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JFK from Saint Raphaël
JFK from Saint Raphaël
16 Décembre 2011 | France > LNH
Avec de telles initiales, Jean François Krakowski ne pouvait être que président. Par rapport à ses collègues de LNH, il est même le plus ancien en exercice. En 1987, lorsqu'il a succédé à Guy Rivard, à la tête de l'Association Sportive de Saint Raphaël, le club n'était qu'en Nationale 3. Vingt-quatre ans plus tard, le Saint Raphaël Var Handball est 3ème du championnat de D1 et qualifié pour les 8èmes de finale de la Coupe de l'EHF. Ce samedi, contre Toulouse, les Varois jouent leur place sur le podium.

Etes-vous un président satisfait ?
C'est un début de saison conforme à nos objectifs et à nos prévisions. Je dirai qu'il nous manque une victoire en championnat, la défaite à domicile contre Tremblay n'était pas prévue, sinon, globalement, on peut être satisfait de la prestation de nos joueurs.

Vous n'en attendez pas moins en raison du recrutement qui a été le vôtre cet été ?
C'est vrai qu'aujourd'hui être 3ème du championnat est tout simplement conforme aux moyens déployés. Quand on fait venir des joueurs comme Krantz ou Juricek, c'est pour qu'ils nous aident à nous installer durablement dans le haut du tableau.

Depuis deux saisons, vous goûtez à la coupe de l'EHF, c'est un jouet ou un vrai objectif ?
Cette coupe d'Europe nous permet de grandir, de nous faire connaître sur un plus vaste territoire que national, et d'attirer également un nouveau public car même si ce n'est pas la plus prestigieuse, c'est quand même une Coupe d'Europe. L'intérêt sportif est je le reconnais, secondaire, l'aspect communication est plus intéressant. Cela nous permet de nous faire connaître auprès des joueurs étrangers et c'est plus facile ensuite, de les séduire et les attirer chez nous.   

St Raphaël, antichambre de joueurs pré-retraités, c'est terminé ?
L'image n'est plus celle-ci depuis déjà quelques années. A moment donné, par manque de notoriété, nous étions obligés de faire venir que des joueurs en fin de carrière, malheureusement, ils n'ont pas apporté tout ce qu'on était en droit d'espérer. On a tiré les leçons de ces échecs des années 2000 et je pense qu'on a su depuis, construire une équipe de haut niveau, capable, on l'a vu, de rivaliser avec Montpellier.

Montpellier… c'est la représentation de l'inaccessible ?
Il faut procéder par étape. Nous ne sommes pas passés loin en Coupe de la Ligue mais avant de titiller le 1er, il faut viser le second. Economiquement, il nous faut être encore plus fort, en attirant des nouveaux partenaires. Aujourd'hui, nous tournons avec un budget avoisinant les trois millions d'euros. Pour bien aller, il faudrait que dans les prochaines années, nous atteignons les quatre millions. Ce n'est pas évident car il y a beaucoup d'incertitudes mais on va y travailler.



Vous allez donc continuer à attirer des bons joueurs et pourquoi pas de grosses pointures ?
C'est lié à notre désir de franchir des étapes. Il faudra sans doute faire venir des joueurs médiatisés et pourquoi pas des joueurs qui évoluent en équipe de France, qui sont à l'étranger et qui souhaitent rentrer. Nous ne sommes pas les seuls à être sur cette ligne, il faut s'y préparer longtemps à l'avance.

Vous aimez bien mettre la pression sur vos joueurs et surtout sur Christian Gaudin…
Je répète que Christian a un objectif fixé, c'est d'installer durablement le club dans le Top 5 pour les trois prochaines saisons.  Quand le président que je suis sera en capacité de ramener un million de plus, je lui demanderai la Ligue des Champions. Maintenant, quand je dis Top 5, cela peut être une année qui nous réussit et on peut terminer… 2ème.  

N'allez-vous pas être victime de votre expansion et être limité en matière d'accueil du public ?
Aujourd'hui, non, tant que nous ne jouons pas la Ligue des Champions. C'est vrai qu'il nous est arrivé de refuser du monde pour les grosses affiches. Si c'est sur tous les matches, on réfléchira sur une possibilité d'extension. Mais cela ne presse pas et la salle n'est pas un frein à notre développement.  Il ne faut pas oublier qu'on est sur la Côte d'Azur et que c'est très compliqué pour séduire le public. Ce qui veut dire qu'une salle de 5-6000 places n'est pas aujourd'hui d'actualité car on ne la remplirait pas.

Lorsque presque tous les matins, vous passez devant le palais des sports qui porte votre nom, votre ego en prend-il un coup ?
Non, mon ego va bien, je suis resté le même, je n'ai pas changé. Quand le maire me l'a proposé, j'ai eu le réflexe de refuser car j'étais persuadé qu'il y avait d'autres personnes qui le méritaient plus que moi, il a insisté. C'est un véritable honneur et une fierté pour mes parents qui sont toujours là, ils voient une salle avec leur nom et c'est très bien.
© Yves Michel
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