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Les Juniors français à rude épreuve
Les Juniors français à rude épreuve
28 Juillet 2010 | International > Euro

Les voilà enfin dans cette 10ème édition de l’Euro Juniors qui se déroule jusqu’au 8 août prochain à Bratislava en Slovaquie. Le tour préliminaire jusqu’à dimanche, propose aux Tricolores, un véritable parcours du combattant. Avant de retrouver la République Tchèque (samedi) et l’ogre danois (dimanche), premier obstacle, ce jeudi à 14h, avec la Serbie. Une équipe qui s’est qualifiée en juin dernier en terminant 1ère de sa poule après deux succès face au Monténégro et à la Macédoine.

La dernière confrontation entre Français et Serbes remonte à l’Euro 2008 des moins de 18 ans en République Tchèque. Les Mahé, Aman, Zens, Bonnefoi, Capella et Moreau (rescapés de l’époque) ne s’étaient inclinés que d’un but, 31-32.

La Serbie offre tous les paramètres de l’équipe façonnée à la mode des Balkans. Une défense agressive, un jeu porté sur l’attaque et une base arrière avec des mastodontes à plus d’1.95. Les Français sont d’autant plus prévenus que leurs futurs adversaires sortent invaincus de leur phase de préparation avec deux succès face à la Tunisie, une victoire et un nul face à la Slovénie et surtout une victoire très probante, lundi, contre la Croatie (29-24), championne du Monde en titre des moins de 18 ans qui n’a été que l’ombre d’elle-même.

Dès ce jeudi soir, on y verra déjà plus clair sur les forces en présence et sur les intentions des uns et des autres. France-Serbie suivi de Danemark-République Tchèque seront autant d’enseignements que l’équipe qui va craquer dès le 1er jour, risque de laisser de l’influx nerveux et être irrémédiablement distancée.

Il y a deux ans, les Juniors de l’époque emmenés par les Accambray, Perroneau et autres Di Panda, avaient entamé timidement mais étaient montés en puissance, ne perdant aucun de leurs cinq premiers matches pour buter en demi-finale sur le Danemark  (le futur vainqueur de la compétition) seulement d’un but. Les Tricolores parviendront à se hisser sur la 3ème marche du podium, juste derrière les Allemands. Cinq victoires, un nul et une défaite, voilà le prix à payer pour atteindre le Graal.

Les Juniors de 2010 en ont-ils les moyens ? Durant 11 jours, ils ont une occasion rêvée de sortir de l’anonymat et de s’installer dans le sillage de leurs aînés. Rien que pour cette raison, le pari mérite d’être tenté.

YM

Pierre Andry a la tête sur les épaules

Du pôle Espoirs de Nice, Pierre Andry a gardé le hand entre potes, les années lycées, la franche rigolade et un surnom, Pirch qu’il a discrètement conservé (uniquement pour les intimes) en arrivant dans l’Hérault. A Montpellier, le capitaine de l’équipe de France juniors, a appris la rigueur et le professionnalisme. Sa progression au contact des meilleurs joueurs de l’hexagone a été fulgurante, à tel point qu’en cours de saison, Patrice Canayer a fait appel à ses services. Notamment, lors d’un mémorable déplacement à Nantes. Et le coach montpelliérain ne l’a jamais regretté. Aligné durant les 60 minutes (il était le seul gardien sur la feuille de match), le bilan du jeunot de 20 ans frôle les  50% de réussite. Après 18 jours de stage, Pierre Andry et ses potes juniors se retrouvent en Slovaquie prêts à se lancer dans l’Euro. Avec un mot d’ordre : prendre du plaisir et tenter d’aller jusqu’au bout.   Chiche !

Quel est le bilan de ce rassemblement de plus de deux semaines ?
Ca s’est plutôt bien passé. On ne s’était pas revu depuis les matches de qualification en avril. On a pu correctement travailler et recréer une bonne osmose entre nous. A la Toussuire, avec Alain Quintallet, on ne s’est pas économisé sur le plan physique et cardio et puis à Dunkerque, on a procédé à quelques réglages.

Et toujours le même plaisir de se retrouver ?
Les regroupements, c’est toujours un bonheur. Et pour tout le monde. On est vraiment entre potes. Pour certains, on se connait depuis très longtemps. Il y a ceux qui sont avec moi en club comme Mathieu Grébille et Nicolas Zens, puis ceux que je connais d’encore plus longtemps de l’époque du pôle Espoirs de Nice comme Kévin Bonnefoi et Tom Guillermin. On ne se lasse pas d’être ensemble et de vivre des moments exceptionnels. 

Vous avez la particularité d’avoir côtoyé en juniors, la précédente génération, celle des Accambray, Barachet, Di Panda. Qu’est ce qui change avec l’actuelle génération ?
Je pense que la cohésion du groupe actuel est plus importante. Les égos sont moins forts. L’ossature de 88, c’était au final, des joueurs connus qui évoluent la plupart en D1. Chez nous, il y a quelques « stars » mais qui ont encore à faire leurs preuves. En tout cas, il n’y a pas de clans entre nous. C’est vraiment sympa. Et puis, ce qui nous caractérise, c’est qu’on est un peu « fou-fou ». On aime bien rigoler.  Demandez à nos entraîneurs…..

Quatre matches de préparation, trois victoires et une défaite. De belles choses mais beaucoup de buts encaissés. Inquiétant ?
Globalement, cela nous a redonné confiance mais également cela nous a permis de nous poser les vraies questions. Depuis octobre, date de nos 1ers matches en catégorie Juniors, nous étions invaincus et là, nous perdons cette confrontation contre les Russes. Moi, je dis que cette défaite arrive au bon moment. Elle permet de ne pas être trop sûrs de nous, de nous remettre en cause. Paradoxalement, c’est plutôt positif. Alors c’est vrai qu’on a encaissé pas mal de buts et qu’il y a eu des problèmes de flottement et de communication. Ce qui est rageant dans cette défaite, c’est qu’on n’a pas su relever la tête assez vite. C’est cela qui m’inquiète en fait. Quand on gagne, tout va bien, tout est facile mais quand on prend l’eau, on met trop de temps à réagir.  Il faut régler cela au plus vite si on veut espérer faire quelque chose dans cet Euro.

Le temps va vous manquer… il n’y aura qu’une séance d’entraînement sur place, avant le 1er match contre la Serbie
En fait, on en a beaucoup discuté. Notamment samedi, après le match perdu contre la Russie. Les matches amicaux, c’est quand même particulier. On avait peut-être moins de jus, moins d’envie aussi. Et puis le turn-over est différent. On doit garder cette dernière défaite en référence, pour chercher des solutions. En tout cas, l’enthousiasme est présent et c’est ce qui fait la force de notre groupe.

Ce jeudi, vous attaquez contre la Serbie, ensuite ça sera les Tchèques puis les Danois. C’est une poule très difficile…
On a un groupe assez costaud mais comme sincèrement, on n’a pas d’ambition affichée, on arrive en Slovaquie sans pression. On va donner tout ce que l’on peut en se faisant plaisir. A partir de là, cela peut payer et pourquoi ne pas aller au bout ? De toute façon, on ne viendrait pas faire des stages en équipe de France, si on ne partageait pas tous, le même but. Une compétition, c’est fait pour être gagnée et on veut montrer ce qu’on vaut. C’est sûr que si on fait un bon match et que l’on gagne contre la Serbie, cela nous mettra en confiance pour la suite. C’est un des matches les plus importants qu’on ait à jouer. 

La 10ème édition de l’Euro juniors, c’est à suivre tous les jours sur Handzone et Rtl-L’Equipe avec Yves MICHEL depuis Bratislava.

Dossier réalisé par Yves MICHEL  (www.rtl-lequipe.fr)

© Yves Michel
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