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Et alors !

Après la défaite face au Brésil, cela jasait un peu de partout. Avançant que le parcours des Bleues était devenu infernal avec au programme la Suède puis derrière la Russie. Et bien maintenant il est devenu quasiment limpide après la démonstration de collectif que les Bleues ont fourni face aux quadruples championnes du Monde !

Bien sûr rien ne s’est fait dans la facilité, quoique les 5 buts d’avance qu’avaient obtenus les Bleues à la 50° sentaient très fort la fin de match tranquille ! Mais face aux lauréates 2001, 2005, 2007 et 2009, excusez du peu, les Françaises ont su faire fi d’une sale période de 8 minutes sans marquer pour arracher la décision sur une performance défensive exceptionnelle. Car si les Lacrabère, Dembele, Baudouin et Ayglon ont fait parfois des étincelles en attaque face à la défense russe ou les centimètres et les kilos ne comptent plus que difficilement, c’est avant tout en défense que la France a construit son exploit : priver les Russes d’un 5° titre en 10 ans et rêver en grand, elles, à un deuxième titre dans cette même décennie.

Maintenir à 23 buts des filles qui avaient jusque là tourné à plus de 35 buts par match, voilà ce qui peut résumer la performance. Tout cela à base d’une 6-0 qui n’avait pourtant pas été toujours l’assurance tout risque des Françaises avant ce match. Mais devant une Amandine Leynaud dont le seul péché mignon aura été les tirs de l’aile, surtout face à Uskova qui lui fera un 3/3 au premier poteau, c’est dire si pour le reste la gardienne messine a été royale surtout face à la surpuissance des Davydenko, Postnova et autre Khmyrova, le bloc bleu a été l'arme fatale. C’est d’ailleurs en bloquant le dernier tir de Davydenko la gauchère que tout s’est définitivement décanté dans cette partie. Car avant, les choses avaient été plus qu’équilibrées ! Si la Russie prenait le meilleur départ en profitant des erreurs bleues en attaque sur le secteur central pour monter les ballons, aussitôt les ailières et là aussi le jeu rapide offert par la défense déjà de fer des Tricolores rééquilibrait complètement les choses. Le mano à mano allait durer un bon quart d’heure avant qu’une double exclusion russe donne le droit à la France de faire un premier gros écart. Dans le genre raté, cette occasion l’a été en beauté ! 2 tirs sur les poteaux, 1 jet de 7 mètres arrêté, une perte de balle et la Russie se sortait de ce mauvais pas sans bobo et pouvait recoller aux basques des Bleues sur la fin de première mi-temps sans toutefois que celles-ci ne perdent le leadership du match.

Le retour des vestiaires allait donner de vrais frissons aux supporters tricolores. Comme trop souvent dans ce mondial, les Françaises repartaient avec le frein à main serré en attaque. Surtout qu’Evgueni Trefilov sortait une 1-5 agressive de sa boîte à malice. Malmenées comme souvent face à cette défense, les filles d’Olivier Krumbholz s’en remettaient une fois de plus à leurs vertus défensives et cela marchait impeccablement. Car si la France se faisait bloquer en attaque, que dire du jeu russe où là, c’était par moment la grande débandade… Les pertes de balles succédaient aux fautes techniques ou aux tirs ratés, souvent pris dans la précipitation d’un refus de jeu qui leur pendait au nez, et tout cela donnait quelques munitions que forcément les Françaises arrivaient à exploiter. Paule Baudouin filait en contre attaque sur son aile gauche, Nina Kanto se battait sur tous les ballons, même ceux impossibles comme ce but sur une claquette de la main gauche sur un xième arrêt de Sedoykina, et Alexandra Lacrabère prenait goulument les espaces libérés par la prise en stricte d’Alisson Pineau devenue trop remuante et dangereuse au gout du coach russe. Tout cela en arrivait à donner ce +5 à 10 minutes de la fin. Mais tout aurait été trop beau, trop simple et presque trop facile si on avait dû en rester là. Cette équipe ne se révèle que dans la souffrance, et là elle va être servie, au bord de la rupture physique, les Pineau, Tervel, encore une fois énorme en défense, Kanto et autre Mendy qui marquera le but de la délivrance vont tout donner pour préserver cette avance de deux buts qui les envoie défier le Danemark qui a dominé 28-23 l'Angola dans l'autre demi-finale de ce tableau.

Sans dire que cette demi-finale sera de la petite bière, à côté de ce qu’elles ont surmonté face à la Suède et surtout face à Russie, ce match semble d’une anormale « abordabilité », et ce sera sans doute le plus grand piège à surmonter. Même si le Danemark semble se relever de ses dernières années difficiles, cette équipe qui joue très (trop?) vite en circulation de balle ne semble pas encore avoir récupéré la maîtrise de ses ainées. En espèrant que ce Mondial ne sera pas, justement, celui de cette maîtrise retrouvée.

Les réactions après France - Brésil avec Hand-TV


HandTV-14/12-Mondial au Brésil: Réactions après... par ff-handball

A Sao Paulo, Ibirapuera Gymnasium
Le mercredi 14 décembre à 14h45
Russie - France : 23 - 25 (Mi-temps : 12-13)
2 000 Spectateurs
Arbitres :
MM GARCIA SERRADILLA  et MARIN LORENTE A (Espagne)

Statistiques du match

Evolution du score : 3-3 5°, 5-5 10°, 6-7 15°, 8-10 20°, 10-11 25°, 12-13 MT - 13-14 35°, 15-17 40°, 18-21 45°, 20-24 50°, 21-24 55°, 23-25 FT.

© François Dasriaux
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