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L’USAM est un quinquagénaire qui ne se porte pas si mal
L’USAM est un quinquagénaire qui ne se porte pas si mal
8 Juin 2010 | France > LNH

Ce samedi 12 juin, l’Union Sportive des Anciens du Mont Duplan fête son cinquantenaire. L’occasion pour Handzone de retracer les grandes étapes glorieuses ou plus tourmentées  qui ont jalonné l’épopée du club nîmois. Un club formateur qui a compté et qui continuera de compter dans le paysage handballistique hexagonal.

A la fin des années 50, le handball français n’est encore qu’un sport scolaire, 22 000 licenciés au bas mot, quelques clubs structurés à Bordeaux, Mulhouse ou Paris et sa banlieue mais rien de bien tangible.  A Nîmes, Jean Bonnal et Paul Nouet, deux profs de gym de l’école élémentaire du Mont Duplan (du nom d’une des collines qui dominent la ville) décident alors de sortir la discipline de la cour de récré. Les statuts sont déposés et c’est ainsi que nait l’USAM, l’Union Sportive des Anciens du Mont-Duplan. Fin des années 60, sous la houlette d’Emile Giran, le club se structure, le groupe de techniciens s’étoffent grâce à l’arrivée notamment de Michel Mazel (le père de Christophe, actuel entraîneur d’Istres), Robert Durand et Alain Jourdan, trois anciens joueurs. En 1976, alors que tous les échelons sont franchis, Alain Jourdan (aujourd’hui secrétaire général de la FFHB) prend les rênes de l’équipe 1.  Ivry, Saint Maur, SMUC Marseille et Gagny dominent le championnat. Les Nîmois, eux, après quelques va-et-vient entre N1 et N2, parviennent à monter sur le podium de l’élite (3ème en 1984 et 1987, 2ème en 1985 et 1986). La carte de visite s’est entre temps enrichie de deux coupes de France (en 85 et 86) et de quelques matches européens. L’histoire de l’Usam est en marche, l’équipe attire de plus en plus de passionnés dans son antre de Pablo Neruda. Saison 1987-1988, l’arrivée de Jean Paul Martinet à la tête de l’équipe coïncide avec le premier titre de champion de France et un quart de finale de Coupe d’Europe.

Les « héros » de l’époque s’appellent Avesque, Chagnard, Sanchez, Téoule, Volle, Courbier, Teyssier, les frères Derot et surtout Alain Portes qui se remémore ses folles soirées.

Un 1er titre national en 1988, un 2ème, un 3ème puis un 4ème en 90,91 et 93, les petits hommes verts rivalisent avec les meilleurs et le club attire les convoitises. La machine s’emballe, le carnet de chèques aussi.  Stéphane Stoecklin, Christian Gaudin, Yohann Delattre, Philippe Gardent, Philippe Médard, Frédéric Volle, Gilles Derot, Zlatko Saracevic, Denis Lathoud, Irfan Smajlagic, Guéric Kervadec, Andrej Golic (qui a suivi son père Boro, entraîneur en 91-92) et bien d’autres vont se côtoyer ou se croiser. Entre temps, l’équipe de France dirigée par Daniel Costantini, monte sur le podium aux Jeux de 92 (bronze) et au Mondial suédois de 93 (argent). Les soirées européennes ont enflammé « Pablo » puis les Arènes (pour Barcelone et  Lisbonne en 91) et enfin le Parnasse (inauguré début 93). En 1994, le club termine 2ème du championnat, remporte la Coupe de France mais surtout se retrouve aux portes de la finale de la 1ère Ligue des Champions. 

Denis Lathoud, arrivé deux ans plus tôt dans le Gard, n’a rien oublié.

Juin 1994. L’Usam ne joue plus son avenir au Parnasse mais au tribunal de commerce. Avec un passif de 11 millions de francs de dettes, c’est le dépôt de bilan et la rétrogradation en D2. Alain Portes, qui avait décidé depuis quelques mois d’arrêter sa carrière n’a rien vu venir : « un trou financier s’était constitué et ni le staff, ni encore moins, les joueurs ne pouvaient augurer ce qui allait se passer. La survie du club était en jeu. L’Usam a failli mourir.» Le passage dans le purgatoire va durer sept saisons (entre 1994 et 2001). A l’approche du Mondial de 95, les internationaux avaient quitté le Gard et par décision judiciaire, le club doit changer de nom. Le « Nîmes Gard Handball » repart avec Jean Paul Martinet puis Gilles Baron comme entraîneur, le fidèle Philippe Courbier, deux revenants Christophe Mazel et Jérôme Chauvet et surtout des jeunes de la génération des 73/74 comme Yann Balmossière, Eric Négrel ou Benoit Chevalier puis des 80/81 comme Arnaud Vielzeuf,  Sylvain Ventre, Jean Philippe Haon ou un certain Grégoire Detrez.

L’enfant de Nîmes devenu depuis 2008, chambérien et pivot de l’équipe de France, a vécu ses années intensément.

Nîmes entrevoit le bout du tunnel en 2001 avec au passage, un titre de champion de D2. Le club retrouve son nom originel et une élite (déjà) dominée par le voisin montpelliérain. Christophe Mazel qui a arrêté sa carrière deux ans plus tôt, est nommé entraîneur avec Jérôme Chauvet pour adjoint. En 2006, alors que l’Usam vient de terminer 6ème de la D1 et quart finaliste de la Coupe de la Ligue, Yann Gallouedec, le président en exercice fait appel à un autre attelage 100% nîmois, Alain Portes et l’inévitable Philippe Courbier. Les Balmossière, Detrez, Haon, Ventre et Chevalier sont toujours là. Megannem, Idrissi, Martini, Derbier, Saurina et Scaccianoce viennent  les rejoindre. Le club s’installe dans le premier tiers du classement mais ses moyens sont limités pour inquiéter les Montpellier, Chambéry, Dunkerque et autre Ivry.  Au terme de la saison 2008-2009, le bilan financier est une nouvelle fois sur la sellette et Jean Pierre Vernier qui quelques mois auparavant, a hérité du bâton de président, se retrouve dans une position inconfortable. Sur le plan sportif, l’Usam terminent 10ème du championnat et garde sa place en D1 mais la LNH qui a constaté des irrégularités dans la gestion passée, prononce une rétrogradation sur tapis vert. Fin juillet 2009, et après un ultime recours devant le Comité Olympique et Sportif, la décision de la Ligue est jugée disproportionnée et finalement, le maintien est assuré. Entre temps, Alain Portes a pris la direction de la Tunisie afin de diriger la sélection nationale. Laurent Puigségur (champion de France en 90) et Yann Balmossière arrivent aux affaires. Jérôme Chauvet les rejoint comme directeur technique du club. 26 matches plus tard et une courbe de résultats sinusoïdale, l’Usam valide son ticket pour une 24ème saison parmi l’élite. Cinquante ans après sa fondation.

Pour Jean Pierre Vernier, le président du club nîmois, il faut désormais assurer la pérennité du club à travers les âges

Fidèle parmi les fidèles,  en septembre prochain, Jean Philippe Haon entamera sa 19ème saison sous le maillot vert.

Samedi 12 juin, l’Usam organise donc une grande fête populaire à l’occasion de son cinquantenaire, au Parnasse avec dès 9h, un tournoi réservé aux écoles de hand du club et des localités environnantes. Le début d’après-midi sera réservé aux jeunes de moins de 12, 14 et 16 ans. A 18h30, match de gala entre l’actuelle équipe 1 et une sélection d’anciens parmi lesquels Stéphane Stoecklin, Christophe Chagnard, Christian Gaudin, Denis Lathoud,  Philippe Debureau, Christophe Kempé, Alain Portes, Heykel Meygannem, Nikola Grahovac, Attila Borsos, Christophe Mazel, Philippe Courbier, Gilles Derot, Pascal Sanchez, Laurent Puigségur, Jérôme Chauvet, Frédéric Echivard, Yassine Idrissi, Patrick Avesque, Grégoire Détrez, Maxime Derbier et bien d’autres sont annoncés. Nikola Karabatic (qui est passé par le Pôle Espoirs Handball début 2000) fera même le déplacement en voisin. 

Dossier complet et interviewes réalisés par Yves MICHEL  (www.rtl-lequipe.fr)

Handzone
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