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Toulouse-Paris ou l’histoire de deux gauchers d’avenir
Toulouse-Paris ou l’histoire de deux gauchers d’avenir
19 Octobre 2011 | France > LNH
La 6ème journée de LNH commence ce mercredi avec à l’affiche, Toulouse-Paris devant les caméras de Canal+ Sport. Les deux équipes ont connu les mêmes tourments la saison passée et depuis septembre, leur parcours est identique. Etat des lieux de deux places fortes du handball hexagonal en compagnie de deux jeunes gauchers au talent prometteur. 

Longtemps, la saison passée, Toulousains et Parisiens ont joué avec le précipice. Pour les deux clubs, la fin de championnat a été très difficile à vivre et il a fallu attendre les dernières journées et quelques succès salvateurs pour valider le billet parmi l’élite. Jusque là, chaque camp avait eu son lot de galère et de blessés, Rémi Calvel et Danjel Andjelkovic pour les Haut-Garonnais, Zacharia N’Diaye et Belkhacem Filah pour les Franciliens. 

Depuis septembre, les deux équipes connaissent un parcours identique. Deux succès à domicile et trois revers à l’extérieur. A l’intersaison, dicté par des finances étriquées, le recrutement n’a pas été pléthorique. A Toulouse, Jérôme Fernandez arrivé en mai, a attiré l’arrière droit de Granollers, Salva Puig. A Paris, le nouvel entraîneur François Berthier a validé les contrats du demi-centre Praznik et du pivot Kozomara. Mais ces deux équipes ont des ressources et des vertus insoupçonnées et surtout un vivier incomparable. Le Toulousain Valentin Porte et le Parisien Samuel Clémentia sont les purs produits de leur centre de formation. Tous les deux occupent le même poste, à l’aile droite. Tous les deux ont la même culture de la gagne. 


Vos équipes respectives ont fait un parcours quasi identique depuis le début de la saison, sont-elles à leur place ? 
Valentin Porte: On a perdu contre Montpellier, on a déjoué contre Ivry. On a beaucoup échangé dans le vestiaire après ce match. Il ne fallait pas se louper derrière. Nous nous sommes remis en question et ça a payé avec trois succès dont un en Coupe de la Ligue. Là, on vient de perdre de peu contre Nîmes. Il fallait un peu de temps pour que la mayonnaise prenne. Je pense que nous sommes sur de bons rails.

Samuel Clémentia: C’est loin d’être catastrophique. On a essayé de réaliser l’exploit face à Chambéry, ce n’est pas passé loin mais on a fait un bon match. On a pris la leçon à St Raphaël et à Créteil, c’est décevant, on aurait pu l’emporter. On reste sur deux succès contre Ivry, à l’arrachée et net contre Nantes. Le début de saison est assez difficile avec un nouveau coach, deux nouveaux joueurs, les nouvelles combinaisons. Notre jeu commence à être plus précis et nous devenons plus rigoureux. 

Et à titre personnel, vous êtes satisfaits de votre entame ? 
V.P: Il y a eu des hauts et des bas mais dans l’ensemble je suis satisfait. J’arrive à trouver un SMIC à chaque sortie. Pour moi, le match le plus abouti, c’était Créteil à la maison. On avait deux défaites au compteur et ce jour-là,  j’avais de bonnes sensations au tir et dans le jeu. Je fais 8/8 au final. Je partage le poste avec Pierrick Chelle et ça se passe très bien. Rien n’est établi et il n’y a pas de hiérarchie entre nous. 

S.C: L’an passé, je n’avais pas beaucoup de temps de jeu. Mathias Ortega était devant, il a fait une bonne saison. Cet été, j’ai fait une bonne prépa et j’ai pris un peu plus d’envergure. Le coach me laisse tirer les pénaltys même si je ne suis pas un spécialiste. Je travaille avec les arrières pour les décalages car la saison passée, on n’en a pas eu beaucoup. Un ailier est un finisseur donc chaque fois que j’ai un ballon de but, je dois le mettre au fond. Tout le monde m’a félicité après mon match contre Nantes (7 buts dont 3 pénaltys). Mais c’est aussi grâce au bon rendement de toute l’équipe. 

La manière laisse encore à désirer….
V.P : Avant toute chose, il nous faut des points. C’est ce qui nous a manqué les autres années. Même si en ce moment, la manière n’est pas au rendez-vous, on s’en fiche un peu. Cela viendra avec la confiance. On bosse beaucoup et avec la rentrée récente de nos blessés, l’équipe n’est pas encore arrivée à maturité. Ca vient tranquillement. Il y a des progrès en défense : 34 buts concédés en moyenne au début, là, on est à 25. 

S.C : L’essentiel en ce début de saison, c’est marquer des points. Avec l’équipe, on s’est donné comme objectif, de nous fixer entre la 9ème et la 7ème place donc il faudra grappiller des points à l’extérieur. Là, on monte en puissance, on est au complet, le projet de jeu commence à prendre forme. Je pense que c’est le meilleur moment pour affronter Toulouse. Si on parvenait à les battre, il y aurait beaucoup plus d’envie. Quand tu n’as pas la pression, tu peux y mettre la manière. 


L’équipe que vous rencontrez ce mercredi est-elle un adversaire direct ? 
V.P : oui je pense car les Parisiens ont montré par le passé, alors qu'ils étaient en difficulté comme nous, qu’ils savaient réagir. La saison dernière, on les a largement battus chez nous (ndlr : 11 buts d’écart) et en plus, c’était mon match référence du début de saison (7/7 au tir). Donc je vais prier pour que mercredi, le résultat soit identique. Autre motivation, c’est la 2ème fois que Canal vient à Toulouse. Cela va nous permettre de montrer un autre visage que celui face à Montpellier. Mais c’est vrai qu’avec les ambitions affichées, l’arrivée de Jérôme, le changement de nom, tout le monde nous attend et veut nous battre. 

S.C : Toulouse est une équipe athlétique, qui possède d’excellents joueurs à tous les postes. La saison passée, ils se sont retrouvés dans la même galère avec la menace de la descente. On était adversaires directs. Comme eux, on n’a jamais lâché l’affaire et si on est en D.1 aujourd’hui, c’est grâce à tout le monde. Le collectif a pris les choses en main. C’est ce qui nous rapproche de Toulouse. Après, comme je l’ai dit, si on peut les battre, on ne s’en privera pas.

Valentin tu as 21 ans, Samuel, pas encore 22. Vous êtes passés pro en 2009. Comment voyez-vous la suite de votre carrière ? 
V.PDans trois ans, je serai en fin de contrat avec Toulouse. Ce sera un tournant dans ma carrière et la logique actuelle est de me dire que si le club n’est pas aux portes de l’Europe, il sera temps d’aller voir ailleurs. Mon rêve et mon objectif, c’est jouer un jour en Allemagne. Mais si Toulouse est régulièrement européen, il n'y a aucune raison que je m'en aille. Je vais travailler pour arriver au plus haut niveau et un jour, ça paiera. J’ai le handball dans la peau. Quand je suis à l’arrêt, je ressens tout de suite un manque. 

S.C: Mon souci est de progresser. J'ai signé à Paris jusqu'en 2013. Ce n'est que lorsque j'aurai atteint un très bon niveau que je pourrai intéresser d'autres clubs. J'aimerai rester à Paris. Tout dépend quel sera le projet dans les prochaines années. Il faut que le club se stabilise et que les ambitions soient réelles. Si je dois changer d'air, il faut que je sois totalement prêt. Une carrière à l'étranger ? Bien-sûr que c'est tentant mais pas n'importe comment ! Mon tempérament me ferait plus pencher pour l'Espagne. Il y a là bas, plus de jeu pour les ailiers. 
© Yves Michel
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