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Les jeunes handballeurs sur le pont
Les jeunes handballeurs sur le pont
3 Août 2011 | International

Les cadets sont rentrés en France plein de souvenirs, d’expérience mais aussi avec des regrets. La génération des 94-95 conduite par Christian Schlatter et Eric Quintin a terminé 4ème, la semaine dernière du  Festival Olympique de la Jeunesse Européenne (FOJE) à Trabzon en Turquie.

Ce festival, c’était pour ainsi dire une première pour tous ces garçons qui commencent à apprivoiser le haut niveau et les règles d’une compétition avec des matches réguliers et des décisions qui se font souvent sur des détails. Par ailleurs, les 94-95 se retrouvaient pour la 1ère fois au milieu d’autres athlètes d’autres disciplines puisqu’ils s’agissaient en quelque sorte, de jeux Olympiques de la jeunesse mais à caractère européen. Côté sportif, le staff technique partait avec peu de repères par rapport aux adversaires, tant les Tricolores sont encore en manque de confrontations internationales.  Leur entrée en matière dans le Tour préliminaire du tournoi a été remarquable avec un bilan de trois matches-trois victoires et notamment une démonstration contre le futur finaliste allemand (28-22 malgré les 16 arrêts du portier adverse). C’est en demi-finale que les Français ont chuté. Au terme d’un match fou, fou, fou. Contre les Danois qui avaient montré quelques faiblesses durant la phase préliminaire (deux victoires et surtout une défaite contre la Serbie 24-40), les Français ont été vite dans le rythme puisqu’après 40 minutes de jeu, ils étaient largement devant (+5). La peur de mal faire ? Ce manque d’expérience à gérer de telles situations ? Toujours est-il que le Danemark a refait petit à petit son handicap, pour finalement s’imposer sur le fil (24-23). « Nous étions peut-être trop confiants, avouera Arthur Vigneron, l’ailier droit de Saintes. C’est une grosse déception ». Pas de grande finale pour les jeunes français mais une médaille de bronze à aller chercher. Contre la Serbie. « Une équipe très agressive, au nationalisme très exacerbé, reconnaitra Sylvain Nouet, le responsable de la filière jeunes à la Fédération. Ils nous ont pris à la gorge, si bien qu’à la mi-temps, nous étions sept buts derrière eux. Et puis, il y a eu un sursaut d’orgueil de nos jeunes »  Tout est parti de la défense et d’un excellent gardien, Théo Lavabre (Montpellier) auteur de 21 arrêts à 47%. « Les Serbes n’ont pu marquer que deux buts en vingt minutes, souligne Sylvain Nouet. Mais à la fin, un pénalty raté, une exclusion de 2’ pour geste d’énervement ont été fatals ». Score final : 31 à 28 pour la Serbie qui décroche la médaille de bronze. L’or est revenu au Danemark qui a battu en finale l’Allemagne (28-26). C’est une déception pour la classe biberon du handball masculin français. Mais une expérience enrichissante, pour ces joueurs qui au sortir de l’été, changeront de catégorie, pour prendre la place de ceux qui cette semaine disputeront le Mondial des moins de 18 ans en Argentine.

Tous les regards sont désormais tournés vers Mar del Plata en Argentine pour les Mondiaux Jeunes (du 10 au 20 août 2011). Les joueurs de Pascal Person abordent une compétition très relevée même si leurs adversaires, au tour préliminaire sont largement à leur portée.

« Je n’aurai pas l’opportunité d’accompagner un groupe au complet. C’est assez frustrant, surtout lorsqu’on suit les mêmes jeunes depuis quatre ans ! » Sylvain Nouet reste pourtant persuadé que malgré l’absence de O’Brian Nyateu et surtout de Timothey N’Guessan, deux cadres de cette équipe, les autres sauront se surpasser. «J’ai dit à certains que c’était une opportunité de prendre leurs responsabilités. J’ai même pris l’exemple de France A, lorsque sans Fernandez, Dinart ou Bertrand Gille, nous sommes quand même parvenus à arriver tout au bout. » Et voilà les partenaires de Théophile Causse (photo ci-dessus) investis d’une mission : revoir toute leur stratégie et prendre leur destin en main. Les forfaits du demi-centre organisateur du jeu O’Brian Nyateu (opéré des deux genoux) et du génial arrière gauche Timothey N’Guessan (double fracture ouverte tibia-péroné) ont contraint les techniciens de l’équipe à repenser l'organisation de l'équipe. « Il fallait dans un 1er temps, confirme Pascal Person, l’entraîneur national, retrouver des arrières gauches dangereux et qui pouvaient tirer de loin. Ensuite, pallier l’absence d’O’Brian. C’est le demi-centre titulaire depuis 3 ans » Et dans ce rôle, Benjamin Bataille est entré en piste. L’ex Ivryen et neo Massicois est passé d’un poste de latéral à celui de meneur de jeu, avec une certaine réussite et l’intéressé ne s’en étonne pas. « C’est mon poste de prédilection, avoue le frère cadet de Mathieu, les entraîneurs m’ont fait confiance depuis le début de la prépa et pour l’instant, je réponds aux attentes donc je suis content. » Le staff technique compte aussi sur la prise de responsabilités de l’Istréen Théo Dérot sur ce poste de demi-centre. Autre bonne surprise de l’effectif, l’éclosion du Raphaëlois Nicolas Boschi sur le poste d’arrière gauche. Malgré l’absence de deux de ses cadres auxquels il faut rajouter la défection de Baptiste Bonnefond (qui consécutivement à une entorse du genou, n’était pas totalement remis), la base arrière de cette équipe de France a retrouvé des couleurs. Mais des petits réglages sont encore à faire. « Les matches de préparation notamment au Danemark, souligne Pascal Person, ont  fait prendre conscience aux jeunes qu’il y avait encore du travail à accomplir. » Les petits Bleus qui ont enregistré trois défaites (de 6, 1 et 5 buts) face aux Nordiques, feront au moins preuve d’humilité.  Sur le plan organisation, tout a été fait pour que la délégation arrive en Argentine dans les meilleures conditions.

Départ une semaine avant le début de la compétition (ce mercredi) et surtout, après trois jours pour digérer le décalage et s’acclimater à l’environnement, deux matches amicaux ont été programmés contre l’Argentine (1ère nation panaméricaine dans cette tranche d’âge et dans laquelle évolue un certain Pablito Simonet, le petit frère de Sebastian et Diego, les deux neo Ivryens). « Il nous manque un match référence, précise Benjamin Bataille, nous arrivons sur ce Mondial avec les compteurs à zéro. Nous devrons prouver notre valeur à chaque rencontre. » Car si elle veut prétendre à un parcours exemplaire, cette équipe de France devra être prête dès le 10 août, à l’occasion du 1er match contre le Brésil. Un adversaire largement dans ses cordes. Aux J.O de la jeunesse à Singapour, l’an dernier, les Français s’étaient largement imposés 40-27 mais Pascal Person reste prudent. « Cela ne veut rien dire. Les Brésiliens arrivent en formation-commando. Ils sont sur une dynamique influencée par le savoir-faire de l’Espagnol José Javier Cuesta. Ensuite, il y a la Nouvelle-Zélande qui ne devrait pas poser de problèmes puis le Qatar qui sont des matches toujours très tendus et enfin l’Egypte qui nous avait battu d’un petit but en demi à Singapour ». L’objectif est clair : terminer dans les deux premiers et se qualifier pour les quarts. Mais les Français seraient encore mieux inspirés s’ils prenaient la 1ère place de leur groupe pour éviter ensuite en quarts…. la Croatie, champion d’Europe en titre. D’ailleurs si le groupe B de la France parait déséquilibré, il n’en est pas de même pour le groupe A avec quatre équipes européennes (Croatie, Serbie, Suède et Slovénie) et le Bahrein pour la touche exotique. Il y aura de très gros matches dans cette poule et les deux qualifiés risquent d’y laisser de l’énergie. La France peut aussi, tirer profit de cette situation. Et Benjamin Bataille de trouver une belle source de motivation. « Dans une carrière, les occasions sont rares de jouer un Mondial avec l’équipe de France donc, celui-là, il ne faut pas le rater. »

Après les 90-91 qui en Grèce ont échoué à trois marches du podium mondial, les 94-95 qui ont raté de peu la médaille de bronze aux Jeux Européens, les futurs juniors de la génération 92-93 auront désormais un beau challenge à relever. Tenter de ramener à la maison, cette belle médaille qui fait tant défaut cette année, aux équipes de France jeunes. Ils l’avaient fait à Singapour aux Jeux de la Jeunesse en 2010, pourquoi ne pas récidiver ?

© Yves Michel
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