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CAN 2012: le savoir-faire français mis en valeur
CAN 2012: le savoir-faire français mis en valeur
24 Janvier 2012 | International > CAN
La Coupe d’Afrique des Nations 2012 est terminée et jamais une compétition étrangère n’avait attiré autant de cadres techniques français dans le staff des différentes sélections. Mais l’équilibre est fragile. Seul l’avenir d’Alain Portes qui a gagné la compétition et qualifié la Tunisie pour les prochains Jeux Olympiques, parait assuré, même si le Français ne s'interdit pas un retour au pays, à la fin de l'été. 

« En 2010, en Egypte, j’étais le seul Français à la tête d’une équipe. Là j’ai croisé des compatriotes sur les bancs adverses sans parler des adjoints, je pense que c’est une reconnaissance du handball français. ». A la tête de la sélection tunisienne depuis juin 2009, Alain Portes a en effet ouvert la voie chez les garçons, à une ribambelle de techniciens français. Chez les filles, Thierry Vincent, aujourd'hui entraîneur de Toulon, avait déjà sauté le pas dès 2007 avec la sélection de Côte d’Ivoire, tout comme Paul Landuré, sept ans plus tôt avec le Congo. Sur cette 20ème Coupe d’Afrique des Nations, ils n’étaient pas moins de sept français à avoir intégré le staff de plusieurs équipes : Alain Portes donc avec la Tunisie, Philippe Carrara à la tête du Maroc, Franck Bulleux avec le Sénégal, Denis Tristant avec la République Démocratique du Congo et Ulrich Chaduteaud avec le Gabon, Frédéric Balssa et Jérôme Vivot, se rajoutant à la liste comme entraîneurs des gardiennes respectivement de Côte d’Ivoire et du Sénégal. Le Français s’exporte bien à l’étranger et enregistre par la même occasion, des résultats. 


L’exemple de Philippe Carrara (notre photo ci-dessus) est significatif. Le Maroc parti de presque rien avec des joueurs réunis au dernier moment, des moyens dérisoires et des obstacles quotidiens, a réussi l’exploit de se qualifier pour le carré final, échouant à une marche du podium face à une équipe égyptienne qui elle, est parfaitement rôdée à ce type de rendez-vous. Quel sera désormais l’avenir du technicien français ? Dans un pays où tout est à (re) construire en matière de handball et où la volonté de la fédération n’est toujours pas clairement définie, Philippe Carrara lui-même, n'en sait rien. De quelle nature est le projet marocain, y'a-t-il d'ailleurs une volonté de prolonger au-delà de l'organisation de la CAN ? Rien n'est moins sûr.


Pour Alain Portes, la situation est complexe. Les Tunisiens comptent bien conserver le Nîmois à la tête de l’équipe nationale et pourquoi pas, lui confier une mission plus étendue au sein de la fédération. « Il est évident que s’il veut rester au-delà des Jeux, nous confiait Riadh Azaiez, le directeur technique national, Alain Portes est le bienvenu. La Tunisie lui a permis de s'exprimer à ce niveau et d’avoir des résultats. Il a apporté son savoir-faire mais nous pouvons encore faire plus. »  L’intéressé est conscient qu’il a bénéficié de parfaites conditions pour se forger un tel palmarès. Il a disposé d’une génération dorée et d'un groupe que certains comme Anouar Ayed, Issam Tej, Heykel Megannem ou Wissem Hmam devraient quitter après les Jeux de Londres. Le sélectionneur de la Tunisie a su surtout faire confiance aux jeunes talents, médaillés de bronze au dernier mondial juniors et qui n’ont rien à envier à leurs aînés. « Je suis très heureux que l’amalgame ait pu parfaitement se faire.  Sur la finale, ce sont les anciens qui ont tenu les jeunes et comme ce sont les jeunes qui avaient amené les vieux en finale, c’est un juste retour des choses. La réussite elle est aussi là. » D’ores et déjà qualifié pour le Mondial 2013 en Espagne mais surtout pour les Jeux, l'été prochain, l’ancien bronzé de Barcelone retrouvera les anneaux olympiques, 20 ans après. 


A l'époque, avec un certain Denis Tristant (notre photo) qu'il a retrouvé sur cette Coupe d'Afrique des nations, il avait vécu une expérience inoubliable. « C’est magique les Jeux. 1992, je m’en souviens comme si c’était hier. Là, je vais les faire différemment avec un autre pays, dans un autre rôle mais bon, il y aura toujours de belles choses à voir. Quelque part, si je me suis expatrié, c'était pour aller là-bas en fait. C’était ça ma mission. Quand je suis parti de Nîmes, je ne cherchais pas la reconnaissance mais plutôt d’autres émotions, et je dois dire que je suis servi ! » Le retour sur le sol français n’est donc pas pour le moment, à l’ordre du jour. « Moi, je ne suis pas carriériste, j’ai pris goût au travail d’entraîneur d’une équipe nationale, les Tunisiens me disent que je suis presque tunisien mais au fond de moi, je suis français quand même et si un jour une perspective similaire se libère, cela m’intéresse aussi. » En attendant, Alain Portes va plancher sur toute la préparation olympique de son équipe (avec déjà, en avril un tournoi à Londres). Son groupe ne devrait pas évoluer plus que ça. Entre temps, certains jeunes talents auront été approchés par des clubs étrangers, notamment français. Le demi-centre Kamel Alouini (ex Istres) par exemple, ne nous a pas caché qu'il comptait revenir en France et que pendant la CAN, il avait eu une discussion très constructive avec l'entraîneur de Tremblay, Stéphane Imbratta, présent lui-aussi à Rabat. Oussama Boughamni, l'ailier gauche et Amine Banour, l'arrière droit sont aussi sur les tablettes de quelques clubs. Décidément, le filon tunisien est loin d'être épuisé. 


© Yves Michel
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