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Etoile en sursis...
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20 Janvier 2012 | International > Euro

Mangés par des Hongrois sans complexes (26-23), les Bleus sont certes qualifiés pour le tour principal. Mais ils le commenceront avec zéro point : ils devront gagner leurs trois matchs et espérer un petit miracle pour se hisser en demi-finales.

La France n'est plus souveraine. Son étoile de championne d'Europe décrochée en 2010 en Autriche ne tient plus qu'à un fil improbable. Incapables d'accélérer en seconde période et de se dépêtrer d'une défense hongroise multiforme, les Bleus se sont en plus heurtés à un Fazekas faramineux (21 arrêts à 48 % de réussite). Et voient passer les Hongrois au tour principal avec trois points, quand eux n'en auront aucun.

Il fallait un départ canon, histoire de ne pas souffler sur la braise du Spens Sport Center déjà attisée par 5 000 supporters magyars en terrain conquis. On l'a eu. Avec aux commandes Bertrand Gille et Luc Abalo, auteurs de trois buts en trois minutes. Mais entretenue toute l'après-midi par le peuple en rouge et vert, la braise a fini par se réveiller. Et les Hongrois dépassés ont raccroché au contact en une dizaine de minutes, allumant l'enfer qu'ils avaient promis aux Français.

Tisonnier en chef, Nandor Fazekas, le gardien de Veszprem, que les arrières français se sont consciencieusement appliqués à faire briller. Avec en premier lieu un Karabatic en échec comme rarement : 2/9 sur la première période et 3/15 sur l'ensemble du match, une ligne de stats que le Montpelliérain n'a pas franchement l'habitude de signer. Joueur "diesel" comme l'a qualifié hier Claude Onesta, il faut espérer que le tour principal, même avec un enjeu minuscule, sera pour lui le véritable départ d'un Euro dans lequel il n'est pas encore rentré.

Malgré les deux buts d'avance enregistrés à la pause, et même trois après un plomb de Narcisse (16-13, 37e), les Français n'ont pas su tuer le match. "Et quand on ne sait pas tuer un match, soupire Claude Onesta, quand on ne marque pas sur des occasions franches, on s'expose à un retour. D'autant qu'on sentait les Hongrois tout proches de lâcher. Ils commençaient à piocher dans leurs réserves". Mais de contre-attaques payantes en parades de Fazekas, les Magyars sont revenus. "On les remet nous-mêmes dans le match", se désole Nikola Karabatic. Et flairant l'exploit autant que leurs 5 000 supporters, ils ont appuyé un peu plus fort sur le collectif français. Jusqu'à le faire plier.

Dimanche commence le tour principal. Opposés à la Slovénie, la Croatie et l'Islande, les Bleus devront gagner tous leurs matchs. Et prier en même temps pour que des surprises viennent leur dégager la voie. Des miracles dans lesquels le coach français place une foi limitée : "La priorité, c'est de ne pas se disloquer, de mobiliser tout le monde, résume Claude Onesta. Il va falloir se servir de ces matchs qui arrivent, et se réparer la tête".

La France n'est plus souveraine mais elle a encore une classe qui n'appartient qu'à elle. Celle de son capitaine Jérôme Fernandez, droit et digne devant les embrassades hongroises, attendant la fin de la liesse avec ses hommes à ses côtés pour féliciter, un par un, ses vainqueurs. Avant d'emmener son armée en berne saluer la centaine de fans tricolores.

A Novi Sad, Spens Hall
Le vendredi 20 janvier 2012 à 20h15
France - Hongrie : 23 - 26 (Mi-temps : 14-12)
6 000 Spectateurs
Arbitres :
MM NIKOLIC N. et STOJKOVIC D. (Serbie)

Dernière Journée | Journée 3
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreDateStats
EspagneRussie302720/01>>
FranceHongrie232620/01>>
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Espagne5320183771
2Hongrie4310281781
3France231207779-1
4Russie130218289-2
© Olivier Stephan
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