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Montélimar-Cruas vit bien sa descente
Montélimar-Cruas vit bien sa descente
5 Mai 2009 | National > Nationale 1M

Après neuf ans en Nationale 1, Montélimar-Cruas va  retrouver l’étage inférieur qu’il n’a côtoyé que 2 saisons à la fin des années 90. Une relégation qui semble être vécue dans la plus grande sérénité par un club qui s’est aussi et surtout fait remarquer avec ses jeunes. Nicolas Tricon, manager général et François Simon, président, commentent cette situation nouvelle.

Propos recueillis par Lilian Bernard

La défaite à Villeneuve-Loubet qui avait précédé le succès de ce week-end contre Bordeaux, a scellé votre relégation en N2. Etes-vous déçus de ce dénouement ?

Nicolas Tricon : Bien sûr, on ne peut être que déçu de perdre un rang qui était le nôtre depuis 9 ans. On est surtout déçu pour ce groupe de valeur, dont 7 ou 8 jeunes de chez nous,  qui s’est beaucoup  donné tout au long de la saison. Mais nous avons  souhaité une rupture l’été dernier et nous savions très bien que nous  prenions des risques à court terme. Cette rupture a été très bénéfique au niveau interne puisque le groupe fanion n’est plus en marge, qu’il appartient à nouveau  à tout le club. C’était un choix de cohésion, d’unité.

« ON A MONTRE DE BELLES VALEURS
DE COURAGE ET D’ABNEGATION »

Au final on constate qu’il a souvent été  très proche de faire beaucoup mieux et pas si loin que cela du maintien… 

N .T : Effectivement, si Alex était arrivé un peu plus tôt, il nous aurait débloqué certaines situations. On aurait accroché quelques victoires de plus en début de saison et cela aurait pu être différent. On a eu quelques ratés aussi, il ne faut pas le cacher, notamment au niveau du recrutement. Mais globalement, ce groupe a montré de belles  valeurs de courage et d’abnégation.

C’est une base de travail pour l’an prochain ?

N.T. : On veut conserver  8 ou 9 joueurs de notre effectif actuel. Tout simplement parce qu’ils entrent dans notre projet, qu’ils ont le profil souhaité. Je rappelle que nous sommes avant tout un outil de formation mais que nous voulons travailler pour nous. On n’a pas vocation à investir massivement dans la formation pour en faire bénéficier d’autres clubs. Même si on est très heureux de voir un Olivier Marroux  tenter sa chance ailleurs et réussir, on veut que le jeune qui a le potentiel N1/D2 reste chez nous.

François Simon : Et pour cela, il faut que l’on ait les joueurs d’expérience susceptibles de les encadrer. Les négociations sont bien avancées avec ceux que nous voulons garder. On peut déjà avancer que notre paire de gardiens (Dorin Muraru et Romain Urbe) qui a été très performante cette saison sera encore là l’an prochain. Après, il faut se mettre en quête  de ce que l’on n’a pas sous la main.

« MAINTIEN DU BUDGET EN N2 »

Cela veut dire un recrutement ciblé et ambitieux ?

F.S : Dans la limite de nos moyens, bien sûr. Ce qu’il faut retenir, c’est que nous allons au minimum maintenir notre budget de N1. Il n’y aura aucune baisse concernant le partenariat public et nous avons décidé de nous atteler au chantier des fonds privés.  Pendant 4 ans, la gestion de Bernard Laurent a remis les finances du club à flots. Il n’y a plus de dette et c’est un atout important par les temps qui courent. Mais on s’est un peu endormi ces dernières saisons au  niveau  de la recherche de partenaires privés. C’est pour cela que nous venons de créer un poste de chargé de communication, de marketing et de sponsoring. Cela n’a jamais existé au club et Olivier Chancel est au travail depuis 2 mois déjà. Cette saison était transitoire sur le plan sportif et organisationnel.  Notre équipe dirigeante a déjà mis beaucoup de choses en place et nous voulons encore passer la vitesse supérieure.

Qu’est ce qui va vous guider dans la construction de votre prochain effectif ?

N.T. : C’est très simple, le premier critère est la capacité et la volonté du joueur de s’entraîner quotidiennement. Aujourd’hui, on ne peut rien espérer en s’entraînant  seulement 3 fois par semaine. On ne transigera par là-dessus. Après, il  y a  trois profils qui peuvent nous intéresser. Le jeune à potentiel, le joueur qui a la volonté de se montrer et surtout l’élément qui a la capacité d’encadrer. Paradoxalement, on est plus serein que les années précédentes au moment d’aborder notre recrutement.

« CETTE RELEGATION NE VA PAS TOUT EBRANLER »

Vous aurez forcément des ambitions l’an prochain…

N.T. : On veut jouer un rôle. On est conscient que la réforme des championnats avec 4 descentes et 2 montées directes ne va pas nous faciliter la tâche. Et puis, avec les descentes aussi de Grenoble, peut-être Villeneuve,  le retour de Bourgoin, la présence des centres de formations d’Istres et Nîmes, deux balades en Corse, c’est vraiment un championnat terrible qui nous attend. On ne veut pas se lamenter après cette relégation, on veut mettre toutes les chances de notre côté. Si on bosse bien, si on ne se trompe pas dans nos choix, on pourra envisager de se mêler à la lutte.

F.S. :   Notre club est riche de ses structures  et des ses résultats exceptionnels chez les jeunes. Deux titres de champion de France moins de 18 ans et une finale depuis 2005, ce n’est pas anodin. Cette équipe, après avoir auparavant écarté Montpellier, Istres, St Raphaël, s’est encore qualifiée ce week-end pour les quarts de finale en gagnant à Chambéry ! Depuis deux ans, nous disposons d’une salle moderne de 1200 places que nous n’avons pas encore su exploiter correctement et qui, avec quelques aménagements supplémentaires, peut être un bel outil de développement. Ce n’est pas la rétrogradation de l’équipe fanion qui va ébranler tout cela. Ça fait partie de la vie d’un club et ça peut s’avérer bénéfique si cela est bien géré. C’est  ce que nous essayons de faire actuellement.

Lilian Bernard pour

Handzone
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