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L'Olympe passe par Strasbourg
L'Olympe passe par Strasbourg
21 Juillet 2008 | International > Jeux Olympiques

Les 14 Bleus qui tenteront de décrocher l’or olympique sont désormais connus ! Pas de surprises et un groupe qui peut être commenté, analysé mais qui ne prête guère à la polémique. Reste maintenant à faire de ce groupe un vainqueur des JO, car même si la médaille est l’objectif annoncé, il est clair qu’un autre métal que l’or serait une déception. Pour terminer la préparation entamée il y a déjà de longues semaines, la France va disputer un EuroTournoi qui tous les 4 ans enfile son costume de Tournoi Préparatif Olympique en laissant au placard celui d’aoûtien et de meilleur tournoi européen de clubs. Alors en juillet et toujours au Rhénus, et avec la France, voilà le programme de l’ET version 2008. Quand on y rajoute l’Espagne, l’Islande et l’Egypte, toutes qualifiées pour les JO de Pékin, autant dire que le plaisir et le haut niveau seront bel et bien présents encore une fois. Le public ne s’y trompe guère, lui qui se rue sur les derniers billets disponibles pour assister à la dernière représentation des Bleus avant son envol pour la Chine.

L’Egypte redevenue reine d’Afrique
Comme en 2004, les Pharaons vont venir à Strasbourg pour préparer leur participation aux Jeux Olympiques car comme en 2004, l’Egypte est devenue en janvier dernier championne d’Afrique en remportant la CAN à Luanda en Angola. Les Egyptiens ont créé la surprise en prenant le meilleur en finale de la CAN sur une Tunisie qui régnait en maître sur le continent africain depuis 2005, une petite surprise mais aussi l’éclosion d’une nouvelle génération qui pourrait redonner toutes ses lettres de noblesses aux demi-finalistes mondiaux en 2001, eux qui avaient fait souffrir mille maux aux Français dans son antre de Bercy.

Et si cette renaissance a été possible c’est parce que les glorieux anciens sont toujours là, Hussein Zaki l’arrière de feu et de charme, Hassan Yosri le petit stratège bondissant, Mohammed Nakib le futur portier du  Paris Handball, les piliers de cette équipe égyptienne sont toujours là et bien là. Mais autour d’eux s’est épanouie une nouvelle génération, de nouveaux joueurs avec tout autant de talent. Toute une génération de joueurs nés entre 1980 et 1984 qui ont permis à l’Egypte de reprendre la main sur la Tunisie qui trustait le leadership africain depuis quelques saisons. Jamais simple à jouer comme peuvent en témoigner les Français qui s’étaient incliné face à eux à Limoges en octobre dernier avant de prendre sa revanche à Orléans quelques jours plus tard. A l’EuroTournoi les Pharaons seront en pleine période de préparation pour essayer de s’immiscer dans les quarts de finale des jeux olympiques. Il faudra pour cela prendre le meilleur sur la Russie, la Corée du Sud ou l’Islande, l’Allemagne et le Danemark semblant quand même hors de portée du talent des Egyptiens. Autant dire que pour se préparer à cette rude tâche l’Egypte risque de faire dans le solide à Strasbourg, il va falloir que la France, l’Espagne et cette même Islande fassent preuve de talent et d’implication pour prendre le meilleur sur les Pharaons redevenus rois de l’Afrique.

L’Espagne éternel favori
Encore une fois l’EuroTournoi pourra bénéficier du talent d’une formation ibérique. Et à l’occasion de ce tournoi préolympique c’est la sélection espagnole qui va venir tâter du bleu, du viking ou du pharaon. Cela va se faire sans Arpad Sterbik et Siareh Rutenka, fraîchement naturalisés mais interdits de JO, mais avec toute la cohorte de talents qui peuple les Ciudad Real ; Barcelone, Valladolid et autre Léon, et ça fait une sacrée somme de kilos de talent tout cela.

Installés dans la poule A, celle de la France, l’Espagne de Carlos Pastor va venir à Strasbourg pour peaufiner ses réglages. Pas sur que le match contre les Bleus ne soit pas une légère partie de poker menteur, car depuis quelques saisons, les France – Espagne fleurissent comme le bon pain chez le boulanger de quartier. Du double affrontement de l’Euro 2005 en Suisse au dernier France Espagne au TQO de Bercy, ces deux nations commencent à se connaître sur le bout des doigts. Souvent amis dans la vie, parfois complices, les Français et les Espagnols n’en oublient pas d’envoyer du lourd dans leurs chocs. Pour le moment, la France possède un petit coup d’avance sur les Ibères, mais il ne faut pas se leurrer, les Juanin, Iker Romero, la fratrie Entrerrios, les gardiens du temple Barrufet et Hombrados, et bien d’autres encore ne sont pas résignés à accepter la domination tricolore. Sauf que prendre le meilleur sur les  Bleus au Rhénus ne sera pas forcément l’objectif… Quitte à garder un petit coup du père Carlos, autant le mettre au chaud et le sortir à Pékin le 16 août prochain, mais comme l’idée devrait aussi traverser l’esprit du staff Français, ce France – Espagne sera sans doute l’occasion d’offrir un joli match débridé au public de Strasbourg et de se régler les détails une dernière fois avant le départ pour la Chine.

L’Islande, vaillants vikings !
Encore une fois l’Islande s’est qualifiée pour une compétition majeure, et encore une fois c’est la Suède qui a fait les frais de la vaillance des Islandais. L’Islande est sans doute la fédération qui compte le ratio le plus étonnant entre son nombre de licenciés et ses participations aux championnats majeurs. Mais le fait est là, l’Islande fait partie des 12 équipes masculines qui brigueront une médaille le mois prochain en Chine.

Pour se faire les Northmen vont venir à Strasbourg pour se faire les dents sur deux des favoris des prochains JO et sur une Egypte qu’ils croiseront dans la Poule B du tour préliminaire. Toujours menée par un Olafur Stefansson royal malgré ses problèmes physiques, agitée par un Gudjun Valur Sigurdsson feu follet sur le terrain et buteur génétique hors pair, protégée par Sigfus Sigurdsson toujours aussi monolithique et intimidant au centre de la défense de l’Islande. Et si ces trois là font partie des stars internationales affirmées, autour d’eux il y a du beau monde ! De Lori Geirsson à Alexander Petersson en passant par Snorri Gudjonsson à la mène et Robert Gunnarsson en pivot, il y a du costaud, du large, du grand et du lourd à tous les coins du terrain. Au point d’être capable de mettre une correction à toute les équipes de la diaspora handball ! Les Bleus qui ont encore les stigmates du match de Magdeburg en sont témoins. Programmée pour le samedi, la rencontre entre les tricolores et les vikings devraient être un des sommets de l’EuroTournoi 2008, entrés la veille face à l’Espagne qui sera déjà un gros morceau, une performance face aux Bleus mettrait l’Islande en situation optimale pour tenter un gros coup pendant la quinzaine chinoise.

La France vers son Graal
Double championne du monde, championne d’Europe, il ne manque qu’un titre au handball masculin français pour devenir l’égal des plus grands parmi les grands. Même la grande, la fabuleuse Suède n’a jamais réussi à décrocher un titre olympique, les seuls à avoir conquis les 3 titres sont la grande Russie et l’Allemagne, mais pour les champions du Monde en titre, le sacre olympique commence à dater sérieusement puisque datant de 1936… Rejoindre les Russes, dépasser la Suède et la Croatie qui elle n’a jamais été championne d’Europe, voilà le but ultime du groupe bleu à Pékin.

Pour se préparer au mieux, les hommes de Claude Onesta seront à Strasbourg en configuration « olympique », la liste étant dévoilée depuis le 21.  Ultime phase de réglage, l’EuroTournoi pourrait permettre aux Bleus de faire le plein de confiance et de caler quelques options tactiques intéressantes et payantes dans le futur. Voir un Luc Abalo servir de joker sur une base arrière où le handball moderne demande de plus en plus de talent et d’inventivité que de kilos et de centimètres, assister à la renaissance de Cédric Burdet sous le maillot bleu, aux envols d’Air France Narcisse et pour Jérôme Fernandez, faire passer un peu de sa frustration barcelonaise au dépend d’un Iker Romero tueur de fluidité catalane ou de l’efficace mais laborieux Demetrio Lozano. Ce sera aussi l’occasion pour le natif de l’Alsace, un certain Thierry Omeyer d’affirmer encore un peu plus sa main mise face aux Barrufet, Hombrados et autres Nakib que le roi des gardiens est bel et bien issu de la terre alsacienne.

Tout cela devrait se faire sans ou avec très peu de participation pour Michael Guigou. Quasi indispensable à un sacre olympique, le Peter Pan héraultais relève d’une déchirure abdominale qui a failli le priver des JO. Mais tout fini pour le mieux pour l’Aptésien, même si l’EuroTournoi devrait peut-être se priver de son énorme talent, le fait d’être parmi les quinze qui s’envoleront vers la Chine est de nature à rassurer les pessimistes. Car si la somme de talents est énorme en équipe de France, « Micha » a prouvé, que ce soit au TQO ou à Albertville, que même sur une jambe, son talent restait indispensable aux plus grandes conquêtes. Même sans lui actif sur le tournoi Il en reste bien assez pour enchanter les spectateurs du Rhénus. De l’Abalo, du Karabatic, du Narcisse, du Fernandez, du Gille, de l’Omeyer, du Karaboué et compagnie, 14 joueurs prêts à se lancer à la conquête de l’immortalité olympique.

© François Dasriaux
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