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Conférence de Philippe Schlatter CTS Alsace, Responsable du Pôle Espoir masculin de Strasbourg et entraîneur de France Jeune 94/95 masculin.

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Au départ,  j’étais enseignant de sport, depuis 1982, et grâce à des rencontres come celle de Guy Otternaud,  jusqu’à 1998, puis  je suis  devenu CTS, responsable du Pôle de Strasbourg  et depuis    2005,  je suis en charge des 90/91.Je pars cet été pour ma dernière campagne.
Mon intervention  se déroulera autour de l’acte défensif qui m’interpelle depuis quelques années, car je trouve qu’il occupe peu de place dans les entraînements.

Nous avons des fantasmes, la récupération vient après la protection. Elle est fondamentale.
Le joueur doit faire un don de soi. Le repli et la protection de balle sont des actes primordiaux. Nous avons fait le choix avec Eric Quintin, même si l’équipe de France, défend en H à H, 5/1 de jouer l’alternance.

Fondamentaux :
Placement, et orientation.
Temps d’intervention.
Organisation.
Même en ZONE

C’est le regard et le flottement qui défini le comportement zone, non les appuis.
Toujours voir le ballon ET son adversaire direct.
Les appuis et les épaules face à son adversaire direct.
Se définir dans  un esprit zone avoir la main prête toujours pour pouvoir intervenir.
REPERE : On se déplace quand la belle voyage et quand  elle est dans ses mains de mon adversaire direct, on est équilibré, orienté et à bonne distance.

Chaque joueur se construit dans sa profondeur selon s on rapport de force.
ETRE EQUILIBRE
Pas alternés pas chassé, pour aller plus vite. INTERDIT.
Chercher à enfermer l’attaquant dans un cylindre (Appuis autour orientation sur bras porteur). La tête est  dans son bras.
Donner priorité à l’impact. La notion de destruction du projet offensif reste prioritaire.
La notion de harcèlement apparait quand le rapport « psychologique » est  favorable.
DIALECTIQUE
ATTAQUANT




S’organiser pour tirer
Jouer un duel pour déborder ou créer ou passer à un adv. dans un espace libre
DEFENSEUR
Interdire le tir.
Gêner, empêcher le duel.
Rendre aléatoire la sortie de balle.
Au départ, j’étais très dogmatique (1/5 H à H) puis insatisfait, on a décidé avec Eric de changer et d’alterner pour enrichir les connaissances des jeunes et leur dialectique. Capacité à s’adapter.
Ma mission c’est de trouver les successeurs aux joueurs de très haut niveau qui ont tout gagné et nous ont mis au sommet !(Galactiques)
Dans les groupes France Jeunes, il y en a environ trois ou quatre qui émergent (Grébille, Portes, et Mahé) (Génération de Nico, (82…) Dumoulin……Abalo…….ceux la,  ils ont 5  et pourtant on a fini 10 au mondial (Alba).
En France on a la chance d’avoir et  d’accepter la pluri culture.

OBJECTIFS :
Accompagner les jeunes talents ET chercher le dernier carré et c’est un paradoxe. Car la maturité ne permet pas  toujours de jouer les deux objectifs.
Viser les potentiels et créer un noyau dur autour  mais ce n’est pas simple.
J’interviens sur la formation de cadre et je me rends compte qu’il ya un décalage entre Théorie et pratique et que nous donnons rarement du sens.

Pourquoi : Le temps passé à l’attaque, l’approche pédagogique, par rapport à donner du plaisir à défendre.
Attaque : Le plaisir, récompense. Défense : Sanction. Les joueurs spécialistes.
C’est plus facile de  devenir expert en défense.

La construction d’un socle défensif solide, perturbateur a semble l’entrée la plus aisé et qui donnerait le plus rapidement des inters relations entre les joueurs et avoir des résultats. Pour affronter les autres nations.
De part la formation  initiale (moins de 12) les sensibilités du groupe et des entraîneurs, il a été décidé de s’appuyer sur des dispositifs étagés. Socle avec  deux lignes.
On peut gagner sans problème  une rencontre avec une attaque efficace mais jamais un championnat dans une défense optimale. (Jérôme Fernandez)
On a toujours gagné avec une défense à moins de 23 buts (Claude Onesta).
Défendre uniquement en 1/5 H à H, modélise le joueur vers des savoirs faires individuels et collectifs
On doit apporter un bagage à ceux qui vont apprendre le métier de joueur pro dans un centre de formation.

PROJET :
-    1/5 h à h (On ne doit pas les pénaliser vers France A=
-    1/5(de zone
-    3/2/1
-    2/4 en supériorité (on est en formation)
-    ¼ en infériorité numérique




On leur a appris les dispositifs. On doit aller à l’essentiel, par stage on a travaillé de façon simple les contenus pour que chacun connaisse son rôle. Tant qu’ils n’ont pas automatisé, et maitrisé, on continue et ensuite l’intention individuelle (seconde, pas secondaire) s’inscrit dans une démarche d’apprentissage qui conduit à l’automatisation et à la spontanéité.
On est dans le monde du partage, on décide avec eux : Comment on commence, et ensuite on change sauf sur les supériorités ou infériorités.
1/5 h à H :
-    Ne pas laisser s’installer la circulation de balle dans un  confort, protéger le secteur central et imposer un rapport de force, notion de combat. Les garçons ont désormais des initiatives qui font évoluer les dispositifs selon les rapports de force.
-    1/5 de zone : Protéger le secteur central, et perturber la circulation de balle.
-    On joue AUSSI sur la morphologie car on a deux joueurs à 2 m et on accepte les tirs de loin et on ne met pas de profondeur, on s’appuie sur les garçons et un bon GB. Les Numéro s 2 et 3 bas : au contre, lecture et efficacité GB sur tirs de loin de la base arrière et ailes.
      OPP PIVOT : Montée inversée du numéro 1 et COTE PIVOT : montée  inversée numéro 2 ou 1.      Joueur avancé : Ralentir la balle et les autres en densité derrière et prise du pivot collective.
A deux pivots : on reste dans le  même dispositif. Si un joueur rentre : le  joueur avancé : Pas de balle dans ton dos, une main vers les 9 m sur les lignes de passe pour ralentir la circulation de balle.
-    GB : premier poteau « c’est pour toi »
-    Numéros 2 : Tu n’as pas le droit de te faire déborder extérieur car tu sais qu’intérieur, tu auras quelqu’un.
3/2/1 :
-    Perturber la circulation de balle/Renforcer le secteur central
-    Accepter les tirs entre numéros 1 et 2. Et aux ailes (Lecture et efficacité des GB sur tirs aux ailes)
-    Interdire la relation avec le joueur dedans. Imposer un rapport de force, être en mode combat.
-    Contre la Suède, on a pris 14 buts on a été déçu. Mais depuis le dernier stage on est de nouveau, on est sur la 3/2/1 pour la prochaine compétition.
On reste éducateur et on leur laisse aussi du temps    .
2/4 : En supériorité :
-    Un bloc à quatre qui flotte derrière, et deux garçons devant. On divise le terrain en 3 :
Donner envie au jouer PB, au DC,  d’aller « dans l’entonnoir « pour rendre compliqué la sortie de balle de l’arrière. (Un joueur bas et intérieur et autre avancé pour gérer intérieur et neutraliser)
-    Perturber la circulation de balle (volonté de stresser le PB) et rendre aléatoire les transmissions.
¼ en infériorité :
-    Rendre inconfortable les enclenchements adverses. Un joueur qui se balade devant, libre et quatre, qui sont en bloc derrière. Et on joue sans pivot.
-    Devant : C’est un jouer mobile et vif capable de se déplacer sur toute la latéralité pour agresser le PB. Grosse qualité physiologique, beaucoup de lecture, don de soi.  Cela provoque des tirs aléatoires aussi.
-    Résultat de cette stratégie dans l’ensemble : On récupère des balles plus, que l’on prend de buts.
Conclusion
Changer de dispositif en cours de match n’est pas nouveauté et la France est coutumière du fait. France jeune ne déroge pas.

Deux questions :
Ces changements ont-ils une efficacité ? On est convaincu de nos idées.
Pourquoi changer un plan de jeu défensif peu ou pas identifiable par l’adversaire ? :
Pour déstabiliser l’adversaire.
Pour retourner une dynamique.
Pour stopper un déficit défensif.



Tout changement suppose que le groupe maitrise tous les automatismes dans chaque dispositif ainsi que les savoirs faires propres aux systèmes.
Les joueurs doivent être dans l’énergie, dans l’envie de donner et dans le mode combat sinon, la théorie n’est rien.
Avoir des joueurs plastiques/ Maîtriser les systèmes/Préparer son groupe à ces changements organisationnels.
L’avenir du HB passera sûrement par ces alternances si propice « au spectacle » et permettre au jeu de se projeter vers l’avant.
Construire des joueurs adaptables et plastiques permettra de rendre à l’acte défensif ses lettres de noblesses.

On a du faire passer le projet aux entraineurs nationaux qui trouvaient que nous étions trop ambitieux, pour ancrer les SF chez tous,  c’est aussi pourquoi on n’a pas fait AUSSI la 0/6 de zone.
On prend des risques mais on y croit.

Les espagnols et les français sont les plus ambitieux en défense. Les autres, danois allemands………. sont plus dans les dispositifs moins sur ces notions de profondeur. Ils laissent le confort s’installer en attaque ex : Rivera a détruit les danois en les agressant, car ils n’aiment pas. Hansen était déstabilisé.
Management, menée pédagogique : Au début, au fil des années, on a imposé sur les matches, les dispositifs, puis on les a laissé choisir mais on changeait à la mi temps. A St Malo, on sera à 18, on va affiner, on  va les faire s’approprier le projet, ils sont les acteurs.
Sur les tournois, on travaille. Sur les JO des jeunes, on était sur le mode partagé,  mais, selon les rapports de force, on décide de changer.
On était bicéphale avec Eric. Philippe : ATT/ DEF et Eric : ATT/ DEF. On avait deux accents mais on a arrête cela, on a changé.

La saison dernière, on gagne tous les matches amicaux, on joue les qualifications, on commence facile, deux matches gagnés,  mais la Biélorussie gagne les russes et on doit gagner les Russes pour se qualifier. On a douté, l’écart s’est creusé, on est passé en zone. On perd de deux, trois buts au final mais ce fut insuffisant. . On perdait de sept, malgré le stress, on revient.  On est douzième car on se bagarre pour la qualification au mondial. Les garçons ont » lâché » le match, perdu de onze buts, de qualification contre les roumains. On est repêché car l’Océanie ne vient pas.
On était parti sans doute un excès de confiance, avec une grosse qualité sur le dernier stage. On prend moins 14 d’entrée qui nous déstabilise. Rien n’est acquis et l’aspect mental est primordial. Pour cette compétition qui arrive, objectif : Le dernier carré.

Questions/ réponses :

Comment allez contre la course à l’armement ?
 Des joueurs forts, physiques avec des droits sur le plan de l’arbitrage tant que l’on ne sort pas du cylindre ! On profite de la faute, on construit des comportements de destruction dans le cylindre, il faut les travailler avec les arbitres. Les crédits d’actions et les outils des attaquants sont trop forts ; On doit s’opposer à la force en face. On n’a pas le placage, comme au rugby, donc il nous faut des « armes ».
On peut avoir le vrai projet  de mettre en échec les attaquants, en ralentissant, en mettant de la densité.
On cherche à être en mode combat mais en pas en mode « méchant ».
Au mondial cet été : On veut terminer dans les quatre, on veut faire jouer les 16, ils ont le droit tous de jouer mais selon les incontournables suivants : « Sinon, c’est le banc. »
-    Les joueurs : Don d’eux même (courir vite, repli…replacements).
-    Transformation, l’erreur fait partie du quotidien, on peut se tromper mais ne pas reproduire l’erreur sans arrêt.
-    Respect de l’environnement, PAR/ADV./AR
-    On doit être exemplaire.
Nous sommes aussi des éducateurs.

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