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Guillaume Gille prêt pour la bagarre
Guillaume Gille prêt pour la bagarre
26 Mai 2011 | Europe > Champion's League

Et si cette saison, Hambourg raflait presque tout ? Après un championnat d’Allemagne rondement mené et plié à trois journées de la fin, le club hanséatique renoue avec les demi-finales de la Ligue des Champions, prêt à en découdre avec un autre grand d’Europe, le Ciudad Real de Luc Abalo et Didier Dinart. Une qualification pour la finale de la compétition serait une première pour le club des frères Gille, comme le titre en Bundesliga chipé au nez et à la barbe du puissant Kiel. Rencontre avec Guillaume Gille, le capitaine  du HSV Hamburg.

Guillaume, vous êtes encore dans l’euphorie du titre de champion d’Allemagne, comment Hambourg aborde ce Final Four ?
On ne se plaint pas. Car c’est vrai qu’on vient de vivre de grands moments mais on a devant nous un Final Four qui est très excitant et vraiment de nature à nous remettre sur les rails de la performance. On y va avec envie et détermination emportant dans notre sac à dos, ce titre en Bundesliga qui finalement ne pèse pas très lourd mais qui nous donne plutôt de plus grandes ailes.

Est-ce qu’on peut dire que ce FF est l’aboutissement d’une saison parfaitement réussie ?
Ce qui est certain, c’est qu’on a été présent sur tous les tableaux. Faire tomber Kiel de son trône, ce n’est pas rien. Devenir champion, c’était l’objectif du club. L’an passé, on avait du regarder le Final Four à la télé donc on n’avait qu’une hâte, c’était de pouvoir goûter à ce parfum. Maintenant on y est. On se retrouve devant une montagne à franchir. A nous de montrer notre meilleur visage.

Pour vos supporters, gagner la Bundesliga, c’était plus important que la Ligue des Champions
Oui, cela parait paradoxal mais c’est vrai. Cela vient peut-être de leur chauvinisme. Le handball, c’est à la base, un sport allemand et la Bundesliga, c’est la référence. Jusqu’au quart de finale de Ligue des Champions contre Moscou, on n’avait jamais joué dans notre grande salle. D’ailleurs, pour ce match, on n’a pas fait le plein. C’est tout l’inverse en championnat, même contre une équipe de bas de tableau. Dans sa conception du hand international, le supporter allemand part du principe que ses clubs sont plus forts que leurs homologues européens et que ce genre de confrontation a finalement peu d’intérêt.

Vous étiez quand même mal parti dans cette Champions League en terminant 3ème de la phase de groupe
C’est vrai que durant la 1ère phase, on a eu quelques ratés et on aurait pu connaitre une grosse désillusion. L’avantage, c’est que notre tirage au sort a été favorable (Valladolid en 8èmes et Moscou en quarts) et dans ces matches décisifs, on a pu montrer un tout autre visage.

Montpellier a connu pratiquement une situation inverse
Oui mais ils ne sont pas passés bien loin. Ils ont trébuché dans le money time, ce qui peut arriver. Quand on joue Rhein Neckar, on sait à quoi s’attendre en cas de défaillance. Comme nous, ils n’ont jamais décroché de titres mais chaque année, ils se renforcent. Pour Montpellier, ce n’est pas une infamie que de perdre contre cette équipe-là. Dans un bon jour, ils sont capables de battre n’importe qui. Attention à Rhein Neckar au Final Four. 

Pas de FF l’an passé, lors des deux saisons précédentes, vous avez été sorti en demi par Ciudad. Là, ce qui change fondamentalement, c’est que c’est sur un match sec
C’est vrai que cela change un petit peu la donne. C’est plus une bataille à mener qu’un calcul à faire. Malheur au vaincu. Ca va rendre le match encore plus intense, encore plus disputé.

Cela se joue en Allemagne donc vous êtes logiquement favoris ?
Effectivement, on peut dire qu’on joue plus à domicile que les Espagnols mais si l’on regarde l’historique de la Ligue des Champions, ce sont eux qui ont le plus de représentants dans le carré final. Ces trois dernières saisons, on a toujours buté sur Ciudad. Pour nous, il y a un challenge à relever.

Concernant l’effectif, il y a une petite incertitude quant à la participation de Bertrand ?
Oui, il a mal au coude droit et c’est vrai qu’il est bien diminué mais je suis persuadé qu’il sera bien avec nous pour se bagarrer, peut-être dans un rôle plus spécifique car il est  gêné en situation de tir. Connaissant le loustic, il sera là pour faire pencher la balance de notre côté.

Un week end bien rempli et contrairement à ce que l’on pourrait penser, vous n’en aurez pas terminé avec le championnat.
Oui, il y a encore deux journées à disputer en quatre jours. C’est la spécificité de la Bundesliga, 18 équipes et donc forcément un championnat plus long. En plus, mercredi prochain à l’occasion du match à la maison contre Lemgo, on va recevoir le trophée de champion. Et les festivités pourront commencer dès le samedi soir suivant.

Vous aurez en effet le temps de penser à la prochaine saison et à l’équipe de France
L’année 2012 sera jalonnée de nombreux rendez-vous. L’équipe de France, ça reste quelque chose d’énorme. Ce n’est pas une page que j’ai envie de tourner. Maintenant, je suis aussi conscient, et de mon âge, et de mon corps. Je viens d’enchaîner une série de blessures et il m’a fallu vraiment me bagarrer pour revenir. Pour prétendre à une place en équipe de France, il faut que la tête veuille, que les jambes suivent et que la performance que chacun doit amener soit au rendez-vous. Alors, effectivement, je reste à disposition de l’équipe de France mais je connais aussi, les problématiques qui sont liées à cette équipe.

 

Propos recueillis par Yves Michel (www.rtl-lequipe.fr)

© Yves Michel
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