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Le SMEC Metz n'est plus !
Le SMEC Metz n'est plus !
17 Mai 2009 | National > Nationale 1M

Une situation financière catastrophique a conduit le SMEC, club omnisports Messin, a mettre fin à ses activités. Une page de la vie sportive de la ville de Metz qui se tourne et l'impression d'une fin de vie laborieuse et d'une issue administrative inéluc-table. Saluons l'initiative courageuse de la municipalité : l'adjoint aux sports de la ville, Belkhir Belhaddad, qualifiant au passage de "désastre" la situation actuelle du SMEC. Une actualité qui sort aujourd'hui dans les colonnes du Républicain Lorrain.

Décidemment, les déboires financiers sont légions dans les clubs Nationaux de handball. Et ceux du SMEC Metz ont trouvé une réponse définitive : la fin pure et simple de ce club omnisports réunissant environ 2000 licenciés. La décision du comité directeur est brutale mais nécessaire : un simple texte, initié par la municipalité, et lu par Samperio Gavini, responsable omnisports à l'attention de la presse régionale. Et il s'agit là de la réponse la plus logique et surtout la plus sage au vu des graves difficultés que traversent les différentes sections sur ces dernières saisons.

Rappelons que le SMEC est un des fleurons du sport Messin. De 1968 (date de sa création) à aujourd'hui, Metz aura vécu de belles heures notamment à travers ses sections phares : le Tennis de table et surtout le handball. Les plus anciens d'entre nous se souviennent des 16 années passées au plus haut niveau de 1976 à 1992. Avec évidemment des figures emblématiques du club : l'ancien gardien tricolore Jean-Luc Thiebaut ou encore le sélectionneur actuel de l'équipe de France féminine Olivier Krumbholz. Malheureusement, le début des années 90 a sonné le glas de l'excellence au sein de la section hand du SMEC. Une rétrogradation en D2 avec en parrallèle la montée en puissance des moyens financiers de ses concurrents directs.

Club universitaire à la base, le SMEC Handball n'avait plus les moyens de lutter à armes égales. Et ce qui est notamment pointé du doigt aujourd'hui, c'est la gestion de la section Handball depuis plusieurs saisons. Cette année, le SMEC a connu une année difficile avec une rétrogradation sportive en N2 masculine. Mais en coulisse, on apprend que la section n'avait plus de président et de trésorier. La rémunération de salariés posait aussi problème.

L'alerte avait été donnée par la municipalité il y a de nombreux mois, et malgré un nouveau projet présenté en décembre dernier, il était déjà trop tard pour rattraper les erreurs du passé. Une situation désastreuse avec en point d'orgue une cessation de paiement et un déficit au bas mot d'environ 250.000 euros. Une situation intolérable pour la mairie qui a du intervenir au plus vite pour le bien des licenciés et la survie des autres sections du club (le Volley en priorité).

Que devient alors le SMEC Metz Handball ? Tout d'abord, le tribunal rendra sa décision sur la situation financière du club. Sportivement, la section Handball Masculin rejoint le Metz Handball présidé par Thierry Weizman. Ironie de l'histoire puisque le club, titré récemment champion de France chez les femmes, avait également connu des déboires financiers il y a quelques temps avant de repartir plus fort que jamais.

Avoir deux équipes de performance (hommes et femmes) dans le même club suscite toujours des questionnements : les exemples de Nîmes et Toulouse sont significatifs de la volonté des dirigeants et élus locaux de péreniser le haut niveau mais avec deux clubs indépendants l'un et l'autre. Thierry Weizman et son équipe n'ont pas eu d'autre choix que d'accepter : désormais, le Metz Handball devra se retrousser les manches pour faire vivre (dans l'ombre) le handball masculin, avec l'impératif d'une même identité : maillot, partenaires, lieux de matchs.

L'impératif, c'est aussi de faire vivre les catégories jeunes : n'oublions pas que la section Handball du SMEC abrite en son sein une communauté importante de jeunes licenciés, avec en tête d'affiche les moins de 18 ans inscrits dans le championnat de France et coachés par Jean-Luc Thiebaut. Une préoccupation de premier ordre selon Olivier Krumbholz.

Reste un vague à l'âme pour les nostalgiques de la belle époque : comme Gabriel Linden, membre fondateur, qui dans le Républicain Lorrain évoque la fin du SMEC comme "un mal au coeur de voir notre bébé mourir". Jean-Luc Thiebaut parle "d'un grand vide et d'un virage qui n'a pas été négocié à temps : on s'arrête à un endroit, on repart à un autre".

© Davy Bodiguel
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