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Tous les chemins mènent à Dunkerque…
Tous les chemins mènent à Dunkerque…
30 Avril 2011 | France > LNH

L'idée d'aller le Nord et surtout sa capitale historique Lille, en famille, "germait" depuis longtemps dans l’esprit de votre serviteur… Aussi, habilement, en scrutant le calendrier de la LNH, mon doigt se pointa sur un certain 16 avril 2011 avec un DUNKERQUE-SCT... Histoire de joindre l’utile à l’agréable !... Dunkerque, citadelle du handball nordiste. Son ambiance assurée, la Côte d'Opale... Une pression bien fraîche... La tentation était trop forte… Alors, de l’intention à l’action… Moteur !...

"St Pierre des Corps. 9h02. Embarquement..."
Valises bouclées, billets en poche, nous voilà sur les quais de la célèbre gare tourangelle. Et là, surprise, nos gladiateurs préférés débarquent un à un dans leurs tenues sportives aux allures de paillette… Papa "poule" Franck Mallet a décroché la pôle, suivi de peu par un Thomas Haegeli toujours aussi matinal, « nounou » et l’équipe dans le cabas, (normal, l’aube se lève à l’est …) et si heureux de renifler les airs de la LNH, qu'il ne veut pas en perdre une miette, enfin un arôme. « Titi » Oliver investit le rayon pâtisserie …Distribution de madeleines… Enfin, personne ne manque à l’appel … du 16 avril 2011… donc, let’s go !... Une fois embarqués dans la fusée ferroviaire, un texto donne rendez-vous au bar pour un café matinal. La paire Berthier-Mallet « et mézig » ouvre les hostilités. Ca discute de tout sauf balle de cuir... Le coach saint-cyrien joue les GPS région Est à votre rédacteur qui a failli passer par Lyon pour rallier Strasbourg à Tours, il y a peu… Ne riez pas, c’est possible… Atterrir à Lyon, moi le supporter stéphanois ! Jamais ! Et pourtant, le coup passa si près…Et dire que d’avoir bifurqué devant le panneau « Juliénas » ne m’a pas fendu le cœur serait mentir … Hilare et chambreur, le franc-comtois est en forme olympique pour envoyer de la répartie. Désolé, pas vu la signalétique « cofiroute » !... Le grand "Yass" a senti les parfums de l'arabica et se joint à nous. Accoudés au "zinc plastifié", nous scrutons le "quotidien biblique" national qui dévoile un pronostic sur la fin de saison de LNH pour les équipes dans la lutte au maintien. Tiens, donc… On fait des hypothèses, des suppositions... Pas de marc de café, ni de Madame Irma à proximité. Dommage, il faudra s'en remettre à notre bon flair. « Joko » fait un passage éclair au stand ravitaillement dans sa légendaire discrétion… Quelques wagons plus loin, la classe "SCT" est bien sage. Baladeurs vissés sur les oreilles pour la plupart, lecture studieuse pour Klimek et Tomic… Ca s'agite un peu plus loin avec le quatuor Fulop-Soudani-Haegeli-Idrissi, tarot en main. Ca « branche et chambre » gentiment. Le strasbourgeois Haegeli prend la plumée… Il replonge alors dans sa lecture favorite, l'Equipe, pour analyser le classement du National... et de son Racing favori. L’homme à la tête de bonze Fulop savoure… Soudani jubile, lui l’enfant de Wattrelos qui hume l’air de la chicorée et de son « vieux Lille » de toujours … Dehors, le paysage local se dévoile petit à petit... Des briques rouges s'emboitent pour reconstituer les célèbres bâtisses... Pas de doute, "Bienvenue chez les Chtis…" Gare Lille-Flandre, l'équipée sauvage et imprévue se donne rendez-vous, un peu plus tard, quelques dizaines de kilomètres plus haut, au bord de la Côte d'Opale : Dunkerque.

"Dunkerque : 8mn d'arrêt..."
Fin d'après midi, le périple nordiste reprend. Cap sur Dunkerque, via une halte posthume, à Bergues pour un clin d'œil à Dani « Hein Biloute !... » Boon. Finalement, jolie ville, verdoyante avec des vieux remparts fortifiés accueillants. Avec le rejeton, les souvenirs et répliques cinématographiques fusent à gogo... Après avoir humé les airs marins sur les bords de l'Opale, cap sur le stade des Flandres, niché entre complexes sportifs (football, volley, hockey…), canaux et Cirque Arlette Gruss... Le seuil franchi, cet espace Dewerdt a des allures de vaisseau. Un faux air de notre légendaire Grenon. Notre Guy Drut, à côté, fait figure de salle d'entrainement… Le lieu de vie et d'accueil est sans commune mesure. Avec spacieux coins restauration et boutique, cela respire le vécu et l'expérience. Derrière un but, la fanfare du Carnaval dunkerquois donne le tempo. C'est agréable, festif... « C'est le Nord, mon petit !... » En face, une grande photo orne un pan de mur. Le regard du regretté Nicolas Bernard veille sur son club, tel un père protecteur, même depuis les cieux... Sur le parquet, "L'USDK", comme on dit ici, donne la mesure : 4-0 avec un Drange aux allures de viking brun. Dans son périmètre, Gérard est une cible maudite pour les tourangeaux (10 arrêts). La bière a un goût de fermenté dans les gosiers visiteurs… Hernandez Pola se rappelle aux bons souvenirs des autochtones (Il a évolué à Lille un certain temps). Molinié lui emboîte le pas. Rognon prend ses aises au poste : 9-11 (22è). Dans les travées, votre plumier de service taille la causette avec un abonné des plus accueillants. On apprend des choses intéressantes sur "L'UDSK". "Bernard, c'était un père pour le club, un homme raisonné et raisonnable. Ici, le leitmotiv c'est la formation. Notre raison d'être..." Tu m'étonnes ! (John…) Quand le speaker égrène les noms, je n'entends bientôt que du "France Espoirs" et crois assister à un match du centre de formation... en N2... "L'espace Dewerdt a connu son envol en 2000 avec les Mondiaux" me précise le voisin Ch’ti. "Cela a été un essor pour le club et la région. Pourtant son chant du cygne est annoncé avec un grand complexe prévu en 2013 au mieux. Une salle de 10.000 places sur Dunkerque à partager avec le Basket Gravelines Dunkerque ». Une autre gloire locale mise sur les rails il y a près de 20 ans par le sorcier du basket nordiste, Monsieur Jean Galle après le nostalgique Berck. Respect pour Monsieur Jean ! Messieurs, Mesdames…

On évoque les épisodes Fernandez, Bosquet, le départ de Patrick Cazal. Des vraies pipelettes, ces hommes doivent se dirent les conjointes, sans se concerter ... Sur le terrain, pas le temps de tailler la bavette... (si ce n’est l’échalote…) . Le SCT reste toujours dans le sillage dunkerquois. Fulop veille au grain (de houblon...) 20-20 (42è). Et puis, les hommes de Berthier prennent un coup de jus. En huit minutes, "l'USDK" a resserré les mailles de sa défense, Gérard continue le "Gérard show " et St Cyr enchaine maladresse, vitesse et précipitation : 27-20 (50è). La messe est dite. Dommage. Les flèches (wallonnes) Touati, Butto et Oskarsson trouvent la cible. Le SCT peut nourrir des regrets mais aussi fonder des espoirs sur cette prestation. Aux antipodes de celle de Toulouse. Il faut surfer sur ceci, Messieurs. C'est l'heure des séparations avec mon voisin. Il nous souhaite un bon retour et un bel avenir sportif. Attitude louable et respectueuse : « C'est ça le Nord ». Remerciements en retour. Maintenant, la mission est de retrouver les joueurs. Après un texto "Alsaco-Tourangeau", Haegeli qui a joué les agents secrets nous donne rendez-vous à l'espace "VIP". Les joueurs sont là, Dunkerquois et Tourangeaux... Séances photos avec Bosquet, Cazal et Gérard pour le « pitchoun ». Sur les murs du salon, des photos des légendes locales de "l'USDK". Cela respire toujours l'histoire, la marque de fabrique « Ch’ti... » quoi…

"Qué bonheur à la chicorée..."
Malgré la défaite, on engloutit une saveur locale houblonnée aux vertus rafraichissantes. Après avoir remercié nos hôtes dunkerquois, retour vers la cité lilloise. Dernière étape un chti morceau à « La Chicorée », lieu culte ouvert de 11h à 6h du mat’. Dans notre véhicule, les ondes radiophoniques ne relatent que du ballon rond... Fichtre... De plus, le LOSC fait du sur place au classement avec un nul. Notre cœur retrouve des pulsations "vertes" avec le succès stéphanois. On entonne "Qui c'est les plus forts..." Dans la nuit noire où sied une pleine lune, le carillon du beffroi de Bergues ne résonne même pas... Celui d'Hazebrouck doit retentir (après la victoire du HB71 en terre belfortaine en N1. C'est ca le microcosme du hand nordiste... Derrière, les paupières de « l’ange vert », ouvertes depuis 6h30 le matin, sont closes. Silence « Nouvelle Radio Jeunesse… » Place Rihour, on retrouve une attablée tourangelle assagie. La défaite n'a pas coupé les appétits de chacun. On refait gentiment le match. On chambre le « père Thom » sur le match nul de son "Racing". De son côté, Dusan dévore son assiette et son dico, son éternel compagnon... Fatigue aidant, un à un abrège le repas pour aller reposer des yeux et des corps meurtris. Restent les mousquetaires Petr, Dusan, Adrien "Richardstic" et moi-même. Echanges divers et variés sur la langue française qui titille tant l'esprit du brave Dusan. Le grand Petr nous raconte son apprentissage linguistique à la méthode corse... Tout un poème enchantant avec le français parfait de « Klima »… L'heure est au retour. Je lâche mon trio après quelques hectomètres nocturnes certes mais aux vertus digestives. Un dernier salut en se donnant rendez-vous mercredi pour la venue de Tremblay. L'aventure sera moins trépidante mais tout aussi excitante... Avant de fermer les yeux, des images reviennent une dernière fois… "Le beffroi et les remparts de Bergues, les arrêts de Gérard, la fanfare de l'USDK, les photos avec le père Cazal... » "Oui, c'est bien ça le Nord, mon petit... »

© Christophe Poupault
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