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L. Karabatic - A. Di Panda, franches retrouvailles
L. Karabatic - A. Di Panda, franches retrouvailles
2 Octobre 2011 | Europe > Champion's League

En novembre 1999, lorsque l’équipe de Leon s’est rendue pour la 1ère fois à Montpellier, disputer un match de Ligue des Champions, Adrien Di Panda et Luka Karabatic n’avaient que 11 ans. Sans se connaître encore, les deux futurs meilleurs potes étaient bien loin du handball de haut niveau, plus préoccupés à l’époque à taper dans une balle de…. tennis.   Leurs destins se sont croisés sept ans plus tard, au centre de formation de Montpellier. Ce dimanche après-midi, ils se feront face pour la 1ère fois. Ce qui n’est pas pour leur déplaire.

Luka, ces retrouvailles avec « Panda », comment les envisages-tu ?
En tout cas, ça fait super plaisir de le revoir. C’est un de mes meilleurs amis mais je dois reconnaître en même temps que ça va être particulier car ce sera la première fois qu’on sera adversaire. On a passé de longues années d’apprentissage à Montpellier. Mais bon, nous sommes joueurs professionnels, une fois que tu es sur le terrain, il n’y a plus de cadeau à faire. On aura chacun envie de gagner.

Il a un avantage sur toi, c’est qu’il connait toutes vos combinaisons…
C’est sûr qu’à ce niveau, ce sera un plus pour León. C’est de bonne guerre qu’il mette son talent et ses connaissances au service de ses partenaires. Il connaît quelques enclenchements et les habitudes de la plupart des joueurs. Mais on passera outre, d’autant que nous avons mis au point de nouvelles tactiques.

Lui a du s’exiler pour exister vraiment, toi, tu t’épanouis à Montpellier ?
Tout ce qui m’arrive conforte le choix que j’ai fait. Je vis ma passion au plus haut niveau. J’évolue dans une des meilleures équipes d’Europe. Que demander de plus ? Je pense avoir progressé au fil des années. Surtout depuis deux ans.

Il manque pourtant ce palier à franchir pour atteindre le Final Four
On sait que plus on se rapproche de la fin de la compétition, plus c’est difficile. Je ferai remarquer que Kiel que nous retrouvons sur notre chemin cette année, est tombé comme nous en quarts de finale. On doit terminer la phase de groupe dans les deux 1ers pour aborder la suite dans les meilleures conditions. Il faudra faire attention aussi à Copenhague qui s’est bien renforcé. On les a rencontrés en prépa et on a perdu assez nettement. Beaucoup d'équipes seront dures à manoeuvrer.

A commencer par León ?
Bien-sûr. L’équipe a beaucoup changé. Elle a perdu ses vedettes mais elle possède des joueurs de qualité. On a pu décortiquer leur jeu à la vidéo. Ils sont solides et défendent en 6/0 et parfois en 5/1. Il y a des gros pivots à l’intérieur et des joueurs dangereux qui peuvent tirer de loin sur la base arrière. Il nous faudra être vigilant. 

Adrien, c’est une semaine un peu particulière pour toi ?
Ca, c’est sûr… mais j’ai décidé de ne pas me mettre plus de pression que ça. On arrive en tant qu’outsiders. Montpellier est favori. Je ne vais pas me sentir obligé de faire le match de ma vie. Ca ne changera pas la suite de ma carrière. Je suis content de jouer contre eux car cela fait un petit moment que je ne les ai pas vus.

Tu vas retrouver notamment Luka et tes autres potes de la génération 88-89 ?
Je ne vais pas dire que ce sont des gars avec qui j’ai commencé le handball mais on est arrivé presque tous en même temps à Montpellier, on a joué ensemble, même en sélection de jeunes et je dois reconnaître que ça va me faire bizarre de les affronter. Mais bon, j’attends ce match avec impatience.  L’entraîneur a confiance en moi et je jouerai sans retenue. Je conçois que c’est quelque chose de spécial mais je vais prendre le recul nécessaire et ne pas arriver tétanisé parce que c’est mon ancien club.

Tu risques de défendre sur William ?
On joue en 6/0 et j’alterne central et n°2 donc il y a de grandes chances, qu’à moments donnés, je me retrouve devant Will et à côté de Rémi et Luka.

A quoi ressemble ta nouvelle vie espagnole ?
A León, le handball est le sport-roi. Du coup, quand tu te promènes dans la rue, tout le monde te reconnaît, la ferveur est là, c’est vraiment sympa. C’est une ville assez jeune de 150 000 habitants qui bouge mais qui a gardé ses traditions. Il fait très bon y vivre et je ne regrette en rien mon choix. Concernant l’équipe, il y a eu pas mal de changements avec un nouvel entraîneur et cinq nouveaux joueurs. L'intégration s'est faite rapidement et d'une manière sympathique.

Et pour la langue ?
Je commence à me débrouiller. Je prends des cours deux fois par semaine. En plus, Venio Losert, le gardien de but croate parle français.

Isidoro Martinez, ton nouvel entraîneur,  est-il si différent de Patrice Canayer?
Martinez apprécie beaucoup le travail de Canayer, il le dit souvent. Il est aussi exigeant que lui. Il connait beaucoup les jeunes car il entrainait la sélection espagnole en juniors. Il est peut-être plus disert que Canayer. Il aime beaucoup parler. Il y a beaucoup d'échanges entre l'entraîneur et les joueurs. L'autre différence, c’est qu’à León, on passe beaucoup de temps à la vidéo, 2/3 fois par semaine. A Montpellier, nous n’en avions pas autant.

Tu as l’impression d’avoir changé de statut ?
C’est la grosse différence entre les 5 ans passés à Montpellier et ici. J’ai véritablement un VRAI rôle dans cette équipe, pour le moment en défense et petit à petit en attaque. Pour la confiance, c’est quelque chose de très bien. Je me sens vraiment très utile ici. En Espagne, ils ont une autre manière de voir le handball, c’est différent de la France. C’est très tactique et moins physique. A Montpellier, j’avais l’impression de stagner et là, j’avance vraiment sur la bonne voie.

Ton départ pour l’Espagne a étonné beaucoup de monde…
Je me sentais prêt à partir à l’étranger. A León, il y avait un projet qui prenait forme et qui me plaisait avec un entraîneur qui m’avait réclamé. León joue la Ligue des Champions assez régulièrement, la Liga est très relevée. Sincèrement, cela ne m’a pas fait plus peur que cela de partir à l’étranger.

Quelles sont les ambitions de León ?
Le plus important pour le club, c’est se qualifier chaque année pour la Ligue des Champions donc la compétition la plus importante, c’est la Liga Asobal. En Ligue des Champions, il faudrait atteindre les 8èmes et essayer de créer quelques surprises. Notamment chez nous.

Mémento
León devant. En six confrontations en Ligue des Champions, les Espagnols ont remporté leurs rencontres à domicile (notamment un -17 en 1999) et tenu en échec les Héraultais à Bougnol en 2008 (34-34).

Débuts réussis. Alors que Montpellier a parfaitement réussi son entame en LNH (3 matches / 3 victoires), León en a fait de même en Liga espagnole, en alignant 4 victoires en autant de rencontres contre des équipes de bas de tableau. Les coéquipiers d’Adrien Di Panda sont ex aequo avec 8 points en tête de la Liga en compagnie de Barcelone et l’Atletico Madrid.

Infirmerie. Si côté montpelliérain, Samuel Honrubia manque toujours à l’appel (déchirure aux obliques), León ne pourra pas compter sur son jeune ailier droit Alvaro Cabanas qui s’est blessé à l’épaule droite (luxation) lors de la 2ème journée.

Longévité et fidélité.  Il est un des rares quadragénaires à évoluer au plus haut niveau mais à 40 ans passés, Denis Krivochlykov tient toujours l’aile droite de l’équipe de León où il a signé son 1er contrat en 1999. Le Russe qui alternera sur le poste avec Alvaro Cabanas (de 19 ans son cadet) a déjà inscrit 19 buts (sur 24 tirs) lors des trois rencontres de Liga  qu’il a disputées. Comme quoi, le handball conserve !

© Yves Michel
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