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Le joli printemps de Franck Junillon
Le joli printemps de Franck Junillon
14 Avril 2011 | France > LNH

A croire que son retour pour le moins inattendu en équipe de France lors du  Mondial suédois,  lui a redonné un second souffle et surtout une nouvelle motivation. Depuis que Franck Junillon est revenu sous les projecteurs après une longue indisponibilité, Nîmes a stoppé sa descente aux enfers et le curseur a glissé vers le positif. En s’imposant à Paris, ce mercredi, l’USAM a enchaîné sur une 5ème victoire en 6 rencontres. Et le Montpelliérain n’est pas étranger à cette embellie.

En choisissant Nîmes à l’intersaison pour un retour sur le sol français, Franck Junillon, exilé jusque là en Allemagne,  n’avait pas opté pour la facilité. L’équipe venait de perdre son métronome - buteur  Guillaume Saurina et surtout repartait en LNH avec de bien modestes ambitions. Pire, pour son baptême officiel sous le maillot frappé du palmier et du croco, l’arrière international allait connaître la misère. Réception de Chambéry lors de cette 1ère journée. 1er but en D.1 sous les couleurs usamistes mais au bout d’une minute cinquante, une violente douleur au genou droit. L’IRM qui suit délivre l’implacable verdict : distension du ligament croisé postérieur. Arrêt forcé et timide retour début novembre à Dijon. Mais Franck est un guerrier et un compétiteur. Ce qui l’agace, c’est que malgré tous les efforts consentis, malgré l’application que mettent ses partenaires à engager les matches, Nîmes ne parvient pas à gagner. Le bilan est cruel : à la trêve, l’USAM pointe en queue de classement de D1 avec 9 défaites et deux nuls.  A la reprise en janvier, tout le monde est pourtant sur le pont. La trêve internationale va permettre de préparer une 2ème partie de saison capitale. Quelques bons matches amicaux contre Aix et Montpellier et puis un déplacement à Saint Raphaël dont Cheucheu  se souviendra longtemps. L’Usam  vient de s’incliner de justesse en terre varoise et rentre tranquillement au bercail. Sur le coup de 23h pourtant, une sonnerie de téléphone va troubler la torpeur d’un autobus qui file vers le Gard. Au bout du fil, c’est Claude Onesta qui propose à Franck de rejoindre l’équipe de France en Suède pour pallier l’absence sur blessure de Sébastien Bosquet. Inconcevable jusque là, ce retour chez les Bleus est inespéré. L’intéressé ne va pas faire de la figuration et la suite pour les Experts, tout le monde la connait. La perfusion en bleu-blanc-rouge a eu du bon, Junillon a repris le sens de la marche et Nîmes lui a emboîté le pas. Entretien sans concessions…..

Franck, nouvelle victoire contre Paris, Nîmes sort un peu plus  la tête de l’eau ?
Oui, c’est vrai qu’après Cesson et surtout Dijon où on a repris en notre faveur le goal average particulier, on conserve cette bonne dynamique qu’on a depuis cinq matches, on commence à y prendre goût et on se dit que de toute façon on n’a pas le choix si on veut rester parmi l’élite. On s’assoit sur une bonne solidité défensive, de bonnes prestations de nos gardiens, sur un bel enthousiasme, une certaine folie et on a envie de poursuivre sur la lancée même si on sait que ce qui nous attend s’annonce encore compliqué. On n’est pas encore arrivé, on revient de l’enfer, on n’en est pas encore sorti complètement mais en tout cas, on est sur la bonne voie.

Franck, cette résurrection nîmoise correspond à votre retour au sein de l’équipe après cette épopée inattendue en Suède ?
En fait, la préparation avec Nîmes début janvier a été très appliquée et tout le monde a bien travaillé. Mais par-dessus tout, le club a toujours positivé. Nous, les joueurs, on a gardé en tête l’idée d’aller de l’avant et de se battre jusqu’au bout et c’est en train de payer maintenant. Même s’il reste pas mal de journées et même si comme je le disais, rien n’est encore acquis.

Vous êtes double champion du Monde et champion d’Europe mais ce statut ne sert pas à grand-chose dans les moments difficiles….
Je ne me sens pas protégé par un statut. Je fais partie d’une équipe et je suis un élément de cette équipe. Nous jouons collectivement et c’est comme cela que nous nous en sortirons. Cela passe aussi par le don de soi donc le statut ou les distinctions, on les oublie.

Quand vous avez signé à Nîmes, vous pensiez que cela allait être si cornélien ?
Non, c’est vrai que je ne pensais pas que les difficultés seraient si nombreuses. On a eu beaucoup de blessés parmi les joueurs cadres, des matches que l’on a perdu de très peu (ndlr : trois défaites à Ivry, Tremblay et Istres, d’un but). Mais tout est finalement rentré dans l’ordre, on a réussi à inverser la tendance, à tenir et avoir de bonnes fins de match.

Rien n’est fait, vous l’avez dit et  la foudre arrive…
Oui avec Montpellier chez nous et Dunkerque chez eux. Il ne faut pas non plus se tromper d’objectif. Montpellier (mardi prochain), c’est la fête du hand mais on va aussi se dépouiller car c’est un derby et on ne veut pas passer pour…. des peintres (sic). Mais on ne sait jamais (léger sourire en coin de lèvres) si la foudre tombe sur Bougnol dans la semaine et qu’il y a une hécatombe dans l’effectif de Montpellier, on peut y croire. Peut-être aussi qu’ils auront la tête ailleurs, tournée vers le quart de Ligue des Champions mais bon, trêve de plaisanterie, je n’y crois pas beaucoup et je sais très bien que Patrice Canayer ne va pas prendre ce match à la légère. Que ce soit contre Montpellier ou contre Dunkerque, il faut jouer avec nos points forts mais ce n’est pas contre ces équipes que la différence se fera au final.

Concernant le final, il vous reste une année de contrat. Vous l’honorerez ?
Je serai Nîmois, quoi qu’il arrive.

Même si Nîmes descendait en D2 ?
Je resterai Nîmois, quoi qu’il arrive.

Propos recueillis par Yves Michel  (www.rtl-lequipe.fr)

© Yves Michel
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