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Feliz cumpleaños!
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12 Septembre 2011 | France > Eurotournoi

Carlos Reinaldo Perez a fêté ses quarante ans. L'arrière gauche de Veszprém est en effet né le 26 août 1971 à La Havane la capitale de Cuba. Rien ne le destinait pourtant à une carrière de handballeur.

"Je suis entré dans le hand presque par hasard. J'avais 16 ans, j'étais basketteur et j'adorais ça... Un jour, l'entraîneur de la section hand de mon club cherchait un joueur car il leur manquait un gars, j'ai voulu leur rendre service et voilà..." La progression est fulgurante. A 18 ans, il est en équipe de Cuba juniors, à 19 ans, il débute avec les A aux Jeux panaméricains. A l'époque, Cuba est une équipe qui compte dans le monde du hand extra-européen. Et Carlos Perez, du haut de son 1.98m, se fait tout de suite remarquer. Daniel Costantini en témoigne: "Chaque fois qu'on jouait contre Cuba, il fallait le prendre en stricte. Impossible de le laisser jouer, sinon il nous faisait des misères." En 1995, Carlos crève l'écran aux championnats du monde en Islande. Et les clubs européens sentent le bon coup. Veszprém tente une première approche avec les autorités de La Havane. Si cette fois, le pouvoir cubain a mis son veto, deux ans plus tard ils sont finalement dix joueurs cubains à partir jouer en Europe.

A Ivry notamment ou à Veszprém. "J'ai choisi Veszprém car ils étaient les premiers à m'avoir contacté, mais aussi car leur proposition était plus intéressante." Il se plaît en Hongrie, à tel point qu'il devient Hongrois en 1999, puis débute en équipe de Hongrie en 2002 contre la Slovénie. "C'était émotionnellement difficile. Pourtant, je suis très heureux de ce choix, c'est un  honneur de jouer pour ma deuxième patrie. C'était de toute façon impossible de rejouer pour Cuba." Il fait des prodiges avec la Hongrie et termine meilleur buteur du Mondial 2003 au Portugal. Avec Veszprém, il atteint la finale de la Ligue des Champions 2002. La défaite face au Magdebourg de Gaudin, Abati, Kervadec et Kretzschmar lui laisse un goût amer. "Il y avait une différence infime entre les deux équipes." Il se rattrape en 2008 en remportant la Coupe des Coupes et en gagnant 12 des 14 derniers titres de champion de Hongrie décernés.

Magdebourg justement fait partie avec Barcelone des grands clubs qui lui ont fait un jour les yeux doux, il choisit pourtant de rester: "J'aime ce club et ce n'était pas une histoire d'argent. C'était plus une question sentimentale, je suis bien à Veszprém, je suis chez moi." Il s'y sent tellement bien qu'il veut encore jouer une saison après celle-ci. "Ca fait des années que je dis que c'est la dernière" sourit-il... "Mais tant que le physique et le mental sont là..." On le verra donc jusqu'en 2013 sur les parquets, avant une reconversion partagée entre la Hongrie et Cuba où il retourne deux fois par an, en été et à Noël: "J'aime le soleil, je me vois bien l'hiver à Cuba et l'été en Hongrie... J'aimerais que le marché cubain s'ouvre afin d'y investir, au pire, j'ai un diplôme de professeur..."

Eric Seyller
Euromag

Handzone
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