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Jérôme Fernandez a retrouvé l’accent du Midi
Jérôme Fernandez a retrouvé l’accent du Midi
7 Juin 2011 | France > LNH

Avant de s’envoler pour l’Argentine où depuis lundi, il effectue une mini-tournée avec l’équipe de France, Jérôme Fernandez a bien voulu prendre quelques minutes et revenir sur une saison 2010-2011 fort bien remplie et qui sur un plan personnel, a été riche en rebondissements. De l’Espagne à Toulouse en passant par l’Allemagne et la Suède, le capitaine des Experts a beaucoup voyagé.

Jérôme, cette saison commence par un clap de fin, à Ciudad Real après deux années fructueuses
Je suis en fait sorti d’une situation compliquée et comme les dirigeants de Ciudad savaient que Daniel Narcisse était blessé à Kiel, ils espéraient que je prenne la direction de Kiel. Ca s’est fait en douceur. Et puis, l’opportunité de jouer en Bundesliga, c’était une chance pour moi. L’occasion de ne pas mourir bête (sic) et découvrir de l’intérieur un environnement que je ne connaissais pas.

Mais avec l’idée de ne pas vous éterniser là-bas…
Je suis parti, c’est vrai, en me disant, on verra comment cela se passe, mais dans ma tête le retour en France était programmé dès l’été 2011. D’ailleurs avant d’opter pour Kiel, j’avais sondé les clubs français qui m’avaient contacté précédemment mais aucun n’avait la possibilité de m’accueillir tout de suite.

Vous n’avez pas évolué plus de 10 minutes par match avec Kiel, frustrant non ?
Oui, c’est sûr, tous les joueurs de haut niveau peuvent éprouver de la frustration. En plus, quand je rentrais, cela se passait plutôt bien. Mais d’un autre côté, le contexte était particulier dans ce rôle de joker. Donc, j’ai du garder pour moi cette frustration.

La Suède arrive avec un dénouement idéal pour l’équipe de France….. Cela a été un véritable bol d’air pour vous ?
Oui, parce que cela faisait trois mois que j’étais en Allemagne et que j’avais des fourmis dans les jambes, j’avais envie d’avoir du temps de jeu et briller avec l’équipe de France pour avoir une 2ème partie de saison avec Kiel, un peu moins frustrante.

Pendant ce temps, les transactions pour un retour en France se poursuivent et deux clubs, Nantes et Dunkerque se mettent sur les rangs mais c’est Toulouse qui l’a emporté
J’estime que le dénouement a été plutôt bon car j’ai signé là où je voulais aller depuis le début. Les autres clubs ont compris et respecté ma décision et tout s’est bien passé.

Certains, quand même, vous en ont voulu…
Je peux comprendre car ils avaient très envie que je vienne chez eux. Il fallait que je fasse un choix. C’est sûr que 4 ou 5 ans auparavant, ce choix n’aurait pas répondu aux mêmes critères. Là, c’était plutôt un choix de fin de carrière et d’après-carrière. Pour moi, c’était important d’atterrir dans un endroit où je savais que je me sentirais bien, quoi qu’il arrive. J’ai donc plutôt privilégié le choix du cœur que le choix financier.

En avril, dans La Provence, Michael Guigou comparait votre retour à celui d’Abati à Montpellier, dicté par le seul souci de trouver une reconversion…
Ah…. je ne savais pas mais en même temps, je ne suis pas d’accord avec Michael car Joël a signé à Montpellier, dans le meilleur club français, donc il avait une grosse envie de continuer à gagner des titres et rester à un niveau de performances très élevé. Toulouse ne présente pas tout à fait les mêmes dispositions, c’est vrai. La partie « reconversion après carrière » existe dans mon contrat avec Toulouse mais elle existait aussi avec Nantes et Dunkerque. On ne peut pas m’en faire le reproche.

Vous êtes arrivé plus tôt que prévu à Toulouse en tant que joker médical et l’équipe s’est maintenue…. Votre présence a payé.
Je suis satisfait sur ce que j’ai pu apporter tant au niveau individuel que collectif. On a aussi montré des ressources, notamment pour l’année prochaine. On a redonné envie aux spectateurs, aux fans et surtout aux sponsors, de revenir et d’investir dans ce club.

Concernant la saison à venir, et après la signature de l’arrière droit espagnol Salvador Puig, est-ce qu’on peut dire que  le recrutement est clos ?
A priori, oui. Déjà pour des raisons financières et puis il ne faut pas oublier qu’on va récupérer nos blessés parmi lesquels des éléments-clé (ndlr : Andjelkovic, Calvel, Kabengélé) et donc on aura une équipe compétitive, très équilibrée. Nous voulons jouer un rôle d’outsider au même titre que St Raphaël, Istres ou Nantes.

Votre président a de grandes ambitions pour ce club, cela peut créer des jalousies…
C’est un petit peu la mentalité française mais en même temps, je crois que lorsqu’on avance intelligemment, qu’on sait ce qu’on fait, il faut savoir analyser les critiques. Il faut prendre ce qui est bon et écarter le mauvais.

Pour vous, 2011-2012 sera une grosse saison…. De Toulouse à Londres en passant par la Serbie…. Votre vieille carcasse va-t-elle tenir le choc ?
En tout cas, sachez que je vais me préparer pour relever le challenge. Psychologiquement et physiquement, cela risque d’être un peu dur mais avec l’expérience acquise, je sais très bien gérer une saison et aborder intelligemment chaque échéance.

Propos recueillis par

© Yves Michel
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