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CAN 2012: Il y a ceux qui jouent et ceux qui ont oublié
CAN 2012: Il y a ceux qui jouent et ceux qui ont oublié
13 Janvier 2012 | International > CAN
La 20ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations est en cela unique qu’à l’instar d’un championnat du Monde, elle programme des oppositions aussi déséquilibrées qu’atypiques. Ce jeudi, le match Algérie-Cameroun a ressemblé par moments, à un véritable combat de rue. 

Cinq cartons rouges en 60 minutes ! Bienvenue à la CAN et au match entre l’Algérie et le Cameroun. Dans la mêlée car par moments, le maigre public s’est retrouvé à des années lumières du handball, le Dunkerquois Mohamed Mokrani ne se rappelle plus de grand-chose, dès l’instant où il a été agressé (à la 6ème minute) et conduit, en état de choc, à l’hôpital le plus proche. Il en est ressorti avec un œdème à l’œil. (dernière minute: le pivot de l'USDK a décidé de ne prendre aucun risque. Son rapatriement vers la France est prévu dans les heures qui viennent). Mais où sommes-nous tombés ce jeudi après-midi ? Dans une compétition digne de ce nom ou aux jeux du cirque ?  Dépassés par la taille et par le talent, avalés dans les duels et la maîtrise technique, les Camerounais ont choisi de jouer les gros bras pour impressionner (en vain, du moins au tableau d’affichage) une équipe algérienne qui dès le départ, lui était supérieure. 


L’Istréen Sassi Boultif va lui, terminer la rencontre une poche de glace sur la cheville sous le regard médusé du Nîmois Malik Boubaiou, se demandant à force, ce qu’il faisait dans un tel match ! Il ne s’agit heureusement que d’une exception dans une après-midi où les autres rencontres se sont déroulées sans accroc. Mais proposer de telles images qui plus est, en direct sur une chaîne qui diffuse l’épreuve dans tout le Maghreb, ne favorise ni dans la promotion de la CAN, ni celle du handball. Et les arbitres dans tout ça ? Euh… comment dire…ils ont été en dessous de tout ! Le tandem tunisien s’est montré totalement permissif, notamment en début de rencontre et a sévi en sifflant souvent à tort et à travers, lorsque l’incendie avait ravagé la maison, des combles aux fondations. « Le  1er rôle des arbitres est de protéger les joueurs et ça n’a pas été le cas, tempêtait Salah Bouchekriou, l’entraîneur algérien, il fallait qu’ils soient fermes dès le départ et ils ne l’ont pas été. Dans ces conditions, il est difficile de ne pas se blesser. J’ai essayé de faire tourner l’effectif pour préserver mes titulaires. Les joueurs n’ont pas peur de s’engager, de recevoir quelques coups mais là, ça dépasse l’acceptable. Au moment où je vous parle, Mokrani est à l’hôpital. J’espère que nous pourrons le récupérer. » Belle ambiance ! Pour l’anecdote, les statistiques retiendront que l’Algérie s’est logiquement  imposée 27 à 18 et que le Cameroun s’est négativement illustré aux (coups de) points (ou poings ?), 4 cartes rouges à une !


Les arbitres montrés du doigt, il n’en fallait pas plus pour redouter un scénario identique lors du match suivant entre le Maroc, autre pays du Maghreb et le Sénégal, autre pays de l’Afrique subsaharienne. Il n’en a rien été. Tout simplement parce que de part et d’autres, le climat était serein, la plupart des acteurs présents sur la feuille de match sont des manieurs de ballons et évoluent en France de la D.1 à la N.2. Autre élément déterminant, le choix des arbitres. Les Ivoiriens Coulibaly et Diabaté, présents sur Bercy 2011 et au Mondial suédois, sont autrement plus aguerris que leurs homologues précédents. D’un coup d’un seul, le handball va réinvestir l’enceinte sportive de Rabat. Un jeu total parfois atypique mais efficace de part et d’autre. Les deux équipes vont parvenir à se neutraliser au cours des trente premières minutes (12-12 à la pause), Ibrahima Sall survolant les débats (7/12 au total). C’est encore le capitaine de Tremblay et de la sélection sénégalaise qui va permettre à son équipe de rester au contact d’une bien surprenante équipe marocaine (18-18 à la 40ème). Reprise depuis début novembre par le Pontellois Philippe Carrara, la sélection marocaine n’a eu que très peu de temps pour se préparer, des joueurs ne ralliant Rabat que quelques jours avant l’ouverture de la CAN. Non seulement le Maroc va résister mais le Maroc va prendre les commandes (20-18 à la 43ème) pour ne plus jamais lâcher le bout de gras.  L’Ivryen Idir (notre photo) dans un rôle d’exécuteur testamentaire à 7 mètres, un très efficace duo Belliman-Issimor inconnu au bataillon jusque-là et surtout un exceptionnel Yassine Idrissi (14 arrêts à 46% pour le Nîmois) vont faire ployer l’adversaire. La rencontre va se terminer en apothéose pour le Maroc malgré un retour tonitruant des protégés de l’Azuréen Franck Bulleux (26-27 à la 58ème et 26-31 au buzzer). Explosion de joie dans le camp marocain, sur le parquet et dans les tribunes, Seufyann Sayad par exemple, étant totalement happé par une foule en délire. « Il y a un véritable engouement martèle l’arrière nantais. Là, il y a la famille mais aussi des supporters et même si je n’ai pas joué, sur le banc, j’étais comme un fou à encourager mes partenaires. » L’intéressé qui ne l’oublions pas a porté 17 fois le maillot bleu-blanc-rouge au début des années 2000, est dans son élément, totalement métamorphosé par l’ambiance. « Pour résumer la situation, je suis né en France avec une culture marocaine et je veux rendre à ce pays ce qu’il m’a donné. Moi, j’aimerai que grâce à notre présence, le hand connaisse ici, une véritable évolution. Je suis tout aussi fier d’avoir porté le maillot de l’équipe de France et d’avoir depuis mercredi, deux sélections avec le Maroc. » Hier, Seufyann Sayad a été le dernier à passer sous la douche. Ses supporters étaient bien plus important. 


Dommage que ces mêmes supporters si chaleureux, si enjoués ne soient pas restés pour le dernier match de la journée… le dernier match ou plutôt le cavalier seul de la Tunisie face au Congo. Le score est sans appel : 32 à 15. Grâce à un festival de Wissem Hmam, totalement en confiance en attaque, les protégés d’Alain Portes menaient 7/0 après 10 minutes de jeu. Les Congolais de Brazzaville vont inscrire leur 1er but, une minute plus tard, leur 2ème, 20 minutes après, bref, à la mi-temps, l’écart était déjà conséquent (17-5). Il ne fera que grossir en seconde période (28-11 à la 50ème), les cadres de l’équipe (Hmam, Tej, Megannem, Bousnina, Touati,Maggaiez) ayant depuis belle lurette enfilé leur survêt et laissé la place à la jeune garde du hand tunisien. Le niveau d’exigence va devoir augmenter pour les tenants de la CAN. Ce vendredi, c’est le Sénégal qui est au menu. Les partenaires du « parisien » Ibrahima Diaw ont perdu leurs deux premières rencontres et sont déjà le dos au mur. Le Maroc de Philippe Carrara retrouvera en fin de journée la République Démocratique du Congo de Denis Tristant. 

Dans l’autre poule, aucun nuage pour l’Egypte, l’Angola et l’Algérie qui enchaînent les succès.  Il faudra faire les comptes avant la première journée de repos programmée ce samedi. 

Enfin, du côté des féminines, la Côte d'Ivoire s'est laissée distancer par l'ogre angolais qui ne s'est imposé que de deux buts. La Tunisie et les deux Congo sont bien placés pour l'emballage final. 

Retrouvez tous les résultats et les classements de la CAN sur la page d'accueil de www.handzone.net (en haut à gauche)
© Yves Michel
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