprendre
- Participatif : Mobiliser, faire participer ; partager.
En fait, on passe de l’un à l’autre, mais selon notre évolution, l’une peut être plus dominante que l’autre.
Pour situer le contexte, cela fait 13 ans, que je gère la même équipe avec des joueurs qui sont encore présents depuis le début. Et avant j’ai joué 14 ans, avec ce club.

C’est 27 ans de ma vie, avec cette équipe, avec un an d’arrêt entre les deux statuts, joueur et entraineur.
Il y a des choses qui sont négociables et d’autres pas, selon les publics, les périodes de la saison.
Je suis passé d’un mode directif à un mode participatif, en 13 ans.

 

Directif : Parce que j’étais jeune, j’avais joué avec eux, et certains étaient des amis. Je manquais d’expérience, il y avait le besoin de séduire, de prouver. Notamment,  j’avais à l’entrainement des joueurs qui venaient de Bordeaux qui avaient été entrainé par Boro Golic, ou qui étaient en équipe de France espoir.

Structurellement : Il n’y avait pas de joueur pro, peu de créneau, j étais seul, pas de staff, et j’avais, peu de culture handball de haut niveau. Que ce soit moi, mon club ou mon comité.
J’étais un peu excessif. Je mettais de la structuration dans  le protocole d’échauffement, dans le projet de jeu, un peu fermé.
Au bout de ces treize ans, je suis devenu plutôt participatif ou « je le laisse croire » peut être ?

Pourquoi ?


Mon mode de fonctionnement :
- J’ai pris de l’expérience dans la gestion des ressources.
- Je n’ai plus d’amis dans l’équipe. J’ai des joueurs professionnels, dont c’est le métier, qui ont la culture. On a un centre de formation, un staff autour de l’équipe (Dirigeants, médical….)
- Le club : Il a une vrai culture de pro D2, avec prés de 300 matches, en D2. On est capable de recevoir au palis des sports, 6500 personnes avec Montpellier en coupe de France.
- On est passé de quatre à neuf créneaux. A la musculation. Il y a individualisation des séances. Les joueurs sont 100% pro.
On évolue forcément, les joueurs nous font changer. Par exemple : Miliakov et Pierre Lahore, qui sont la depuis le début ont des feeds backs intéressants.


Désormais, je laisse les joueurs gérer certaines situations ou certains conflits. Je pense que plus le niveau est faible, plus on est directif, pour guider. Plus, le niveau monte, plus on est sur le mode participatif, avec une cadre, par contre très précis.
Je me sens mieux aussi dans ce type de management, je « bouffe » moins d’énergie ; avec mon groupe.
Un exemple de ce changement pourrait être la réflexion de Daniel Costantini :
« En 1995, j’ai été champion du monde. En 2001, nous avons été champions du monde »

                   MANAGER : LE MATCH
Le but : C’est faire gagner l’équipe au détriment de beaucoup de choses. C’est différent de la formation du joueur. Même si la victoire est aussi importante, ce n’est pas à tout prix.

Dans le monde adulte pro : il faut gagner des matches.
C’est :
- Etablir une stratégie : Planifier, définir les objectifs
- Organiser : Structurer l’activité, le staff, la procédure ;
- Analyser : Observer, interpréter, réorienter, réguler.
- Motiver : Exécuter, accompagner, guider : les jeunes joueurs, les bénévoles, les dirigeants.
- Le manager
- Développer les acteurs : Former, guider, faire évoluer, toujours les bénévoles, staff, dirigeants.
Le manager ne peut exiger du joueur ce qu’il n’a pas construit avec lui dans la semaine.

                 LA SEMAINE AVANT LE MATCH : LE MATCH
La particularité de la Pro D2est que nous jouons beaucoup de nos matches le vendredi. Cela fait donc des semaines courtes.
Systématiquement, le lundi : Retour  sur le match précédent : Débat rapide pour se projeter vite sur le prochain.
LUNDI MATIN : Musculation
LUNDI SOIR : Petit débat, pas de séance de récupération. On n’a pas le temps, on fait une séance de renforcement, difficile, Grand espace, dépense énergétique, sous forme de 3x », 4x4.
MARDI MATIN : Avec 12/14 joueurs, séance de relation à deux, à trois ; Séance de tirs
MARDI APRES MIDI : 17H00 : Séance physio : souvent à base de vitesse. Divisée en deux, avec une seconde partie de 45 ‘ ou on va chercher à répondre à un problème posé. (Ex : 1/5, stricte.)
MERCREDI MATIN : Musculation
MERCREDI SOIR : On travaille la défense par rapport au match du vendredi. Avec l’outil vidéo, de la Pro D2 : Tous les détails et détails sont donnés. Les leaders savent quoi faire sur chaque joueur.
45’ de Savoirs faires défensifs, duels.45’ sur les détails.
JEUDI MATIN : On fait de la vidéo « sur nous » c’est le moment pour bousculer, piquer, participer…….
JEUDI SOIR : Travail sur l’attaque, on est la veille du match, on est sur la tactique. C’est peu intense.
Le jeudi soir : Je situe l’importance du match, le contexte. Puis je donne l’équipe et je pars du vestiaire.

                                  VENDREDI : JOUR DU MATCH
On joue à 20H30, je convoque l’équipe à 18H30. RV à 18H00 :
15’ : je redéfinie la stratégie, la tactique. A partir aussi de vidéos, mais pas plus de 10/12 minutes.
En fait tous les acteurs ont les codes pour aller voir les matches. On a l’outil Dartfisch qui permet d’obtenir ce que l’on souhaite comme montage. Par contre cette utilisation de la vidéo ne doit pas être un piège, en termes de temps notamment. Il faut être précis mais c’est à manier avec des pincettes.
Puis petite collation, c’est tout à fait participatif, chacun a son fonctionnement et vit son avant match.
Mon exigence : 45’ avant le match : tout le monde est prêt.
5’ pour stabiliser, par rapport aux adversaires, aux recommandatios des arbitres, des rappels techniques.
Je finis par l’aspect motivationnel.
ECHAUFFEMENT : Je prends beaucoup de recul, je suis rarement présent plus de 5’ sur le terrain. Je prépare mon match. Et eux, ils savent ce qu’ils, ont à faire. 8’ avant les joueurs se rassemblent
Sur le banc, je gère tout le monde, les gardiens.
MI TEMPS : 15 ‘ en PRO D2.
Je me prends un temps ou je ne suis pas avec le groupe mais avec l’adjoint, je prends connaissance des stats j’échange avec lui.
Je choisi la stratégie utiliser :
- Hurler, être gentil
- Jouer l’énervé, le calme, même si ce n’est pas mon état.
- Je peux aussi « faire le fou et exploser un joueur qui ne rentrera plus.
 Les joueurs sont au vestiaire. J’espére que lorsque je vais rentrer, ils seront en train de parler entre eux ! (Participatif !)
Par contre quand je parle, je suis ensuite directif. IL y a qu’une voix. Ensuite le leader, le capitaine, les défenseurs majeurs, parlent. C’est moi qui est le dernier mot.

PENDANT LE MATCH :
Les temps morts :
Celui qui est subit : On va bien.                                  
  Imaginer ce que l’autre va faire                 
 (1/5, stricte.) Notre réponse : Il faut être scolaire sur les premières actions ;
Celui qui est choisit. CRISE :
On est mal. On réfléchit avt. Je secoue… je sécurise, je « défonce » ....
Quand le match se termine, « je vais boire une bière »
La semaine est terminée, plus de handball, aucun dialogue. Sinon J’ souvent c’est trop négatif, cela génère des conflits, je stoppe la semaine la. J’ai changé la dessus.
      
     Pour conclure, il faut être un agitateur permanent


                       Faire évoluer sinon on régresse.
Même si pour moi, c’est plus facile d’agiter par rapport à mon histoire dans ce club.

Jean Sébastien Lopez, entraineur pro de Bègles,  D2 filles.
Un autre témoignage sur le managérat. Toujours dans le cadre de joueuses adultes et souvent professionnelles
« Pour ma part, j’ai aussi évolué depuis mes débuts. Je suis moins « rigide »
En fait, quand tout va bien, on ne nous voit pas trop, mais quand le groupe est en difficulté, il faut être plus présent
AVANT LE MATCH :
Je fonctionne sur le, mode très participatif, on doit être tous d’accord : adhésion sur le projet de jeu.
PENDANT : Mais être directif si cela se passe mal. Il doit y avoir dans tous les cas, le respect du cadre, de la direction commune.
APRES : Je fais confiance à mon « pif » soit il ne se passe rien et « on va boire une « petite bière » soit j’interviens par rapport au groupe, ou à deux, trois joueuses. Surtout si c’est un match important perdu, je préfère relativiser pour que le groupe se projette vers l’avenir.
Je dois faire en sorte que l’entrainement du lundi soit « vivable »
MI TEMPS : C’est un jeu de rôle, selon ce qui se passe, avec toutes ou quelques joueuses ;
C’est parfois participatif, parfois directif, il n’y a pas de règles .Quand cela va mal : Exposé de 2, 3 points à changer, pas de commentaires sur tous les points négatifs. On n’a pas le temps. Parfois, je donne la parole aux joueuses. Dans ce cas la, il faut les écouter, car si elles sont convaincues, ce qu’elles proposent peut marcher.
Ce qui est important, pour préparer la deuxième mi temps c’est d’être positif. Avant j’étais trop négatif et trop « gueulard »
TEMPS MORTS : Il y a trois types de temps morts :
- Physiologique : pour récupérer, type France A  fille qui a un jeu très demandeur énergétique.
- Psychologique : Avant qu’il y ait le feu, pour donner quelques précisions.
- Handballistique : Je focalise sur un ou deux points, je donne des consignes individuelles.
Les temps de morts de l’adversaire : C’est souvent pour changer de stratégie, il faut analyser la raison et répondre de manière pertinente.


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